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C'est le grand jour : nous partons au Canada.

Lever difficile à 05h15. Ça fait quelques nuits qu'on dort mal.

La famille d'Hervé nous emmène à la gare de Dijon.

Un dernier "au revoir" sur le quai et nous voilà partis en TGV pour l'aéroport Roissy Charles de Gaulle.

Le temps est maussade avec quelques éclaircies, ce qui ne change pas du châtillonnais ces derniers temps.

En passant par Montbard, on lui dit "au revoir".

La Puce, grande connaisseuse des aéroports, nous a donné de précieux conseils pour nous rendre au Terminal 1. C'est qu'il est grand l'aéroport !

Il y a une longue file d'attente au comptoir de la Lufthansa. On avance tout de même assez vite et on obtient nos "sésames" : nos billets d'embarquement pour les deux vols d'avions . Pas de surcharge pour les bagages en soute. Ils font 18 et 16kg. J'avais une petite crainte pour nos bagages à mains, mais les gens autour de nous en ont des bien plus gros et lourds.

On prend le "tube" (un escalator) pour se rendre à la bonne porte d'embarquement. C'est l'embouteillage à l'entrée et le chacun pour soi pour faire flasher son billet avant de l'empreinter.

On passe maintenant par la douane. Encore merci Puce pour tes précieux conseils ! On déballe tous ce que l'on a dans nos sacs à dos, on vide nos poches et on enlève nos chaussures et bijoux. Aucun soucis, on accède à la porte d'embarquement.

Petit snack. Il est 11h. Le petit-déj est loin. 5,40€ le petit sandwich et 5€ la bouteille d'1L d'Evian, c'est du vol !

Un peu de Nenet avant d'embarquer. Impossible d'ouvrir nos boîtes mails.

Le vol vers Francfort se passe tout en douceur dans un A321 . On est un peu serrés en classe Eco. Le temps est toujours à la pluie.

Ambiance beaucoup plus glacée dans l'aéroport. Les murs sont ternes, les indications éparses. On demande notre chemin. Un sourire et les gens sont un peu plus sympathiques. Ça sent les frites et les saucisses. On attend, fatigués, que le numéro de la porte d'embarquement s'affiche.

 
 

Le passage de la douane se fait simplement par le scan de nos passeports.

En passant devant un bureau de change, on décide de changer 200€, histoire de ne pas s'embêter à le faire arrivés au Canada. C'est une arnaque ! Le taux est à 1.24 alors qu'il tourne à 1.40, et ils nous prennent 7€ de commission ! Les voleurs !

On arive rapidement dans le halle d'embarquement. L'enregistrement au comptoir de Condor me déplaît . Lorsqu'on dit au gars qu'on va voyager en Amérique du nord, il nous fait tout un laïus comme quoi il faut absolument qu'on demande l'ESTA, une autorisation de séjourner aux USA, même si on arrive par voie terrestre. Il nous le martèle 5 ou 6 fois dans un anglais à couper au couteau. Le problème, c'est qu'on entend tout et son contraire à ce sujet et que des voyageurs ont eu différents retours en fonction des passages aux frontières.

Nous prenons la décision de voir ce qui arrivera à l'entrée des Etats-Unis, mais il m'a bien contrarié ce gars-là...

On embarque rapidement dans l'avion, un Boeing 767 et je retrouve le sourire . Je me félicite d'avoir réservé des places en classe Premium car elle sont beaucoup plus spacieuses que les économiques. Avec 7h20 de vol, c'est appréciable.

On n'a personne devant nous, du coup on s'étale comme on veut.

On a un petit écran TV, un oreiller, une couverture et une petite trousse avec toute une panoplie de trucs pour dormir. Sortis de notre campagne, on découvre ça avec émerveillement mais aussi une petite pointe d'irritation devant tant de gaspillage.

Avis aux lecteurs : Nous n'aimons pas l'hyperconsammation de notre société. Si nous partons voyager, c'est afin de profiter de la beauté de la Nature, avant qu'elle ne soit davantage ravagée. Nous fuyons les villes et n'aimons pas le nombrilisme de l'Homme qui se glausse de toutes ses magnifiques créations qui ravagent la planète. Ça nous emmerde de prendre un avion alors qu'il y a quelques années encore, nous aurions pu voguer avec notre camion sur le cargo et diminuer notre empreinte carbone. Mais nous sommes aussi réalistes. Nous faisons partie de ce monde et devons faire avec. Oui pour certains compromis mais pas trop quand même.

Et ça ne nous empêche pas de nous émmerveiller, quand on attend les 10000m d'altitude, devant la beauté d'une mer de nuages...

Je passe une bonne partie du vol à rattrapper mon retard dans les articles du blog. Babé observe le paysage (il est côté hublot ) entre deux siestes. On regarde régulièrement la progression de l'avion sur l'écran télé.

On nous sert à manger et à boire régulièrement. De la nourriture industrielle peu goûteuse.

Au nord du Canada, une trouée dans la mer de nuages nous laisse admirer une mer d'icebergs. On en voit certains à l'oeil nu ! Ils doivent être énormes vue notre hauteur !!

 
 

L'arrivée sur Halifax s'éternise. On a 45 minutes de retard et on tourne en rond.

Enfin, l'avion se pose dans... la bouillasse.

Il n'y a pas d'autre mot. Un brouillard épais et humide nous laisse entrevoir un tout petit aéroport entouré de verdure. Hervé a l'impression d'être à Ajaccio, le beau temps et la mer en moins.

On est crevés, mais il faut encore passer l'immigration. Dans l'avion, on a encore rempli un papier nous demandant notre durée de séjour et aussi si on avait été dans une ferme ou on projetait d'aller dans une ferme au canada, si on avait des armes, etc. HMPFFFF !!!

J'appréhende un peu ce passage car on n'a pas de billet retour. Mais on tombe sur une douanière super sympa qui s'enthousiasme tout de suite lorsqu'on lui parle de nos projets de voyage. Ça fait chaud au cœur de voir une personne aussi avenante, avec un bel accent canadien, lorsqu'on est exténués par 16 heures de voyage et le moral un peu dans les chaussettes quand on voit le temps pourri dehors.

Bienvenus au Canada !

Après un moment, on récupère nos bagages (un soucis en moins) et on passe le dernier contrôle sans être contrôlés.

Ça fait tout bizarre. Ça y est ! On est sur le sol canadien !

On passe nos sacs sur nos épaules, ils sont bien lourds !, et on se renseigne aussitôt vers le centre d'information. Mon anglais est vacillant. Ça fait bizarre de parler à nouveau cette langue.

Après avoir fait de la monnaie pour le bus (il faut 7 dollars tout pile), on l'attend dehors dans une tiédeur moite.

On est dans un état second. Il est 19h15 heure locale, 00h15 heure française. On n'a qu'une envie : dormir.

 
 

Le bus arrive et on monte pour une heure de trajet un peu brusque.

 
 

On arrive downtown Halifax et on s'arme de courage pour porter nos sacs de plus en plus lourds jusqu'à l'hôtel dans des rues quasi désertes.

L'hôtel m'avait transmis les codes d'entrée. La chambre est ouverte. On s'écroule.

Il est presque 2h du matin.

Une douche et dodo.

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Le décalage horaire encore dans les pattes, on se lève à 5h15 du matin (10h15 heure française) avec un magnifique ciel bleu.

Nous sommes donc à Halifax, en Nouvelle Ecosse, Canada, dans un petit hôtel, le Novel Stay, que j'ai choisi pour sa cuisine commune et son prix "raisonnable" de $80 CAD par nuit. En plus, il est en plein centre ville, juste à côté de tout (transitaire, parcs, supermarché...)

 
 

Premier objectif : le petit déj. Heureusement, on est en Amérique du nord et après une rapide recherche Internet, on trouve un drugstore ouvert 24/24h à 500m de chez nous. Achat de café soluble, pain (le fameux pain blanc en tranches extra moelleux !), confiture et fontaine d'eau.

Ensuite, on passe deux jours à explorer la ville chacun à notre manière : ses parcs pour Babé et ses supermarchés pour moi.

Babé fait 12 coches (pour les non-initiés à notre vocabulaire, une "coche" c'est quand Hervé voit un nouvel oiseau ) et identifie un premier mammifère, un écureuil.

Je parcoure les différents supermarchés alentours et contaste qu'ici les denrées sont très chères : le double du prix voire plus qu'en France. $7 le kg de pomme, $2 une salade grosse comme le poing, $50 le kg de fromage qui ressemble à du Babibel. On va changer de régime alimentaire et revenir aux pattes et au riz au beurre. . Et je ne parle pas du prix de la farine et du sucre... Idem pour les restaurants dont la bouffe n'est pas du tout appétissante.

Bon, après recherche sur Nenet, les prix semblent nettement plus raisonables chez Walmart, qui se trouve en banlieue. On va juste attendre de récupérer le camion pour faire nos grosses courses là-bas.

Les rues s'emplissent d'odeurs sucrées et grillades à partir de 10h. Les gens courent, mangent en marchant ou transportent une grosse cup de jus/café/milkshake ou autre qu'ils sirotent, toujours en marchant. Bien sûr, ils sont aussi collés à leurs smartphones qu'en Europe !

C'est aussi à qui montre sa grosse voiture. Les gens sont sympas. Il y a de la misère, comme partout ailleurs.

On change des euros à la banque de Montréal, $2 de commission et un taux à 1.37, c'est beaucoup mieux !

Lundi, on passe chez le transitaire. Avec le 04 juillet aux Etats-Unis (le cargo est américain), la paparasse prend plus de temps. La dame nous donne tout de même rendez-vous mardi après-midi pour tout régler. Normalement, on devrait récupérer TiNéfant mercredi matin.

On commence à prendre nos habitudes quotidiennes de voyage, à savoir taper notre journal, télécharger et traiter les photos, faire les mises à jours du blog, tenir nos comptes et bien sûr, observer tout ce qui nous entoure.

 
 
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Hier mardi, nous nous sommes rendu chez le transitaire pour récupérer les papiers de sortie du port. 5 minutes après, et allégés de $ 150 CAD, nous pénétrons quelques blocks plus loin dans le building des customs et de l'agriculture. Derrière une vitre, un agent des douanes armé et portant un gilet par balles pas risou risette du tout a étudié nos papiers, nous a posé les questions usuelles (vous transportés de la drogue, des armes... ? Vous allez où ?), puis a tamponé et signé les papiers pour nous les rendre en 5 minutes chrono.

Waouh ! C'était du rapide.

Du coup on en a profité d'être dans le centre ville pour encore changer des euros à la Scotia Banque (pas à la Banque de Montréal comme je l'ai mal écrit hier, qui elle ne prend que 400€ maximum) car elle change pour un montant maximum de 1000 dollars canadiens.

Ensuite, direction le port afin de trouver quelques infos sur comment se rendre au terminal portuaire, pour finir par la citadelle où nous achetons nos pass pour les parcs nationaux canadiens. $ 135.40 CAD pour deux. A $ 15 par personne l'entrée , ils vont vite être ammortis. En plus, ils sont valables 2ans au lieu d'un car le Canada fête ses 150 ans.

Aujourd'hui, mercredi 06 juillet, nous nous rendons au terminal port avec le bus n°9. Hervé avait envisagé d'y aller à pieds mais, heureusement, il fait mauvais temps et j'échappe à plus d'une heure de marche avec les duffels sur le dos.

On marche un peu, on attend au mauvais endroit, puis un gars du port nous dirige vers le bon bureau. Là, on nous donne des badges et gilets et on va dans un autre bureau.

En passant, on voit TiNéfant sur le parking ! . Il a l'air nickel.

Et là, on attend. Je tape la causette avec un allemand sympathique qui vient chercher son 4x4. Et on attend.

Babé commence à craindre qu'on ne puisse pas rentrer à temps à l'hôtel.

Une demi-heure.

Trois quart d'heure...

Heureusement qu'on a fait la paperasse hier !

Il n'y a que 4 personnes devant nous, mais ça prend une plombe à chaque fois. Et la file grossit derrière nous.

Arrivés devant le contrôleur, on comprend pourquoi : il remplit tout à la main. Même pas un ordi. Juste un téléphone pour appeler à l'aide.

Une dame finit par nous escorter jusqu'à TiNéfant. On en fait le tour, tout est bien. Il y a des scellés sur toutes les portes et fenêtres. Elle-aussi fait son inspection, puis elle signe deux papiers qu'elle nous tend.

Et c'est tout.

On lui demande tout de même par où il faut sortir et nous voilà dehors, après avoir donné l'un des papiers et rendus nos bagdes au gars à l'entrée.

C'est dingue ! On est dans TiNéfant

On prend quelques instants pour reprendre nos esprits, le coeur léger, puis on inspecte les placards et la soute. Rien n'a été touché.

Je règle le GPS (oui, on en a un grâce aux Toto. J'y ai téléchargé des cartes que l'on trouve gratuitement sur Nenet) ainsi que l'application maps.me sur le téléphone (sans carte sim) de Babé, et nous voici à faire nos premiers tours de roues au Canada.

Merci au passage aux Géonautes, qui nous ont parlé de maps.me, super pratique et avec un très beau graphisme.

On s'est un peu modernisés et tant mieux, car c'aurait été chaud patate de circuler dans Halifax avec toutes ses routes à sens unique et l'absence flagrante de panneaux d'indication.

Nous récupérons donc sans soucis nos bagages à l'hôtel, puis nous rendons chez Walmart, dans une grosse zone commerciale à la sortie de la ville, où nous achetons du gaz, faisons nos courses (c'est beaucoup moins cher !) et passons la nuit.

On reprend nos marques

Avant de finir, deux petites remarques.

D'abord, Walmart est 1/3 à deux fois moins cher que ses concurrents. Bien sûr, il n'y a pas autant de choix mais ça nous convient très bien. Ils ont une "baguette" de 454g qui fait bien l'affaire pour $ 1.97 et ce qu'il faut en farine, sucre, pâtes et boîtes de conserve. Côté fruits et légumes, c'est toujours aussi médiocre, mais ça semble une généralité, à moins de payer très cher.

Ensuite, les canadiens. Eh bien, ils sont super sympas et serviables pour ce qu'on en a vu jusque là. Ils prennent le temps d'expliquer quand tu ne comprends pas. Ils sont aussi très curieux de ce que l'on fait dès qu'ils apprennent qu'on est français et qu'on va visiter leur pays. Ils vont spontanément donner un coin nature qu'ils aiment et qu'il faut "absolument" aller voir. Comme cet homme, qui s'est arrêté à côté de TiNéfant en voyant sa plaque française et qui nous a aussitôt indiqué des endroits "marvelous" et "amazing" à aller voir. En tout cas, il nous a donné envie et on pense déjà faire un petit détour par la côte nord...

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Bonjour

C'est bien beau de parler d'avion, de camion, d'hôtel, de terminal portuaire et de supermarché, mais on est tout de même venu ici pour disfruter la nature de ce côté-ci de l'atlantique.

Sur cette partie du blog, je ne vais faire que de petits résumés de ce que l'on voit. Je posterai plus tard des articles plus complets dans les Onglets Spots Obs, Mammifères, Oiseaux, Milieux.

Alors, c'est partie pour notre premier Spot Obs (= lieu d'observation) : Point Pleasant Park, à Halifax.

C'est une zone boisée, très touristique en bord de mer. Il vaut mieux y aller tôt le matin (avant 9h). Il y a pas mal de nouvelles espèces d'oiseaux à découvrir (plus d'une vingtaine) et un premier mammifère, un écureuil : l'American red Suirrel.

 
 
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Jeudi matin, nous quittons Halifax pour un nouveau Spot Obs: Kejimkujik Seaside, la partie du parc national de Kejimkujik en bord de mer.

Le temps maussade ne nous pousse pas à prendre la route côtière. Même si nous comptons passer le mois de juillet en Nouvelle Ecosse, il faut aussi faire des choix. On ne peut pas tout voir, sinon on y passerait plusieurs mois. Et il y a encore plein d'endroits à voir . Donc, on trace par la nationale 103.

Notre première impression lorsque nous sommes sortis de l'aéroport se confirme : la région n'est qu'une immense forêt parcourue de lacs et de rivières.

 
 

On se croirait en Filande, sauf que les peuplements ici sont beaucoup plus jeunes (quelques décennies à peine vue l'épaisseur des arbres). La forêt semble avoir été intensément exploitées. Elle l'est encore car on passe quelques coupes en bord de route et on croise des camions chargés de troncs d'arbres.

On voit des White Tailed Deer (cerfs de virginie ? nom à vérifier...), des biches, en bord de route. Très communs en Amérique du nord. Pas la place de s'arrêter, mais chouette obs .

Nous arrivons au parc, après deux heures de route finissant par une bonne piste. Une autre chose se confirme : il n'y a pas des masses d'indications. Oh well..., on y arrive quand même.

Le temps n'est vraiment pas de la partie et, d'après les prévisions, on va avoir de la grisaille et de la pluie jusqu'à lundi. Tant pis, on sort. Babé va sur le chemin de droite, vers la plage aux Piping Plover. Je prend la grande boucle à gauche qui passe dans la lande et longe ensuite la plage.

Cette portion du parc est située sur une pointe. Elle servait de pâturage à brebis jusque dans les années 80. Depuis, la végétation reprend peu à peu ses droits sur la tourbière.

C'est super agréable de se promener toute seule au milieu de rien. Les quelques courageux qui viennent jusqu'ici vont surtout de l'autre côté voir les phoques et les Piping Plovers. Je disfrute tranquillou malgré la pluie qui mouille de plus en plus.

Je croise Babé en chemin qui est tout sourire car il a coché une target species : le Piping Plover.

Je filme un petit groupe de phoques qui dorment sur un rocher à quelque distance de la plage. Ce n'est pas Ninfas, mais c'est super sympa de voir mes premiers phoques : des Harbor Seals (au nez rond) et des Gray Seals (plus foncés au nez pointu).

 
 

Retour trempés au camion. On se console avec notre premier cake poire/chocolat. Pas mauvais, mais peu être amélioré (changer la farine ? le yaourt ?).

On n'a pas vu l'ombre d'un garde et ce n'est pas marqué "no overnight parking", donc dodo sur place. Très tranquille.

 
 
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Le parc national de Kejimkujik ("Keji" pour les locaux) est à l'image de ce que la Nouvelle Ecosse nous offre jusque-là : de la forêt et de l'eau.

Grâce à nos pass, nous pouvons entrer et sortir autant de fois que nous voulons. Le camping à l'intérieur est payant ($ 35 CAD/jour minimum). On décide donc de passer toutes nos journées au parc (de 6h00 à 22h00) et de ressortir pour la nuit. Babé nous a déniché un spot dodo en bord de route juste à côté de l'entrée.

Les gardes ne s'installent dans leur guérite qu'à partir de 10h (C'est pas des lèves-tôt les canadiens) mais l'entrée est ouverte tout au long de la journée. Il est donc aisé de rentrer tôt et de sortir tard.

Durant cinq jours, Babé parcourt sans relâche (moi plus modérément ) tous les sentiers du parc, du moins ceux accessibles avec le camion (il y en a un de près de 60km qui fait une boucle mais il faut partir en autonomie). Bords de rivières, de lacs, forêts, ils donnent un bon apperçu des paysages de l'intérieur de la Nouvelle Ecosse.

C'est un réel plaisir que de les parcourir. Dommage que le temps ne soit pas super pour les photos, à part le dernier jour.

Nous sommes quasiment seuls et profitons d'autant plus des sons nouveaux de la nature qui nous entoure. Vent dans les feuilles des arbres, oiseaux qui chantent, pics qui tapent au loin, grenouilles qui croassent. On se régale aussi les yeux avec de nouveaux arbres (les Pruches, une sorte de conifère), des oiseaux, une White Tailed Deer qui mange sans bruit au bord de la piste, les écureuils et le tout nouveau Eastern Chipmunk (sorte de petit écureuil rayé qui vit dans des terriers).

 
 
Pruche vieille de 400 ans (ce qui semble être un record par ici !)
 
Les quelques animaux du parc que l'on a pu prendre en photo, compte-tenu du manque de luminosité.
 
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Sur les conseils de Ron (le gars rencontré sur le parling de Walmart), nous avons passé deux jours sur les îles de Long et Brier. Et bien nous a pris !

Après l'horizon fermé des forêts internes de la Nouvelle-Ecosse, nos regards s'étendent et se perdent sur les eaux des baies de Fundy et de Sainte Marie. On prend un grand bol d'air iodé et ça fait du bien.

Bon, on a cru qu'on n'allait rien voir tellement le brouillard peut être dense le matin et le soir. Mais le soleil a fait de belles percées aux bons moments.

Nous commençons à explorer quelques baies de Digby Neck, la grande presqu'île qui descend de Digdy jusqu'aux îles.

 
 

Pas très intéressantes, nous prenons rapidement le ferry à East Ferry pour rejoindre la première île : Long Island.

Le phare sur le port est sympa. Toute la côte est constituée de falaises rouges et/ou noires tombant dans la mer. Les seules accès sont de petites routes sinueuses traversant la forêt jusqu'aux Coves ou aux phares.

 
 

Petite remarque : il y a des maisons le long de chaque routes et chemins. On ne pensait pas qu'il y aurait autant de monde. Nous qui pensions trouver facilement des endroits isolés pour se poser, c'est un peu rapé ! Toutes les pistes partent vers des maisons ou des exploitations forestières. On se rabat donc sur les parkings des sites à visiter ou des phares.

On continue jusqu'à Balancing Rock. Chouette balade à travers une tourbière boisée qui arrive sur la falaise. 250 marches à descendre (et à remonter !) jusqu'au point de vue sur le Balancing Rock, un rocher de basalte en équilibre au bord de la mer.

 
Le Balancing Rock (écoulement basaltique du Trias tardif)
 

A Central Grove (un parc provincial/aire de pique-nique ouvert la journée), Babé fait deux coches dans la forêt. Enfin, on fait une balade matinale sur le Fundy View Trail à l'entrée de Freeport. Jolie lande qui descend doucement jusqu'au bord de mer. On spote la baie à la recherche d'une baleine. Rien. C'est marée descendante et elle semble plutôt évoluer au large. Très au large...

 
 

Nouveau ferry pour se rendre sur Brier Island. On a payé $ 7 sur le premier. C'est le tarif unique pour les deux traversées aller et retour. Pas cher.

Direction le phare de North Point. On nous a parlé de phoques dans la baie. Petite balade sur le sentier côtier. Le brouillard se dissipe et le soleil nous accompagne. On trouve les phoques un peu plus loin sur un rocher . Ils sont une quinzaine. Certains sont dans l'eau. Ils sont encore un peu loin mais plus faciles à filmer qu'à Seaside, avec le soleil en prime. Ce sont des Gray Seals. TROP COOL

On passe un chouette moment en leur compagnie.

 
 
 

L'après-midi, on disfrute Lighthouse Cove dont les falaises sont mises à nue par la marée basse. Beaucoup de vent, de soleil et une belle tourbière avant d'arriver au phare. Encore un moment sympa, seuls avec les goélands.

 
 

Autre remarque : ils ont dû mettre un paquet de gravats pour faire les pistes et les routes car la région n'est qu'une immense tourbière.

Petite déception : malgré toute cette eau et des km de plage, il faut chercher un bon moment avant de trouver un limi (= un limocole = oiseau qui se nourrit sur les plages et les marais). Oh well...

Cette escapade sur les îles nous a bien plu.

Retour à Digby dans le brouillard. Plein de TiNéfant, qui a bien soif après tous ces km, et achat de muffins pour le plaisir du ventre avant d'aller faire une escapade en Acadie.

 
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On n'avait pas du tout prévu de faire la côte nord. Et jusqu'ici, les conseils de Ron sont de bons spots. Alors, on fait une petite escapade 90km au sud, au Parc Provincial de Mavillette.

Bon, le hic, c'est que c'est de la purée de pois ce matin (encore !). On n'y voit pas à 20 m.

On arrive tout de même à percevoir les drapeaux français avec une petite étoile le long de la route et accrochés aux maisons, symbole de l'Acadie. On entre dans une petite enclave fière de ses origines françaises dans une région par ailleurs fortement anglophone.

Arrivés sur zone, on distingue un marais avec une dune et une plage. Le coin semble prometteur mais on n'y voit toujours rien.

Après le déjeuner, le brouillard se lève enfin et les voitures arrivent sur notre parking jusque-là désert.

Babé sort spoter. Il est souvent interpelé par les gens (surtout âgés) qui lui demandent d'où il vient. "Oh, la France !" et ils se mettent à parler français avec un fort accent difficile à comprendre. C'est très touchant de les entendre expliquer d'où viennent les acadiens et ce qu'ils ont fait.

Le soleil est resplendissant et c'est maintenant le défilé pour aller à la plage.

Le spot est joli : grande plage de sable avec une petite dune et une zone humide derrière. Mais, côté piafs, c'est un peu la misère. Quelques limis et un busard. D'après les panneaux, c'est un site de passage lors des migrations de printemps et d'automne. Le reste de l'année, il y a plus d'oiseaux en plastique sur les pelouses des maisons que dans le marais.

 
 

On spote deux petits parcs provinciaux en remontant. Pas grand-chose. Dodo sur le parking du Walmart de Digby pour profiter de son Nenet.

Au Canada comme aux Etats-Unis, les gens "cruise" avec leurs voitures. Ils font le tour du pâté de maison... Et le parking du Walmart est un stop obligé. Alors, c'est vas-y que je te roule des mécaniques, que je fais ronfler le moteur et crisser les pneus.

Vraiment pas notre truc...

Ils se la pètent "Fast and Furious", mais... Bref. Pas intéressants, bruyants. Heureusement, ça ne dure que jusqu'à 22h30.

 
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Bonjour

Autres spots recommandés par Ron : le fond de la baie de Fundy avec Burncoat, l'embouchure de la rivière Shubenacadie et Five Islands Park.

Nous nous dirigeons donc de bon matin vers le premier spot. Trois heures de route à partir de Digby pour rejoindre Burncoat.

Le brouillard se lève assez vite. Les kilomètres défilent et nous sommes étonnés de voir disparaître la forêt. A la place : des champs. Au début très éparses, ils se généralisent. Bon, ne nous enflammons pas, ce n'est pas la Bauce. Les parcelles sont de bonnes tailles en bord de route, mais la forêt n'est jamais trop loin.

On voit aussi fleurir les gros yeux jaunes à l'entrée des villages. "Neighbours watch" ils appellent ça ici. Ah, on se sent en sécurité ! (Babé m'a dit de mettre un panneau car les gens ne comprennent pas souvent quand j'en fais : de l'humour ) Hmmpff...

Bref, passé Windsor, nous prenons la "scenic road" qui longe la côte. Eh bien..., elle est "scenic" : des champs, des vaches !, des maisons le long de la route, mais pas un accès à la mer. Parfois, on la voit au bout du champ. On imagine une falaise. Mais c'est tout.

 
 

Arrivés à Burncoat Head Park, on a enfin accès à la mer. Et c'est une jolie plage en bord de falaise rouge qui nous accueille. Il y a une petite île juste en face sur laquelle on peut aller à marée basse.

Le panneau indique que la baie est le lieu des plus "extrêmes marées de la terre", jusqu'à 16,3m. On veut bien les croire... C'est vrai que l'eau descend très bas et remonte aussi haut à grande vitesse.

 
 

Pour l'heure, la marée basse n'est que cet après-midi, alors on va déjeuner un peu plus loin, dans l'Anthony Provincial Park, un petit parc ouvert de jour avec aire de pique-nique, point d'eau et WC (comme beaucoup de parc provinciaux) qui s'avère avoir une jolie petite forêt en bord de plage. Babé est tout content. Il spote son premier Bald Eagle et encore deux nouveaux oiseaux.

On reprend ensuite la route jusqu'au centre d'information de Tidal Bore sur la rivière Shubenacadie. Il paraît en effet que l'on peut voir un mascaret sur la rivière. La prochaine marée haute n'est quà 9h demain. Babé spote la petite zone humide aux abords du centre et fait deux nouvelles coches. Pas mal pour cette journée.

La chaleur est écrasante. 32°C et pas beaucoup d'air. La fatigue nous gagne mais on repart à Burncoat marcher sur la plage à marée basse. Et on ne le regrette pas car c'est vraiment sympa de marcher le long de ces falaises rouges.

 
 

J'en ressors avec les sandales couverte de glaise après quelques glissades plus ou moins contrôlées dans cette même glaise sur la plage. Babé est beaucoup moins crotté que moi. . L'expérience...

On part s'installer en bord de plage un peu avant Burncoat (le seul spot dodo que l'on ai trouvé ! car, comme je l'ai déjà dit, tous les accès à la mer ou ailleurs sont vérouillés par des propriétés privées ou encore des Campgrounds) mais des pêcheurs arrivent pour la marée haute de cette nuit. Certains de ne pas pouvoir bien dormir, on reprend la route pour se garer sur le parking du centre d'information.

Ça fait partie du voyage. Des fois, le spot dodo que l'on pensait idéal ne l'est pas tant que ça...

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Eh oui, les panneaux indiquent la couleur, ou plutôt la hauteur. Après les plus fortes marées du monde, la baie de Fundy, et plus particulièrement la rivière Shubenacadie, est le lieu du plus haut mascaret du monde. Il y a même des zodiacs (avec des touristes dessus) qui vont surfer sur les vagues !!!

Waouh ! L'excitation me gagne

On voyage pour voir la nature dans tous ses états et un mascaret, ça j'en ai jamais vu de mes propres yeux. On part donc à Maitland, sur l'embouchure de la rivière pour voir la première vague arriver. Ensuite, on aura le temps de revenir au pont, quelques km en amont, pour la revoir.

On s'assoie sur le ponton. On est en avance.

Les moucherons nous embêtent un peu. On attend.

La rivière est d'huile. On voit les zodiacs partirent en amont. Le temps est un peu couvert mais il y a une bonne lumière pour la photo.

Et on attend.

L'heure de la marée passe.

Rien.

Enfin... le cours de la rivière a bien changé de sens, ça se voit quand même en y regardant d'un peu plus près, mais... pas de vague.

Bon, on va au pont.

L'une des guides du centre d'accueil y est déjà avec une dizaine de touristes venus eux-aussi voir LA VAGUE.

Elle nous explique que, justement, elle arrive. On peut la voir au loin passer le banc de sable.

Je scrute, la caméra à la main. Pendant ce temps, elle nous raconte l'histoire du pont, de la rivière, de la région.

Les zodiacs arrivent. Ils font quelques ronds dans l'eau. Notre guide jète un oeil à la rivière, le deuxième pour être sure... Elle est très pro, même pas un sourcillement de panique en constatant que (PUT.... !) il n'y a pas de vague.

Oui-oui, je constate bien que la rivière a encore changé de sens, mais IL N'Y A PAS DE VAGUE !!!

A gauche, la rivière qui coule normalement de droite à gauche. A droite, la mer qui remonte dans la rivière de gauche à droite.

Là, je suis déçue.

Mon-Babé-Philosophe la prend cool, comme d'hab, mais moi je suis tout de même déçue.

Hmpf ! Oh well ! On ne peut pas tout voir, alors on reprend la route, direction la grosse ville du coin, Truro, pour trouver un endroit où faire le plein d'eau. Ceux qu'on a trouvés dans les parcs provinciaux n'avaient pas une eau de très bon goût bien que potable.

On se rend au premier centre d'information à l'entrée de la ville. Tiens ! C'est aussi un spot pour observer le mascaret qui remonte jusqu'ici. Mais bon, ce n'est plus la priorité. La jeune fille m'indique un endroit "on the right down the road" où elle fait elle-même le plein d'eau. On est un peu dubitatif, car on n'a rien vu en venant mais, en effet, il y a bien un point d'eau, un peu plus loin sur la route.

Enfin...comme point d'eau, c'est un tuyau qui déverse de l'eau en continu juste en bord de route et de champ.

Babé la goûte, elle est très bonne et fraîche. On remplit nos bidons d'eau à boire. Il commence à y avoir la queue. Tous les gens du coin viennent y remplir leurs fontaines de 20 et 10L.

Retour au centre d'information, car la vague est prévue pour 11h34.

On arrive pile au bon moment !

Elle est petite, certe, mais là on voit bien une vague remonter le cours de la rivière. TROP COOOOL !!!

Je filme et Babé prend les photos.

Alors, ça c'est cool !

 
 

Le sourire aux lèvres, on reprend la route. Courses, puis déjeuner au parc Victoria, un gros parc touristique avec une forêt en plein dans la ville. Beaucoup de bruit, de monde et de chaleur. Babé n'a même pas envie d'aller spoter. On reprend donc la route.

Je serais pour me poser au Walmart ou dans une station afin de passer l'aprem à taper et traiter les vidéos, mais Babé n'est pas chaud. Bien sûr "C'est quand on cherche un spot dodo qu'on n'en trouve pas". Pas un spot en bord de route allant jusqu'au Five Islands Provincial Park à 60km de là !!!

Il n'y a que des champs, des maisons avec vue sur la plage, des RVparks avec vue sur la plage et aussi de belles photos de plages en bord de route pour t'aguicher, mais pas un put... d'accès au bord de mer ! Ah si, il y a bien le parking de la lighthouse du coin, mais c'est "No Overnight Parking" !!!

Dépités (plus moi que Babé), on se résout à faire notre première nuit de camping dans le parc provincial. 20€/nuit pour un emplacement rustique, je trouve ça très cher ! Mais c'est le minimum dans le coin. Et puis, il y a quand même des douches dans les washrooms un peu plus loin.

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Pas grand-chose à dire de ce parc pour ma part car je n'ai pas du tout parcouru ses sentiers. Babé les a tous fait, like-as-usual . Il les trouve bien, belle forêt, a fait quelques belles obs (pas de nouvelles, le Bald Eagle s'observe facilement) et vu la White-Tailed Deer très présente.

On est allé voir ses falaises rouges à marée basse. Vraiment sympa

On a disfruté en se posant un peu après avoir pas mal bougé ces derniers jours. On restera même une nuit supplémentaire.

Pourquoi le nom de Five Islands ?

Parce qu'il y a en effet cinq îles, la plus grosse cachant les plus petites lorsqu'on les regarde du parc. Il faut faire quelques km de plus vers la lighthouse pour les voir dans leur totalité. Là, elle loge presque toute dans le cadre...

Belle lumière le dernier soir au coucher du soleil, juste avant le retour du brouillard.

Mais au fait, où est Babé (sur la photo) ?

 
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Petit saut de puce aujourd'hui. On avait prévu de se rendre à Three Sisters Park et nous voici posés sur le parking de Cap d'Or.

Il s'agit d'un cap, comme son nom l'indique. Jolie vu sur la baie. Pas d'interdiction de stationner, alors on s'est garés pour la nuit. Surtout, Babé ne voulait pas refaire les 6km de piste retour

C'est sympa de retrouver un spot sans devoir payer. D'ailleurs, on en a passé quatre ou cinq en venant ici. Comme quoi, il ne faut pas désespérer avec le Canada...

Côté paysage, c'était retour à la forêt avec quelques belles étendues de tourbières sur une route ressemblant aux montagnes russes. "Ça c'est le Canada que j'imaginais" s'est exclamé Babé.

Il y a encore quelques champs. Apparemment, ils cultivent les blueberries par ici.

Et la remarque du jour est : "Vous êtes français de France ?"

C'est la question qu'on nous pose souvent. De France ? Pourquoi préciser ? Eh bien pour nous différencier des français qui viennent de St Pierre et Miquelon ! Et qui sont plus nombreux à visiter le coin que des français de France. CQFD !

 
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Nous voici arrivés au Chignecto Provincial Park, connu pour sa formation rocheuse appelée les "Three Sisters".

On découvre qu'il s'agit aussi d'un parc avec de nombreux sentiers de randonnées dans la forêt. Babé s'élance à leur découverte.

On passe deux jours dans le coin, en bivouaquant à l'extérieur car il est interdit de stationner la nuit sur le parking.

Ce qu'il y a de bien avec ce parc, comme avec celui de 5 Islands, c'est qu'il y a de quoi randonner sur la plage et dans la forêt. On passe un très bon moment et on en apprend un peu plus sur l'histoire du coin, notamment avec le sentier des "Three Sisters" et ses panneaux explicatifs. On comprend pourquoi la forêt paraît si jeune quand on voit les troncs d'arbres qu'il y avait dans le port de Eatonville . La plage maintenant est nettement plus jolie .

Dans le parc :
 
 
Le sentier des "Three Sisters" :

Nous avons pris notre première piste poussiéreuse en allant aux Three Sisters. Notre pauvre TiNéfant a été repeint !

Cette piste passe par des tourbières, des rivières et en bord de mer. On a hésité à y bivouquer, mais c'était plus pratique de revenir vers l'entrée sud du parc. Vraiment sympa.

Côté animaux, Babé voulait voir le moose, qui est censé vivre dans le coin. Il reviendra bredouille de sa balade. Par contre, nous découvrons un petit lièvre du coin : le Snowshoe Hare / Lièvre d'Amérique. Sympa et pas stressé du tout. Très commun d'après les gens du parc. En hiver, sa fourure est plus longue et blanche.

A noter qu'on a disfruté un temps superbe du matin au soir avec un vent frais qui rafraîchissait bien l'air.

 
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Les bonnes choses ont une fin : après deux jours de beau temps avec vent frais, l'atmosphère devient très lourde. On avance à deux à l'heure.

Mais bon, aujourd'hui c'est courses, pleins de tout et Nenet, avec mise à jour du site. On revient donc sur Truro où l'on va même passer la nuit.

Beaucoup de vent chaud. Est-ce pour ça que la vague est plus puissante ? (on n'allait quand même pas manquer le plaisir d'en revoir une ! )

 
 
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Chaleur et moustiques. C'est ce que je retiens de Pomquet. Dommage, c'est une belle zone humide.

A noter que Pomquet est une petite enclave francophones où fleurissent à nouveau les drapeaux français marqués d'une étoile.

Le premier jour, ça allait encore un peu. Il n'y avait que la chaleur.

Babé s'est fait plaisir sur la plage, entouré de parents et poussins Piping Plover.

On a trouvé un chouette spot dodo en bout de piste.

Et puis, l'orage a éclaté. Plusieurs fois la foudre. Pluie diluvienne pendant plus d'une heure.

Et les moustiques sont arrivés...

Les moustiquaires aux fenêtres ne sont pas très efficaces. Ils trouvent toujours un endroit par où passer. On a passé la soirée à les chasser. Et le lendemain, l'air buzzait de partout. Grosses piqûres.

J'espère que vous appréciez les photos car elles ont été prises au péril de ma vie !

Ma peau s'est mise à gonfler sur chaque piqûre. J'en ai l'habitude, mais c'est toujours aussi douloureux. Heureusement, l'huile essentielle de lavande fait des merveilles. La douleur s'atténue presque aussitôt . Par contre, il faut attendre deux jours pour que la peau retrouve sa taille normale.

J'avais mis deux jours en Filande à coudre une moustiquaire avec un tissu à la maille assez serrée pour ne pas laisser entrer les Minges (petits moucherons noirs dont la piqûre fait très-très mal). Impossible de la retrouver avant de partir.

On essaie sans succès de tendre au-dessus du lit une moustiquaire pour "outdoor pipi-room" que l'on n'avait jamais utilisée. Elle est trop courte.

Du coup, nous nous rendons le lendemain à Hawkesbury et trouvons notre bonheur chez Canadian Tires pou $ 25. Trop cool ! . Montée en deux temps trois mouvements, avec quelques ajustements, les moustiques ont buzzé autour de nous sans nous atteindre. On a dormi comme des bébés.

 
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Hier, nous sommes arrivés dans la partie nord de la Nouvelle-Ecosse, deux grosses îles reliées par la route et appelées : Cap Breton.

Petit échantillon de ce que l'on voit sur la route en y allant :

Toujours beaucoup de forêt et de mer. Les noms français et anglais se cottoient. Aussi beaucoup de porc-épics morts au bord de la route, comme souvent depuis le début du voyage. On se demande si on en verra jamais de vivants .

Aujourd'hui, on prend la route côtière nord en direction du Parc National Cap Breton Highlands. Le brouillard se dissipe rapidement.

Le coin est fortement influencé par la culture celtique. Il y a la "Celtic Coastal Trail", une piste cyclable qui longe la côte et qui relie plusieurs petites zones naturelles où l'on peut marcher. Très Sympa. On s'arrête sur l'une d'elles, une dune végétalisée avec une belle plage sans moustiques. Chouette promenade ensoleillée en compagnie de Bel Homme.

Un viel homme se met à me parler. Il dit qu'il est à la recherche de morceaux de verres de bouteilles polis et rejetés par la mer. Les gens du coin en font ensuite des bijoux. J'en trouve plusieurs et les lui donne. Il me montre aussi des laisses noires sur la plage. C'est du charbon, toujours rejeté par la mer, car avant il y avait beaucoup de mines dans le coin. Pas si propre que ça la mer, ... tin-tin-tin, la mer c'est dégueulasse, les poissons baisent dedans !

On reprend la route pour s'arrêter un peu plus loin, dans le Parc Provincial Mabou. Nouveau spot sympa avec forêt et plage. On pense s'y installer mais les sentiers proposés par la carte n'existent plus. On tente une autre entrée à la piste très serrée (les branches s'accrochent à TiNéfant, Aie !), puis on laisse tomber pour reprendre la route.

Piste poussiéreuse puis route qui longe la mer par endroit. Sympa.

On se pose en bord de falaise, près d'un cimetière. Un peu de seawatch, mais pas l'ombre d'une queue de baleine...

En attendant de les voir, voici quelques photos d'oiseaux prises dernièrement :

Pour finir cet article, deux petites photos de nous.

 
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Nous arrivons enfin au Parc National de Cap Breton Highlands. Nous devions nous y rendre directement après Kejimkujik, mais vous connaissez la suite...

Avant l'entrée du parc, nous passons encore deux enclaves acadiennes : Margaree et Cheticamp.

Comme son nom l'indique le parc est constitué de Highlands, c'est à dire de montagnes. Bon, ne nous enflammons pas, là où nous passons elles culminent à 450m. Mais, cela nous change tout de même de nos petites collines traversées jusqu'ici. Les bords de mer sont plus sauvages et vertigineux (quand on n'est pas dans le brouillard...) et surtout, on passe de la forêt tempérée à la forêt boréale en arrivant sur les plateaux. Tourbières, cascades, falaises, forêts et routes sinueuses s'offrent à nous. Vraiment sympa.

Forêt Boréale :
Plantouses sur une tourbière :

Chouette contraste donc, accentué par la présence de pluie et de brouillard durant les deux premiers jours. Pour le coup, on se serait crus sur les Highlands écossaises, la forêt en plus.

Qu'importe, nous sortons faire les nombreuses balades qui nous sont proposées. Babé fait les longues tout seul et nous faisons ensemble les plus petites .

Le moose (= orignal) est présent. Nous partons à sa recherche.

Départ à 7h00 sur le sentier de Benjie's Lake... et nous tombons presqu'aussitôt dessus ! Trop Cooool !

C'est un mâle qui broute tranquillement sur la tourbière. Il est à une dizaine de mètres de nous. No stress. Il semble nous ignorer et va même jusqu'à s'asseoir pour ruminer. Alors, ça c'est de la super obs ! On passe un moment féérique en sa compagnie dans le brouillard et sous la pluie.

 
 

Gonflés d'émotions, nous arrivons un peu trop vite sur le lac et voyons fuire à notre grande honte un jeune moose qui s'y désaltérait.

 
 

De retour sur la tourbière, notre mâle rumine encore et nous disfrutons sa présence encore un moment.

Nous ne reverrons pas de moose par la suite, mais nos yeux brillent encore...

Un petit mot sur le parc et sa gestion. Comme partout, la forêt y a été quasiment exploitée jusqu'au plus petit tronc dès l'arrivée des colons (surtout anglais). Ils sont très fiers d'avoir des arbre de 350 ans ! En discutant avec des québécois, il semble que les forêts ne soient guère plus âgées chez eux...

Le moose avait aussi disparu jusqu'à sa réintroduction en 1940. Le reboisement de la forêt boréale a parfois échoué à certains endroits à cause d'une épidémie de tordeuse des bourgeons de l'épinette ainsi que (d'après le parc) de la présence du moose dont la population a fortement augmenté. Il y a maintenant des plans d'extraction du mammifère ainsi que des campagnes de chasse et la population locale est plus ou moins d'accord.

A noter que nous avons facilement trouvé des bivouacs. Bruyant à cause des cruisers au port de Pleasant Bay (46.830363,-60.800094). Très tranquilles sur la plage à Cheticamp (46.669119,-60.96474), près de la falaise au nord de Pleasant Bay (46.859492,-60.76733), un spot d'I-overlander de whale-watching où les baleines n'étaient que des points à l'horizon, et sur la piste de Meat Cove (47.026601,-60.536035) où l'on a vu une baleine d'un peu plus près...

 
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Hier soir, en cherchant un spot dodo, on s'est dirigés vers Meat Cove. La route/piste mène à un camping mais il y a quelques endroits pour bivouaquer sur le bord avec vue sur la mer.

Parti en balade pendant que je faisais un gâteau, Babé a spoté une baleine qui évoluait tranquillement au large, mais suffisamment proche pour entendre son souffle et filmer son contour. Il nous a aussi trouvé un spot un peu plus proche.

On a alors passé une heure avant la nuit en compagnie de la baleine.

Moment très émouvant et tranquille comme la baleine que l'on a observé...

Une mer très calme, son souffle. (Dommage qu'on ne l'entende pas sur la vidéo...)

D'après nos planches d'identification (on est novices en matière d'identification de mammifères marins en fonction de leur façon de nager), il semblerait que ce soit une Common Minke Whale (Balaenoptera acutorostrata).

Pas de photos car elle était trop loin pour notre 300mmm. La vidéo n'est pas formidable. Le zoom est à fond. Mais elle est chargée d'émotions pour moi, car c'est un petit souvenir de ma première baleine . J'espère bien en revoir d'autres et de bien plus près...

 
 
 
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Aujourd'hui, c'est mon 'Niversaire !

Combien ça fait ?

40 ans tout rond.

Alors j'ai décidé d'aller fêter ça au resto en mangeant du Lobster (= homard). Jamais mangé et ça se trouve à tous les coins de rue ici.

Bon, on a bien cru qu'ils avaient été le pêcher, car on a bien attendu 1h avant de manger. Mium ! C'était bon !

Babé, lui, a préféré s'en tenir aux moules/frites.

On a fini avec un bon gâteau chaud au chocolat avec glace à la vanille en dessert. Re-mium !

 
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