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Nous passons quelques jours à Cabaña Suiza, le temps que je finisse de rattraper mon retard sur les articles. Il n'y a pas de quoi marcher pour Babé. Dommage. Il se console avec les feeders et les colibris. De toute façon, il fait globalement gris et pluvieux.

Mercredi 04 octobre, nous prenons la route pour Antigua, située à une vingtaine de km de là.

Il y a deux fincas aux alentours où aller spoter. Mais avant cela, on va passer la journée en ville.

Nous faisons d'abord l'eau dans une Agua Purificada à 8GTQ/garafon. Puis direction une laverie self-service (14.55514,-90.73756) (merci I-Overlander ) à 25GTQ la machine et idem le secador.

Il est déjà 11h. Je fais un tour au marché juste à côté. Les pommes sont à 10GTQ les 3 livres, l'énorme melon à 12GTQ pièce. La grosse barquette de frites est à 5GTQ et le queso hamburgesa à 15GTQ. Mium !

Il y a au moins trois spots dodo en ville. Le Parqueo de la Policia de Turismo (14.555307,-90.739661) est gratuit mais marqué fermé sur I-Overlander. On tente notre chance et... il s'avère finalement ouvert.

Il y a bien un réglement à l'entrée interdisant de dormir dans le véhicule la nuit, néanmoins les policiers nous laissent entrer en échange d'une copie de nos passeports et de la carte grise.

C'est un parc arboré entouré d'un grand mur. Pas de WC et beaucoup d'ombre à cause des arbres, donc pas cool pour les panneaux solaires, mais on ne va pas se plaindre, c'est gratuit et en plus, il y a un robinet d'eau à disposition.

Il y a beaucoup de circulation (et de pollution !) en journée, mais c'est calme la nuit. Idéalement situé près du centre ville et à une heure de marche de la Finca El Pilar, on finit par y rester pendant 5 jours (c'est normalement le temps maximum, mais des argentins à côté de nous sont là depuis bien plus longtemps... )

Nous avons trois voisins argentins autour de nous. Peu loquaces, ils restent entre eux. De jeunes couples qui vont soit jusqu'au Mexique, soit jusqu'au Canada.

Je profite de cette petite semaine pour me reposer après avoir fait beaucoup d'ordi ces derniers temps. J'aprécie le marché de la ville, ses rues aux maisons basses typiques des pueblos que l'on a vu au Mexique. Les cybers sont à 8GTQ l'heure avec un gros débit à 1MO. Il y a aussi le McDo avec son wifi gratuit, mais il n'y a pas de prises sur lesquelles se brancher. Dommage, car son intérieur aménagé dans une maison avec cour intérieure est très joli.

Antigua est une grosse ville touristique. On y voit des gringos à tous les coins de rue. Il y a beaucoup de vendeurs ambulants, de guides qui proposent leurs services. Beaucoup de mendiants plus ou moins professionnels aussi.

C'est une ville classée au patrimoine mondiale de l'UNESCO. Ses rues sont pavées et ses habitations ne dépassent pas un étage en centre ville. Leurs façades colorées n'affichent pas de gros panneaux publicitaires. J'ai failli passé à côté du McDo la première fois ! Les boutiques sont aux standards occidentaux. Restos chics, hôtels SPA, fast-food. Il y a même un Dunkin Donuts !

Les seuls bâtiments un peu plus hauts sont les églises, très nombreuses dans la ville et dont beaucoup sont en ruines.

Babé se fait plaisir à marcher dans la ville et à la prendre en photo.

 
 

Il fait un tour à la station de bus juste à côté du marché...

... passe dans le marché... (en résistant difficilement à l'appel des frites ! )

 

... dans le mercado artesanal...

... disfrute un match de foot, très fréquent dans la ville, ...

... et déambule dans le cimetière dont les tombes sont à peine vieilles de 150ans.

Pour cette dernière photo, on voit bien qu'on est chez des cathos ultra-pratiquants.

Babé est heureux de retourner marcher tous les jours.

Il va se balader vers San Pablo et ses hauteurs...

... et assiste à plusieurs gros Tchoum du Volcan El Fuego.

Il se rend aussi à la Finca El Pilar (14.542459,-90.717716) (40GTQ l'entrée), à une heure de marche de notre spot dodo. Dotée d'une belle forêt et de feeders, c'est un coin agréable pour observer les oiseaux et faire une ou deux coches supplémentaires .

Du moins... lorsqu'il ne pleut pas.

Durant cette semaine, Babé va jongler avec les averses, ... pas très bien... il se fera souvent rincer.

 
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Lundi 09 octobre. Le temps s'annonce un peu dégagé pour les prochains jours. Nos prenons donc la route pour nous rendre au pied du volcan Acatenango au sommet duquel on peut avoir une belle vue du volcan Fuego voisin.

J'ai des doutes sur la route à prendre. Maps.me nous fait prendre une route directe qui semble être une piste. Je me renseigne auprès de l'un des policiers du Parqueo qui me dit qu'en effet, il y "mas o menos" (plus ou moins) 1km de piste.

Ok, on tente cette route.

Bien sûr, le km de piste s'avère être plus "mas" que "menos" avec 8km au total.

Il y a de grosses ornières, la piste est raide et parfois étroite à certains endroits (un peu serré pour croiser un Chicken Bus...). Mais bon, le paysage est joli par ce matin lumineux et on arrive chez Hector au bout d'une heure.

Le Parqueo El Amigo d'Hector (14.535707,-90.88695) est une adresse I-Overlander. On peut y stationner pour 25GTQ/jour. L'endroit est rustique mais il y a un WC, ce qui est le plus important.

Situé à 2400m d'altitude dans le village La Soledad, c'est le point de départ pour monter au sommet de l'Acatenango à 3976m. Hector est aussi guide. On peut louer ses services pour 100GTQ/pers (minimum 2 personnes) avec un départ à 2h du matin pour assister au lever du soleil sur le Fuego. Compter 5 à 6 heures de marche.

Nous, on dort la nuit. Donc, Babé montera tout seul au sommet demain matin.

En attendant, on passe la journée sur place.

La matinée commence juste. Babé part se balader dans le village pendant que je prépare un cake de madère et du pain.

À son retour, les nuages sont déjà là. On se retrouve vite la tête dans la bouillasse avec des passages de pluie.

On passe l'après-midi coincés dans le camion à regarder la télé.

Par chance, le ciel se dégage le soir. Nous assitons à un superbe coucher de soleil loin au-dessus du Pacifique et du volcan Atitlan.

On en profite pour discuter avec notre hôte.

Dodo tôt.

Babé part le lendemain vers 6h. Le temps est clair.

De mon côté, je me balade aux alentours du village.

Voulant m'écarter de la route pour éviter un bus, je glisse dans le fossé et m'étale de tout mon long !

Plus de peur que de mal, je n'ai qu'un bleu à l'épaule.

Babé monte au sommet en 3h30. Il traverse les champs, la forêt puis les flancs quasi-désertiques du volcan, via un sommet intermédiaire pour arriver dans les nuages.

 

Il ne distingue l'emplacement du Fuego que grâce à ses fumées plus sombres au-dessus des nuages. Il aurait peut-être dû partir à 2h du matin finalement...

Arrivé au sommet, Babé entrevoit davantage le cratère du Fuego.

Il assiste à un gros Tchoum bruyant avec des fumées bien noires qui va un peu faire trembler la terre. Dommage qu'il n'ait pas pu faire de vidéo à ce moment-là.

Les nuages vont et viennent.

Babé descend ensuite tranquillement par la voie officielle qu'il avait manquée à l'aller.

Il disfrute la jolie forêt et fait une super coche : la Pink-headed Warbler ! (Photo à suivre...)

Le retour par les champs se fait sous des nuages menaçants.

Il rentre juste avant la pluie, heureux mais bien fatigué.

 
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Mercredi 11 octobre. Nous redescendons à Antigua.

Le garage Morjan (14.55775,-90.72929) est réputé très compétent sur I-Overlander. Je veux y faire un tour pour voir s'ils peuvent faire quelque-chose pour nos voyants moteur.

On arrive vers 8h30. On nous prend tout de suite.

On découvre avec plaisir qu'ils ont une valise qui s'adapte à notre Iveco.

D'après l'ordinateur, c'est la vanne EGR qui est encrassée.

Notre mécano (un petit jeune qui écoute de la musique classique) va la démonter et la nettoyer.

Il va aussi nettoyer la sonde de la vanne et les têtes d'injecteurs, somme toutes propres (conseil d'autres voyageurs ayant eu des problèmes similaires). Malheureusement, nos voyants restent toujours allumés alors que la valise indique qu'il n'y a plus aucune erreur.

Gunter et son mécano se sont beaucoup investis sur le camion avec sérieux. Ils sont un peu embêtés de ne pas avoir résolu notre problème et reconnaissent honnêtement qu'ils ne peuvent rien faire de plus sans une valise spécifique Iveco.

Tant pis. Au moins, notre vanne EGR est toute propre.

Cela ne nous coûte que 370quetzales (environ 45€) pour toute une journée de travail, plus un tip de 100 quetzales au mécano qui l'avait bien mérité car il a en plus resoudé le câble coupé depuis la France indiquant l'usure des plaquettes et dont personne là-bas ne voulait s'occuper, et fait aussi toutes les vérifications de contrôle sur le camion, dont un bruit dans la pédale de frein qui est finalement sans conséquence.

Une famille belge vient faire réviser son camping-car. On papote avec eux en attendant. Ils repartent rapidement, tout est OK sur leur camion.

Bien fatigués, on retourne au Parqueo de la Policia de Turismo (14.555307,-90.739661) qui nous laisse entrer sans problème, toujours en échange d'une copie de nos passeports et de la carte grise.

 
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Balades dans et autour d'Antigua

En descendant de l'Acatenango, Babé avait encore les chaussures de rando qui le démangeaient.

On décide donc de jouer les prolongations sur Antigua, puisque le parking est gratuit.

Babé retourne à la Finca El Pilar (14.542459,-90.717716) (40GTQ l'entrée), histoire de disfruter les oiseaux et les prendre en photos.

Puis il monte au sommet du volcan El Agua qui culmine à 3762m.

La marche d'approche est un peu longue jusqu'au village Santa María de Jesús. Il prend donc le bus (3,5GTQ/0,40€ le trajet) qui le dépose sur la place principale de la ville (14.493968,-90.709723) à environ 2100m d'altitude.

L'office de tourisme où l'on doit payer l'accès au volcan de 40GTQ est fermé. Il disfrute tranquillou sa balade et les règle au retour.

Décidément, Babé n'a pas un bon timming avec les nuages. Ils recouvrent déjà le Fuego et envahissent rapidement le sommet de El Agua.

Oh well, Babé se fait bien plaisir et disfrute ensuite son retour en bus. Ce n'est qu'un petit Chicken Bus de 24 places qui, après de multiples arrêts, finit par contenir une soixantaine de personnes !

Dimanche 15 octobre, avant de partir, il parcours les rues encore désertes d'Antigua. Les églises sont déjà remplies à 6h du matin et le mercado s'installe doucement.

 

Allez, pour terminer, encore quelques Chicken bus pour le plaisir...

Et moi, qu'est-ce que j'ai fait durant ces trois jours ?

Eh bien, d'abord, le ménage à fond de TiNéfant en passant la bombe anti-blattes partout car on a découvert une énorme blatte de deux fois la taille de mon pousse chez Hector.

J'adore faire le ménage !

Je ne trouve rien, mais préfère asperger le camion dans tous les coins au cas où il y en ait de logées derrière les parrois.

Ensuite, je me console avec de bonnes glaces et quelques heures à zoner sur Nenet.

 
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L'Acatenango et le El Agua ne suffisent pas à Mon Randonneur. Il lui en faut plus, même s'il faudrait déjà être au Mexique...

Alors, nous voici partis en ce dimanche 15 octobre pour le volcan Pacaya. Rando d'autant plus attrayante que ce volcan est encore actif.

On voulait s'y rendre avant d'aller à Antigua, mais traverser tout Guatemala City nous en avait dissuadé.

En fait, en partant d'Antigua, c'est plus facile. Il suffit de prendre la route du sud qui va à Escuintla, puis de remonter l'autoroute sur une trentaine de km pour bifurquer en direction de San Vicente de Pacaya.

L'option plus directe en passant par Santa Maria de Jesus est déconseillée car la piste est trop mauvaise.

C'est donc parti pour une petite heure et demie de route. Le trafic est fluide et la route presque en bon état, surtout sur l'autoroute. Ça change !

On descend dans la vallée. Le Fuego est dans les nuages. Les patchworks de cultures de montagne laissent place à la monoculture de canne à sucre dans la plaine. L'autoroute nous coûte 30,50GTQ pour 30km de route monotone avec pour seuls compagnons quelques voitures et bus qui fument.

La route monte ensuite en lacets sur Pacaya et se termine en piste.

On se pose sur le premier parking à 1815 m d'altitude (14.399548,-90.615134), point de départ de l'un des sentiers montant au volcan qui culmine à 2500m. Le bivouac y est gratuit et safe. Par contre, il faut débourser 50GTQ/pers. pour faire la balade. Un guide est fortement conseillé mais pas obligatoire. À 200GTQ le guide, on s'en passera...

On a un joli point de vue d'où on est garé, avec le volcan El Agua sur la gauche et Guatemala City qui s'illumine à la tombée de la nuit dans la vallée.

Dodo tôt pour se lever à 5h le lendemain.

Babé part en premier, tout excité de voir un volcan en activité de près. Je suis ses traces trois quarts d'heure plus tard.

Le temps est radieux. La matinée s'annonce magnifique. Coooool !

Babé assiste au lever du soleil sur les volcans Fuego, Acatenango et El Agua. Le Fuego fume déjà.

Il faut monter 2km à travers la végétation avant d'atteindre le flanc du volcan et sa première coulée de lave solidifiée.

Je vous rassure tout de suite, il n'y a pas de coulée de lave fluide et brûlante actuellement, mais les roches sont encore fumantes par endroits.

D'ailleurs, le Pacaya est encore dans la brume, contrairement à ses voisins, et il est parfois difficile de distinguer les fumerolles du brouillard...

Insolite, il y a un petit magasin de souvenirs au bord du champ de lave.

Babé passe les coulées de lave et entame ensuite l'ascension du volcan.

 

Il est tout seul. Tranquille.

Les nuages passent. Le ciel se dégage par moments, lui donnant une belle vue du paysage alentour.

Puis il arrive enfin au sommet.

 
Babé au sommet du Pacaya :
 

Enfin..., pas tout à fait au sommet. Le cratère en activité se situe un peu en contre-bas de là où il se trouve. Avec les projections de laves et les fumées toxiques, Babé préfère jouer la sécurité.

Le vent souffle dans le bon sens (du nord !), il va disfruter un bon moment les nombreuses éruptions qui l'on entend dans la vallée avec un gros "Bam".

Des paquets de lave rouge sont projetés en l'air avant de s'écraser en masses noires difformes sur les flancs du cratère.

 

Au loin, le Fuego continue de s'époumonner sur fond de ciel bleu.

Bizarrement, des sortes de guêpes s'agglutinent sur les roches. Est-ce pour manger ? Nicher ?

Enfin, il est temps de redescendre. Le soleil illumine le volcan, ce qui permet d'apprécier les différentes nuances sombres de ses coulées.

Il croise les premiers touristes qui montent à pieds ou à cheval accompagnés d'un guide.

De mon côté, je disfrute aussi ma balade.

Je devance le premier groupe de touristes qui arrive sur le parking et monte tranquillou jusqu'à la première coulée de lave.

Le Fuego, l'Acatenango et le El Agua sont magnifiques en ce début de matinée.

Je fais quelques vidéos souvenirs du Fuego qui s'époumonne en dépit du vent qui fait bouger la caméra.

 
Volcans Fuego, Acatenango et El Agua vus des flancs du volcan Pacaya :
 

L'arrivée sur la première coulée de lave est un réel plaisir. La végétation disparaît soudainement. Il n'y a plus que de la roche noire et le volcan dont le sommet apparaît de temps en temps à travers les nuages.

Les blocs disposés de façon erratique témoignent de leur refroidissement rapide. La roche est abrasive, coupante. J'ai l'impression d'être au cœur de la création de cette terre. C'est puissant dans sa pureté et sa violence. C'est beau.

On pourrait croire ces terres sombres infertiles. Pourtant, mousses et herbes se développent déjà dans les moindres interstices. Les éléments de la vie passent de la roche au végétal.

Je prends mon temps et disfrute ces paysages de toute beauté.

En arrivant au magasin de souvenirs, l'un des gars me dit de me dépêcher si je veux monter jusqu'au sommet car les guardaparques vont arriver dans une heure avec les premiers groupes de touristes. Ils peuvent me mettre une multa car en ce moment, il est interdit de s'approcher du cratère en activité.

Bah ! Il est déjà tard... et la pente est raide.

Je décide de monter jusqu'aux premières fumerolles au pied du volcan ainsi que de parcourir le champ de lave encore fumant.

 
Volcan Pacaya, ses champs de lave, ses fumerolles :
 

Les touristes arrivent et avec eux, les guides qui leur donnent des marshmallows à faire griller au-dessus des fumerolles.

Je fais ensuite un tour au Lava Store, ce magasin insolite au milieu de nulle part.

Je sympathise aussitôt avec Fernando et David, les deux gérants de ce petit magasin qui essaient de promouvoir l'artisanat local et la culture Maya en vendant des colliers et des bracelets incrustés des roches du Pacaya.

Vous pouvez découvrir ce qu'ils font sur leur site MayanRebirth ou leur page Facebook du même nom.

J'apprends, par exemple, que "merci" se dit "MATIOX" en Maya (prononcé "matioche").

L'une de leurs originalités est que l'on peut connaître son signe Maya qui dépend du jour, du mois et de l'année de sa naissance.

Je découvre ainsi que je suis du signe Q'ANIL, autrement dit du lapin. Bon, ça me décrit bien, mais...Bof. C'est pas très sexy.

Babé, par contre, est du signe I'X (prononcé "ICH"), le jaguar !

Et la description lui correspond parfaitement.

J'achète donc un bracelet de son signe ainsi qu'un joli pendentif du Ceiba, l'arbre national du Guatemala.

Je retrouve par hasard Babé sur la crête en face du champ de lave. On disfrute une dernière fois la vue du Pacaya avant de descendre ensemble jusqu'à TiNéfant.

 
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Mardi 17 octobre.

Sur les conseils de David et Fernando, nous prenons la route pour Palin, petite ville située en bord d'autoroute non loin de Pacaya. Il y a un gros arbre Ceiba sur la place (14.403932,-90.698535) qu'ils nous recommandent d'aller voir. De plus, il paraît que la ville est typiquement guatémaltèque...

Les bords de la route étant très encombrés, on se gare sur le parking du Despensa Familiar qui est gardé. Après avoir fait quelques courses, le garde nous autorise à laisser le camion une petite heure de plus le temps d'aller voir l'arbre qui est à 500 m à pieds.

Les camions et les bus enfument continuellement l'artère principale, les camions des livreurs empiètent sur la route, créant quelques bouchons. Les petites rues parallèles sont plus calmes, leurs façades colorées bien sympas. La plupart des magasins sont fermés à 8h. L'activité se concentre dans le marché couvert, autour de la place et dans les quelques rues où s'étend le marché. Encore beaucoup de couleurs, de la musique, la clochette du vendeur de glaces et des crieurs qui vendent le journal.

Oui, ce village ressemble aux nombreux autres que nous avons traversés dans le pays.

El Ceiba est l'arbre national du Guatemala. Celui-ci est en effet très gros. Vieux de 500ans environ, son houppier s'étend sur toute la place. Certaines branches ont même dû être coupées car elles tombaient sur les toits des barraques autour. Il diffuse une ombre bien agréable et raffraîchissante.

Après avoir vu El Tule près de Oaxaca au Mexique, Babé ne trouve pas la largeur du tronc de l'arbre aussi impressionnante. Il a tout de même l'œil admiratif devant l'étalement de son houppier.

 
El Ceiba à Palin, Guatemala :
 

On disfrute l'arbre en en faisant le tour.

J'achète quelques légumes au marché et on reprend la route. L'objectif aujourd'hui est de parcourir quelques km pour nous rapprocher du lago Atitlan.

Plutôt que de repayer 30,50 GTQ pour faire 30km d'autoroute, on décide de passer par la route nationale qui rejoint Escuintla.

On comprend où sont passés tous les sous... La route n'est qu'une succession de trous. Les camions, pour qui l'autoroute est trop chère, roulent et nous doublent à fond les ballons tout en zigzagant entre les cratères que TiNéfant franchit au ralenti.

La banlieue d'Escuintla est bien encombrée mais on la franchit rapidement.

On retrouve une double voie en aussi mauvais état que la petite nationale bordée de champs de canne à sucre. On est redescendus sur le plateau à environ 500m d'altitude et on le sent ! L'air est moite, chaud, pesant.

La traversée de Santa Lucia Cotzumalguapa se fait sans soucis. La route qui monte au musée est toute neuve. Elle vient d'être finie et monte directement chez Hector. Babé hésite un instant à continuer...

Allez, il se contente de rester au musée. Ça vaut mieux parce que, comme il a rajouté deux sommets supplémentaires à faire avant de sortir, on est encore loin d'arriver au Mexique.

Pourquoi est-ce qu'on s'arrête sur le parking d'un musée, me demandez-vous ?

Parce qu'il est gratuit et en plaine (bon pour les obs), deux bonnes raisons de s'arrêter.

Toute la région est couverte de canne à sucre. D'immenses Fincas privées et inaccessibles se succèdent les unes après les autres. Au début du XXème siècle, un archéologue a découvert les ruines de la civilisation Cotzumalguapa qui s'est développée après les Mayas. Ces ruines n'ont vraiment été fouillées qu'en 1950, lorsque les plantations de canne à sucre se sont implantées, rasant toutes celles de café et de chocolat ainsi que les forêts alentours.

Le propriétaire de la Finca El Baul (14.38148,-91.01684) qui nous accueille a décidé de préserver les statues qui ont été découvertes sur ses terres en créant ce musée sur sa propriété. Il accueille les visiteurs gratuitement. Une autre finca fait de même à Santa Lucia.

On est dans la saison creuse de la canne à sucre. Elle est en train de pousser. Il n'y a personne dans la finca à part les gardes et quelques employés.

Les gardes sont sympas. Ils prennent nos noms et numéros de passeports, puis nous laissent entrer en nous indiquant où nous garer.

La chaleur nous assomme. On déjeune puis on va faire un tour dans le petit musée. Les statues sont entreposées sous de grands préaux.

 

Lionel, l'un des employés, vient nous expliquer l'histoire de la découverte de la civilisation Cotzumalguapa. Je crois qu'il est heureux de rencontrer des visiteurs pendant cette période où il n'y a quasiment pas âme qui vive sur la finca.

On apprend que cette civilisation n'avait pas de grandes pyramides comme les Mayas. Leurs habitations étaient basses. Ils cultivaient le café et le chocolat et vivaient seulement dans la région autour de la ville de Santa Lucia Cotzumalguapa. Leurs sculptures ont été faites dans la roche volcanique locale, ce qui explique leur bon état de conservation.

Lionel nous renseigne bien et papote un moment avec Babé à propos des oiseaux qu'il y a sur la propriété. Babé coche le Pacific Parakeet et revoit avec plaisir le Bat Falcon.

La fin d'après-midi arrive rapidement. J'ai juste le temps de faire un gâteau avant que l'orage n'éclate. Des trombes d'eau s'abattent sur TiNéfant. Pas de fuites !

 
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Mercredi 18 octobre.

Nous nous réveillons avec un superbe soleil. Bien sûr, c'est le jour où nous faisons de la route...

Les bus sont déjà bien remplis ce matin et les enfants vont à l'école.

On reprend la double voie avec plein de trous. Des gens les bouchent parfois avec de la terre et des cailloux en échange d'une pièce.

On bifurque ensuite pour monter par la RN11 à l'est du lago Atitlan. Il y a une finca au pied du volcan Atitlan, la Finca Tarrales (piste au km 164,2 (14.521901,-91.133011)), qui est réputée pour ses sentiers et ses oiseaux et que Babé voudrait voir.

C'est une grosse finca de café avec contrôle du garde à l'entrée.

Après renseignements pris, Babé revient déçu. Tous les sentiers ne se font qu'avec un guide. Le gars nous ferait le tour de 2h à 30$US pour deux au lieu des 40$US habituels. Mmpfff ! On voit que c'est une finca à touristes américains !

On passe notre chemin.

Babé spote les abords de la route à la recherche d'un chemin qui monterait au volcan, mais tout est vérouillé. Les fincas de café se succèdent les unes après les autres avec des barrières cadenassées à l'entrée de chaque piste, chemin ou barraquement.

Du coup, on se retrouve sur l'un des miradors donnant sur le lago Atitlan vers 10h. Pour une fois, on a une superbe vue sur le lac.

Babé va faire un tour le long de la route. On mange sur place avant de reprendre la route/piste bien défoncée pour rejoindre l'autoroute au nord du lac.

On va mettre 1h pour faire 30km. Normal...

On arrive à Corazon del Bosque (km 145 de la CA1 (14.791324,-91.260818)) en milieu d'après-midi.

Situé en bord d'autoroute, ce petit parc municipal sert avant tout de parc d'activités pour les gens du coin avec mini piscine et jeux pour enfants.

L'emplacement des piñatas attire tous les enfants lorsqu'il y en a une.

 
Piñata à Corazon del Bosque :
 

Même si Babé se serait bien joint aux enfants pour récolter tous les bonbons, ce qui nous intéresse avant tout dans ce parc situé à 2380m d'altitude, c'est sa forêt.

On peut en effet y voir la Pink-headed Warbler que Babé a déjà cochée sur l'Acatenango. Le parc n'est normalement ouvert qu'en journée de 8h30 à 17h pour 30GTQ/pers étrangère. Babé négocie avec le responsable de payer 50GTQ/pers pour rester cette fin d'après-midi, la nuit et la journée de demain. . On a un accès à des WC très-très moyen et du wifi.

Babé ne va pas revoir sa warbler rose mais faire tout de même une nouvelle coche.

Le sentier est très sympa. On le parcourt avec plaisir. Il grimpe en haut de la petite colline sur laquelle se trouve une chapelle dédiée à la vierge.

En fait, au départ, cette montagne était et est toujours un lieu de culte Maya avec plusieurs endroits sacrés.

Les catholiques l'ont bien entendu reconverti et maintenant les Mayas ne peuvent même plus pratiquer leurs cérémonies.

Où est le dieu de la tolérance ?

Beaucoup de gens font le pélerinage chaque jour. Je croise une famille qui le fait trois fois par semaine.

 
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Jeudi 19 octobre.

On quitte le parc de Corazon del Bosque pour se rendre au pied du volcan Santa Maria. Babé n'en a toujours pas terminé avec les balades et nous en rajoute une à chaque fois.

La polyculture est encore très présente dans les montagnes. On descend ensuite sur Quezaltenango (deuxième ville du pays aussi appelée "Xela") et Babé ne peut s'empêcher de prendre quelqu'un en train de téléphoner à une cabine publique. Eh oui, elles sont encore en marche ici !

La traversée de la ville se fait relativement bien dans ses rues pavées étroites. On termine par de la piste au bout de la banlieue, au pied du volcan, chez des gens qui louent leur cour en place de stationnement.

Le Parqueo Don Alberto est un spot I-Overlander (14.78694,-91.54843) situé à 2520m d'altitude. Avec un WC sec et un point d'eau, c'est un coin comme il nous faut pour bivouaquer. C'est 50GTQ la nuit.

Dodo tôt et très tranquille.

Babé part le lendemain vers 6h. Geronimo, un voisin, discute avec lui avant de partir. Il lui fait même un plan pour ne pas qu'il se trompe car il y a plusieurs chemins. Sympa !

Babé va tout de même se tromper car les temps estimés par Geronimo sont beaucoup trop longs. Babé marche trop vite !

Il réussit à trouver le bon chemin en revenant sur ses pas et monte au sommet du volcan éteint Santa Maria (3770m) en 3 petites heures.

Les deux chiens de la maison l'accompagnent et ont droit à une petite collation de pain et de cake de madère.

En chemin, Babé croise des pélerins, des femmes agées et jeunes pour la plupart qui le trouvent très "hermoso". Elles adorent ses cheveux et ont du mal à le laisser partir.

Il y a aussi des trailers, comme sur chaque volcan, qui eux ne s'arrêtent pas dans leurs courses pour faire la conversation.

Vu d'en bas, j'ai l'impression que Babé ne verra rien avec tous ces nuages.

En fait, il n'en est rien. Il a une vue, certe ennuagée, de la vallée de Quezaltenango et une belle vue sur la vallée menant à l'océan.

Surtout, il assiste à plusieurs éruptions du Santiaguito, un volcan qui s'est formé juste à côté du Santa Maria en 1922 et qui est encore très actif...

... et bruyant avec ça !

Babé fait même une petite vidéo de l'éruption.

 
Éruption du Santiaguito :
 

Il disfrute un bon moment avant de redescendre tranquillou et prend en photos la forêt et les champs sur les flancs du Santa Maria. Cette zone est très agricole et les gens défrichent encore.

En général, ils ont un petit lopin de terre, deux vaches, deux brebis et un cheval.

Babé revient vers 14h alors que le temps se fait menaçant.

Avec tout ça, j'ai à peine eu le temps de traiter quelques photos et de faire une petite lessive.

D'ailleurs, en parlant de lessive, il faut que je vous explique comment bien utiliser un évier au Guatemala.

La plupart des maisons ont une "pila", un évier qui se situe généralement à l'extérieur dans la cour.

La pila est constituée de trois bacs : deux latéraux qui servent à laver le linger et la vaisselle et un central plus profond dans lequel il y a l'eau propre qui sert à laver.

Il est bon de savoir que ce bac central est très important pour les guatémaltèques. En effet, tous n'ont pas l'eau courante et, parfois, l'eau n'arrive au robinet que pendant quelques heures par jour. Il sert donc de réservoir d'eau propre. C'est pour ça qu'il y a un bouchon d'évier et une à deux petites bassines sur le côté. À l'aide d'une bassine, on prend de l'eau propre dans le bac central et on la verse dans l'un des bacs lattéraux.

Surtout ne pas faire l'inverse et vider ses "eaux sales" dans le bac central, c'est très mal vu.

Voilà ! Maintenant, vous êtes prêts à faire votre vaisselle ou votre lessive dans la pila.

 
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On ne pouvait pas sortir du Guatemala sans que Babé monte sur son plus haut sommet. En plus, ça tombe bien, il est à côté de la route allant vers la frontière.

J'ai quelques réticences à me rendre dans cette région car j'ai entendu dire qu'il y a des conflits entre les tribus locales à cause de problèmes de limites de territoires. En plus, des Overlanders se sont fait cambrioler leur camion pendant leur balade.

Le deal avec Babé est donc de se renseigner auprès des locaux et de trouver si possible un coin sécure pour y garer TiNéfant.

Nous voilà donc partis sur la route en ce samedi 21 octobre.

Bien sûr, le soleil est à nouveau rayonnant pour cette journée de route.

Petit arrêt au Walmart de Quezaltenango, puis nous reprenons l'autoroute qui se transforme vite en route sinueuse à travers la montagne.

C'est jour de livraison de pommes de terre aujourd'hui ! Les 4x4 ont le cul qui traîne par terre et fument tout noir dans les montées.

La route est en travaux, mais on a la chance de passer tout de suite. La queue est longue dans l'autre sens...

Arrivés à l'entrée de San Marcos, Maps.me nous fait prendre une route/chemin étroite et pentue. Pas évident de toute façon de discerner la bonne route blanche sur la carte. Ah si, peut-être celle qui est légèrement plus épaisse ?

On retombe finalement sur la bonne route. Enfin... bonne, c'est vite dit. Des nids d'autruche, des virages serrés et même de la piste !

Décidément, les routes guatémaltèques sont vraiment pourries !

Sur ces hauteurs, le bois ne manque pas et les vendeurs sont nombreux en bord de route.

On s'imaginait ne pas voir grand monde. En fait, les villages se succèdent les uns après les autres. Il y a beaucoup de cultures différentes.

On grimpe et grimpe encore pour arriver au col menant à Tajumulco à 3044m d'altitude.

On croise des flics qui ne nous arrêtent pas. La population a l'air sympa.

Babé part demander où on pourrait bivouaquer. On nous dit qu'on pourrait se garer ici au col, mais il y a beaucoup de traffic et d'arrêts de bus. Il y a aussi l'hôtel Villa Real (15.072853,-91.869468) un peu plus bas. Son gérant, un viel homme très sympa nous propose de dormir sur son parking fermé pour 50GTQ la nuit. Il n'y a personne en ce moment car la saison ne commence qu'en décembre. Il nous ouvre même une chambre pour avoir accès aux sanitaires. Vraiment très sympa !

Bien qu'aussi en bord de route, la circulation est relativement calme la nuit.

Babé part aux aurores le lendemain. Le gérant dit que c'est seguro de monter et cela s'avère être le cas. Tous les gens qu'il croise lui sourient.

C'est une "petite balade" pour Mon Homme. Le Tajumulco culmine à 4220m d'altitude, ce qui ne fait "que 1220m de dénivelé positif".

Bizarrement, le Tajumulco est le plus haut sommet d'Amérique centrale, Mexique compris, alors que le Pico Orizaba est 1500m plus haut. Il paraît que c'est une histoire de hauteur de culminance. Allez savoir, c'est une histoire de spécialistes qui nous dépasse...

Le plus important c'est que Babé se fait encore bien plaisir sur cette balade.

Il arrive au sommet un peu avant les nuages. Il y rencontre un jeune américain qui disfrute aussi la vue.

La descente se fait tranquillou et il revient comme une fleur vers 13h, même pas fatigué.

 

Le reste de la journée se passe la tête dans les nuages à disfruter seuls sur la parking de l'hôtel alors que notre hôte est parti s'amuser à San Marcos.

Il ne reviendra que tôt le lendemain, à temps avant que l'on ne parte pour encaisser ses Quetzales.

 
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Lundi 23 octobre.

Nous partons de l'hôtel de bonne heure.

On arrive à chopper un vendeur d'eau en chemin. À 10GTQ le Garafon, on fait le plein du réservoir en bord de route.

Achat de quelques pommes un peu plus loin. Pas la peine de trop se charger, il va falloir donner le surplus à la frontière dans quelques jours.

La traversée de San Marcos est un peu cahotique entre les bus qui s'arrêtent tout le temps et les déviations qui nous entraînent dans de toutes petites rues...

On finit par retomber sur la double voie et on arrive même à trouver l'entrée du parc municipal de la ville. Babé veut y spoter car il a l'air d'y avoir une belle forêt. Mais en se renseignant auprès de la maison qui se trouve à l'entrée du chemin, il s'avère que l'on ne peut pas monter jusqu'en haut et bivouaquer avec TiNéfant.

Il faudrait bivouaquer sur place contre une petite donnation.

L'endroit est à l'ombre, en pente et ne me botte pas plus que ça avec ses déchets éparpillés un peu partout.

On finit par rebrousser chemin et reprendre la route pour se rendre un peu plus loin au Refugio del Quetzal (14.938138,-91.874599).

Situé à 1810m d'altitude, la route zigzague et descend fort pour y aller. Heureusement et même étonnemment, elle est en très bon état. Un vrai tapis !

On abandonne la forêt de pins pour retrouver de la forêt humide tropicale.

Ce refugio est géré par la municipalité du coin. Tout est encore tout neuf.

C'est normalement 50GTQ/pers. étrangère/jour. En arrivant à 11h, les nuages envahissent déjà les lieux. Sans rien demander, l'employé qui récolte les sous ne nous fait payer que 150GTQ au total pour deux jours. Sympa.

Cette réserve est situé non loin de la route. Beaucoup de bruit des freins moteur des camions... On peut bivouaquer sur le parking avec accès aux WC.

Il y a un mirador et deux sentiers dans la jolie forêt à flanc de colline.

Babé part spoter sur le premier sentier après une grosse averse. Je reste sur le mirador.

Rien.

Les nuages nous entourent à nouveau à la tombée de la nuit. Il est temps de rentrer pour un bon gâteau.

Le lendemain, lever tôt pour aller faire les sentiers toute la matinée.

On cherche et cherche encore. Rien.

Pas l'ombre d'une queue ni même un cri.

Rien.

Décidément, on n'a pas de chance avec cet oiseau. Apparemment, la meilleure saison pour le voir est de janvier à mai lorsqu'il niche.

Des copains verront une femelle deux jours plus tard...

Oh well, c'est pas grave. Ça nous donne une bonne excuse pour revenir !

Cette forêt est très jolie et on sait déjà qu'on reviendra avec plaisir.

En attendant, on se contente des faux Quetzales à l'entrée du refugio.

L'après-midi se passe à nouveau avec la tête dans les nuages.

Babé va voir le gardien pour savoir s'il faut donner quelque-chose pour la nuit. Non, rien. Cool !

Dodo un peu interrompu par les freins moteur.

 
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Voilà ! Cela fait maintenant 9 mois que l'on est en Amérique centrale et, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on n'est pas déçus du voyage !

Malgré la chaleur, l'humidité et les petits problèmes de TiNéfant, on est bien contents d'avoir entamé cette boucle par le sud au lieu de remonter vers l'Amérique du nord.

Le Mexique nous a enchanté dans sa diversité.

D'ailleurs, j'ai réalisé que je n'avais pas fait de carte récapitulative de nos six mois dans ce joli pays. La voici :

Et on enchaîne avec la carte du Belize qui nous a assommé par sa chaleur.

Néanmoins, son originalité anglophone était à découvrir et on se dit que peut-être on y reviendra en hiver... quand il fait "un peu" moins chaud.

Enfin, le Guatemala est une belle surprise.

On y a voyagé complètement différemment, prenant beaucoup plus notre temps dans certains endroits.

Je crois qu'on avait besoin de faire une pause après autant de chaleur et les montagnes guatémaltèques sont parfaites pour cela.

Le pays n'est pas réputé sécure. Il est vrai que l'on n'a fait que des campings ou des bivouacs réputés sûrs, mais finalement on ne s'est jamais sentis en insécurité.

Babé a toujours rencontré des gens prêts à discuter dans ses balades et j'ai adoré marcher dans les villes et villages.

Il y a tout de même des trucs qui nous embêtent dans ce pays.

D'abord, les routes en très mauvais état pour la plupart. Notre moyenne est tombée à 23km/h !

On n'a aussi pas aimé l'accès payant à quasiment toutes les réserves et volcans.

Ensuite, il y a la chèreté de la vie : on ne peut retirer que 2000GTQ au distributeur et on paye à chaque fois environ 42GTQ de commission soit 5€. . Les produits laitiers sont chers : 27GTQ/3€ la plaquette de 225g de beurre, idem pour 1Kg de yaourt. Les produits de luxe comme les pépites de chocolat sont deux fois plus chers qu'ailleurs.

Il y a tout de même des compensations aux prix excessifs de ces produits. Les fruits et légumes du marché ne sont vraiment pas chers et de très bonne qualité. On s'est fait une cure de fraises et de pommes du verger délicieusement sucrées !

Les glaces ne sont pas chères et aussi très bonnes. Et que dire des papas fritas faites à partir de vraies pommes de terre qui cuisent à tous les coins de rue pour 5GTQ la barquette !

Mais le Guatemala, ce n'est pas que ça.

C'est aussi sa population aux habits traditionnels colorés qui contraste avec des villes de type occidental avec Walmart, McDo et Domino's Pizza.

En une centaine de km, on passe de la haute montagne avec ses cultures diversifiées à la monoculture de la plaine.

Il y a aussi ses forêts encore préservées et ses volcans actifs ou éteints !

Oui, on a aimé le Guatemala.

Mais le temps file.

J'ai dû nous pousser vers la sortie car je veux être aux baleines en Baja California pour la fin de l'année.

Au final, on n'en a fait qu'un tout petit bout, mais on veut définitivement revenir dans ce pays pour retourner dans des endroits qu'on a déjà faits et découvrir les autres.

Maintenant, c'est parti pour un retour au Mexique.

Durée du séjour : ?

Destination : le nord ouest du pays en longeant plus ou moins la côte pacifique.

Ensuite : ?

 
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Mercredi 25 octobre.

Nous prenons la route à 7h, pensant parcourir les 40km qui nous séparent de la frontière en 1h.

Mais c'était oublier qu'on est au Guatemala...

Même si la route est pour une fois en bon état, tous les 2km, il y a un village à passer avec ses tumulos. Ensuite, nous passons de 1800m d'altitude à quelques centaines de mètres avec une route en pente raide. En première et quasiment tout le temps sur les freins, on arrive au poste frontière d'El Carmen (approximativement 14.965553,-92.145978) presque 2h après notre départ, tout poites car on est en plus revenus dans les lowlands de la forêt tropicale humide.

Je n'ai pas beaucoup d'informations sur ce passage frontière, alors on y va en live en évitant les "guides" qui veulent nous montrer où passer pour une poignée de quetzales.

À première vue, cette douane a l'air bordélique et ça se confirme.

On se dirige vers le panneau SAT. Là, on entre dans une sorte de petit tunnel couvert où un douanier nous arrête (c'est marqué SAT sur son T-shrit). Il nous fait garer TiNéfant devant les bureaux et on se présente au guichet indiqué pour savoir quoi faire de notre importation temporaire du véhicule.

Le gars ne veut pas de nous car notre véhicule est étranger. Il nous oriente vers sa collègue de l'autre guichet qui met déjà 10 minutes à enlever le papier bourré dans l'imprimante avant de s'occuper de nous.

Puis, elle papote avec un autre collègue...

Mon Babé se demande si on est au bon endroit.

Mais oui, c'est bien là !

La fille finit par nous considérer un peu plus sérieusement et prend notre papier d'importation temporaire. On apprend qu'il faut le rendre pour pouvoir revenir dans le pays plus tard.

Elle tape sur son ordi, tamponne le papier et d'autres documents imprimés avec la date de sortie, fait signer un papier à Babé et va ensuite contrôler le numéro de TiNéfant.

Au grand désespoir de Babé, elle décolle l'autocollant SAT de notre pare-brise.

On est bon pour aller à la migracion.

Un peu déoussolés par tant de rapidité, on demande notre chemin.

On nous indique d'abord des bureaux de l'autre côté du bâtiment, puis on finit par comprendre que les locaux sont un peu plus loin après le virage sur la droite.

On remonte donc dans TiNéfant pour faire les quelques centaines de mètres.

Il y beaucoup de monde dans la rue étroite et pas vraiment de place pour se garer.

Là encore, des gars avec de pseudo-badges officiels nous proposent de nous guider.

On les déboute avec un sourire.

Il n'y a qu'un seul guichet de Migracion d'ouvert et le gars bedonnant a l'air déjà bien blasé.

À peine nous voit-il qu'il nous tend deux formulaires à remplir.

On s'acquitte de notre tâche puis, après avoir attendu que d'autres voyageurs passent devant nous, le gars reprend nos formulaires, n'y jette même pas un coup d'œil et tamponne nos passeports sans sourire ni explications.

OK...

On en a finit avec la douane du Guatemala.

On remonte dans TiNéfant pour passer le pont sur la frontière.

On passe dans un hangard de fumigation qui n'asperge rien du tout.

Un gars dans la guérite nous fait signe de venir payer.

Il me déleste de 195 pesos sans reçu d'aucune sorte.

On continue sur quelques mètres. Caméras, gardes armées dans des uniformes nickels, ça rigole pas, on est bien de retour en Amérique du nord !

Un douanier indique à Babé d'aller tout droit. Je dois descendre et me rendre seule à la Migracion.

J'ai juste le temps de donner le papier d'importation du véhicule à Babé.

Le premier guichet n'est pas le bon, il faut aller à l'intérieur. Là un douanier sympa m'explique (ce que je sais déjà) que je peux rentrer 7j sans payer ou 180j en payant 500pesos.

Je choisis la deuxième option et il me dirige vers le Banjercito (la banque).

Il y a déjà une queue de 5 personnes ce qui me donne largement le temps de remplir mon formulaire, attendre Babé et qu'il remplisse aussi son formulaire.

Le passage de la douane s'est bien passé même si j'avais oublié de fournir la carte grise en plus.

Le douanier n'a fouillé que sommairement TiNéfant, prenant les derniers fruits qu'il nous restait, laissant le yaourt, le miel et le beurre.

C'est enfin notre tour à au Banjercito. Des pubs sur les armées mexicaines passent en boucle sur l'écran plat derrière le douanier qui met trois plombes à faire ses papiers et nous faire régler les 1000pesos (env. 50€) de visas.

De retour au guichet de la Migracion, le dounier s'en va.

Il faut qu'on attende le douanier qu'on a vu au départ. Or, c'est l'heure de la "refraccion", la collation de 10h quoi !

On poirotte plus d'un quart d'heure.

Babé commence à perdre patience !

Notre douanier bedonnant finit par réapparaître et, après avoir encore déconné 5 minutes avec son collègue, finit par tamponner nos passeports en moins de 2 minutes.

Pas besoin de photocopies, on est apparemment déjà dans les ordis.

Il nous souhaite bon séjour et nous voici enfin sortis des douanes.

Pas d'autres contrôles, on reprend la route pour entrer dans le Chiapas.

Waouh ! La grosse deux fois deux !

Ça fait tout bizarre de rouler aussi vite sur une route aussi large et sans nids d'autruches !

On arrive en un clin d'œil au Walmart de Tapachula à 20km de là.

Quel plaisir pour le porte-monnaie de retrouver des produits laitiers et du chocolat abordables !

On fait les pleins et, après avoir manger une bonne salade, on reprend la route.

On avait pensé au départ faire plein de petits arrêts le long de la côte. Toutefois, étant restés plus longtemps que prévu au Guatemala, on décide de tracer directement à Puerto Arista où Babé peut faire une coche et moi voir des tortues.

On s'émerveille à nouveau de rouler aussi vite (90km/h !) sur une bonne route.

Bon, est au tout de même au Mexique et il est normal de voir des gens à cheval, en vélo ou à pieds aller en contre-sens de notre double voie.

On retrouve aussi sans surprise les policiers et militaires équipés en robocops avec de gros 4x4 climatisés tous neufs.

On passe pas loin d'une dizaine de contrôles sur cette route (police(s), douanes, militaires). La plupart nous laisse passer. Les douanes vérifient les papiers du camion. Quant aux milicos, un jeune bidasse entreprend de fouiller tous nos meubles.

Bon, il ne fouille pas à fond. On aurait pu cacher ce qu'on voulait.

Arrivé au meuble du lit et à mes slips, il abandonne, nous laissant repartir en jetant seulement un coup d'œil à la soute !

Trop, c'en était trop !

Beaucoup de vent sur la route. Des arbres empiètent sur la chaussée.

On arrive un peu surpris en fin d'après-midi à Puerto Arista.

 
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Mercredi 25 octobre, fin d'après-midi.

Pour nos premiers pas de retour au Mexique, on décide de commencer par un camping. D'abord parce qu'il est près d'une mangrove, et surtout pour la douche, car on meurt à nouveau de chaud (35°C !) après cette descente brutale des montagnes guatémaltèques.

Le Jose's Camping Cabañas (15.930749,-93.801036) est le seul camping de Puerto Arista. C'est un canadien bizarre qui le tient. Situé à deux cuadras de la mer, il manque d'air, mais il est accolé à un bout de mangrove et ses palmiers sont sympas.

C'est 250pesos avec électricité. Vu qu'on est un peu à l'ombre, on en profite pour se plugger.

C'est tout de même cher, car pour ce prix-là il n'y a même pas de wifi, qu'il faut payer en supplément (10pesos/15min ou 25pesos/h). N'importe quoi !

Bon, ça va, je n'en ai pas besoin car je suis à la bourre dans mes articles. Donc, je passe la journée du lendemain à rattraper un peu de mon retard, tout en faisant tout de même un petit tour en ville.

Babé, lui, est au taquet !

À peine arrivé, il a déjà repéré les Boat-billed Heron qui nichent dans la mangrove.

Il a bien le temps de les disfruter, vu qu'ils nourrissent les petits.

Le lendemain, il part aux aurores à la recherche du Giant Wren.

Comme le proprio l'avait dit, il en trouve un devant le camping, dans la propriété du voisin dans un flock de Kiskadees. Il en trouve à nouveau dans les champs autour des Pemex.

Malheureusement, impossible de le prendre en photo. L'oiseau se fait trop discret dans les feuillages.

Oh well, c'est tout de même une super coche. Et Babé prend beaucoup de plaisir à marcher dans la ville.

Cette ville balnéaire est plutôt morte en milieu de semaine. Elle revit le weekend quand les mexicains viennent se baigner en bord de mer.

On a l'impression qu'elle a connu un boom, suivi d'un gros coup d'arrêt. Des maisons et des hôtels tous neufs sont à l'abandon. D'autres sont en construction. Serait-ce à cause d'un tremblement de terre comme le suggère certaines pub sur les murs ?

Sa plage, qui s'étend sur des km, est superbe. L'océan pacifique y est tumultueux. On tombe aussitôt sous le charme...

 

De seulement deux jours, on va finir par étendre notre séjour.

Toutefois, on ne va pas rester au camping.

Car Babé nous a déniché un spot dodo bien plus intéressant...

 
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Au cours de ses balades dans Puerto Arista, Babé est allé faire un tour au Campamento Tortuguero (15.945573,-93.828153) qui se situe tout au bout de la plage nord, histoire de se renseigner sur les activités que l'on peut y faire pour voir les tortues marines.

Je veux en voir depuis qu'on est au Mexique mais jusque-là, je n'ai vu que leurs traces.

Mireia, la biologiste qui travaille sur place, l'invite à venir bivouaquer dans le centre. On peut y rester gratuitement autant de temps que l'on veut et participer aux activités liées à la conservation des tortues marines.

Vendredi 27 octobre, nous longeons donc les hôtels abandonnés et resorts flambant neufs côté plage ainsi que les champs côté terre pour arriver au Campamento.

Mireia nous accueille et nous invite à stationner à l'intérieur du campamento. On a accès à de l'eau, une douche et même de l'électricité si besoin, tout ça gratuitement, du moins, en échange d'un petit coup de main dans la conservation des tortues marines, ce que je suis toute heureuse de faire.

Mes journées vont être rythmées par les tortues, celles de Babé un peu moins car il est tombé en amour devant la plage sauvage qui s'étend au nord du Campamento sur des km. Et puis, il y a aussi les oiseaux à aller voir.

Le soir même, nous participons à notre première "Liberación" de tortues. Elles ont généralement lieu les vendredis et samedis soir afin de sensibiliser les quelques touristes présents à l'importance de la conservation des tortues marines.

Normalement, une "Liberación" se fait à marée basse, mais les contraintes touristiques font qu'on est à marée montante. Oh well. Seulement quelques centaines de crias sont libérées pour l'événement qui a d'abord une visée pédagogique.

Notre hôte, Fili, l'un des 4 gardes qui travaille au Campamento, nous explique que ce sont des Tortuga Golfina (Lepidochelys olivacea / tortue olivâtre / Olive Ridley), l'une des 4 espèces de tortues marines qui viennent pondre sur les côtes du Chiapas et la plus abondante. Cette année, ils ont déjà récolté plus de 6400 nids de cette espèce, alors qu'il n'y en avait que 3200 l'année dernière !

On nous donne une petite "cria" (= une petite tortue sortie de la nurserie). On lui donne un nom, puis on la libère sur le sable afin qu'elle se souvienne où elle est entrée pour la première fois dans la mer.

C'est vraiment émouvant d'avoir ce petit être au creux de ma main. Elle pousse fort sur ses nageoires ! Je la libère rapidement en espérant qu'elle survivra jusqu'à l'âge adulte.

Seule 1 tortue sur 1000 arrive à l'âge adulte, c'est à dire à 15 ans. Ensuite, elle peut vivre une centaine d'année.

Le soir suivant, nous faisons la Liberación en compagnie d'Odette et de Dominique Tissot-Charlod, des copains voyageurs qu'on avait rencontré pour la première fois aux baleines en Argentine. On s'était ensuite revus en France. Sympa !

Arrivés samedi matin pendant que je suis en train de repeindre les plaquettes servant à identifier chaque nid dans la nurserie,...

... ils vont rester deux jours en notre compagnie et participer eux-aussi aux activités du campamento.

De notre côté, on ne devait rester que le weekend. Mais Babé est tellement emballé par la plage qu'on décide de rester la semaine, pour mon plus grand plaisir puisque je vais pouvoir faire plusieurs "recorrido" et voir des tortues pondre.

Mais avant de parler de "recorrido", commençons par le commencement avec d'abord une petite description du campamento.

En arrivant, on passe les dortoirs pour les gens qui viennent aider, le laboratorio et l'officina où sont conservées les crias nées dans la journée, puis le bâtiment d'habitation.

Au fond se situe la nurserie.

Afin que ce soit un peu plus clair et ludique, voici des photos illustrées qui vous expliquent comment fonctionne la nurserie (mon logiciel ne me permettant pas de mettre des accents, vous allez devoir les imaginer )

Et voici une vidéo d'une "cria" sortant du sable.

 
"Cria" sortant du sable dans la nurserie du Campamento Tortuguero :
 

Voilà, vous savez en quoi consiste une journée de travail au campamento.

Maintenant, passons au travail de nuit, le fameux "recorrido", que l'on a effectué avec Fili et Cristóbal, deux des gardes du campamento avec qui j'ai bien sympathisé.

Les Tortuga Golfina pondent de juillet à décembre. Les deux mois les plus importants sont août et septembre durant lesquels on peut récolter jusqu'à 300 nids par nuit !

Dans certains campamentos, comme dans l'état de Oaxaca, les plages sont surveillées pour que les tortues viennent pondre et que les crias naissent sur place. Mais ici dans le Chiapas, l'état a préféré mettre en place un programme de prélèvement des nids et d'incubation en nurserie.

Pourquoi effectuer de tels programmes de conservation ?

Tous simplement parce que sans cela, il n'y aurait plus de tortues marines.

Certaines espèces sont vulnérables voire menacées d'extinction.

La faute aux Hommes qui viennent prélever les nids pour les consommer et/ou les vendre (seulement 50pesos/2,5€ le nid !). Quant aux tortues adultes, elles sont tuées pour consommer leur chair et utiliser leurs carapaces.

Protéger les nids sur place ou en nurserie a permis depuis vingt ans de stabiliser la population de Tortuga Golfina voire même de l'augmenter un peu.

Le Campamento Tortuguero de Puerto Arista est le plus grand des trois que compte le Chiapas. Chaque nuit, 32km de plage sont parcourus durant le "recorrido" pour récolter les nids.

À nouveau, plutôt que de long discours, voici des photos illustrées de textes (sans accents !) pour vous expliquer comment se déroule un "recorrido".

Comme nous sommes en fin de saison, il n'y a plus qu'une dizaine de nids récoltés par nuit mais cela suffit à mon bonheur.

Et puis, d'avoir vu les tortues pondre a été un moment super intense !

Bon, lorsqu'on a récolté le premier nid d'une tortue qui était en train de le recouvrir de sable, j'ai été un peu choquée de voir le garde déplacer la tortue un peu plus loin pour récolter les œufs. Toutefois, cela ne les dérange pas et celle-ci a continué à reboucher son "nid" comme si de rien n'était même si elle n'était plus dessus.

Il faut comprendre que plus vite ils sont récoltés, mieux c'est. Car même s'ils peuvent prendre des amendes, les gens sortent toutes les nuits pour venir piller les nids. Et parfois, on arrive trop tard...

Allez ! Si la nuit se termine, elle n'est pas pour autant finie au Campamento.

Il faut encore récolter les crias, ce qui a lieu tous les jours, une heure avant le lever du soleil. Ensuite, on les libère sur la plage.

Voici encore des photos illustrées de textes (sans accents !) pour vous expliquer comment se déroule un "leventar de crias" et une "Liberación" le matin.

Et pour ceux qui préfère les animations, je vous ai réalisé une petite vidéo qui reprend toutes les infos sur le "recorrido" de la nuit, le "leventar de crias" et la "Liberación de crias" du matin.

 
 

C'est tout de même beaucoup de travail et les nuits sont courtes en saison. Pas évident de dormir correctement pour Fili, Cristóbal et les deux autres gardes. Quant au salaire... 5000pesos (250€) par mois, c'est pas énorme pour nourrir une famille.

Alors toute aide est la bienvenue !

Donc, avis aux voyageurs : venez aider ce campamento qui en a bien besoin !

L'accueil est tellement simple et chaleureux qu'en plus du petit coup de main qu'on leur a donné, on leur a aussi laissé toutes nos photos et vidéos. On a même fait une donation car on a l'impression que l'état n'investit plus autant de fonds qu'avant...

Voilà une semaine qui est bien vite passée !

Mais j'ai encore quelques petites choses à vous raconter...

La plus "désagréable" est qu'on est tombé en rade de batterie moteur. "Voumbo". Impossible de démarrer un matin pour aller faire quelques courses.

Décidément ...

Deux touristes allemands qui étaient de passage ont tenté de nous aider à démarrer avec les câbles, sans succès. Impossible de les fixer. Ils ont fini par nous aider avec l'aide de Cristóbal en poussant TiNéfant sur quelques mètres.

On a pu trouver une nouvelle batterie légèrement plus puissante à Tonala pour 1700pesos (env. 85€).

Il y a beaucoup de repuestos dans cette petite ville. Ensuite, il n'y a plus qu'à trouver le bon. Pour nous, cela a été le "Refactiones Espino" (16.098705,-93.762337) près du terminal de bus.

Bien plus agréable, je voulais aussi vous parler de la plage.

De ce côté-ci de Puerto Arista, elle s'étend sur plus de 10km au nord jusqu'à un estuaire.

Il n'y a que quelques pêcheurs et touristes qui la parcourent et ses levers et couchers de soleil sont superbes.

Alors, voici quelques couchers de soleil pour le plaisir des yeux.

 
 

Le courant y est fort. Attention de ne pas se laisser emporter comme c'est arrivé à une touriste qui a été repêchée à temps !

Babé n'a pas pu s'empêcher de barboter quelques fois dans les vagues.

Babé dans les vagues de Puerto Arista :
 

Il a aussi pris "quelques" photos pendant sa balade jusqu'à l'estuaire.

 

Enfin, ...

 
L'océan Pacifique vu de la plage de Puerto Arista :
 
Encore un peu d'océan Pacifique vu de la plage de Puerto Arista :
 

Notre histoire avec le Campamento Tortuguero n'est pas terminée. J'ai bien l'intention de revenir en août ou septembre (de l'année prochaine ou dans deux ans...) afin de recommencer à ramasser et oeufs et les crias. Aussi, Babé veut bien à nouveau marcher des heures sur la plage et, qui sait ?, peut-être réussir à prendre le Giant Wren en photo.

 
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