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En ce jour de rentrée scolaire en France et pluvieux à Baie-Comeau au Québec où nous faisons notre lessive hebdomadaire, je souris.

Non, ce n'est pas un sourire dédaigneux pour narguer les amis, élèves et collègues qui retournent en classe. C'est tout simplement un sourire heureux.

Je suis heureuse d'être là où je suis en compagnie de Mon Homme, le-plus-beau-des-bel-homme-du-monde et qui mérite une médaille pour me supporter tous les jours.

Je suis heureuse d'être là où je suis car je l'ai choisi. Et ça fait du bien.

Travailler durant ces quatre années était une contrainte assumée dès le départ. Et un compromis.

J'ai depuis longtemps arrêté de me "réaliser" dans un travail, ayant trouvé mon plein épaouissement dans l'écriture.

En dépit de très mauvais moments qui m'ont confrontés aux plus hideuses personnes, j'ai fait heureusement de belles rencontres qui me font garder espoir en l'hummanité, même si elle est mal barrée.

Bref, on se construit car la confrontation à autrui est inévitable, qu'elle soit bonne ou désagréable. Et je suis qui je suis aujourd'hui car ces quatre années d'immobilisme en France ont apporté leurs petites pierres à mon petit édifice.

Mais depuis que nous sommes partis en 2007, je sais réellement la vie qui me plaît. Et c'est celle de nomade. "Sédentaire-Nomade" comme j'aime à le dire, car j'aime le confort de mon camion tout en m'épanouissant sur les routes du monde.

Donc, je souris car je suis heureuse. Et je le dis car très peu de gens disent qu'ils sont heureux, c'est tellement plus facile de se plaindre.

Je suis là où mes choix et mes envies m'ont menée et, tous les jours, je suis consciente de ce privilège.

Aujourd'hui, nous entamons une nouvelle route vers le nord.

Je n'ai aucun regret de ne pas être en votre compagnie là-bas, en France, car chacun fait ses choix ou non-choix. Moi, j'ai fait les miens.

Je ne peux que vous souhaiter bonne route à tous. Et, qui sait, peut-être nous croiserons-nous bientôt...

 
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Nous n'avions pas prévu de faire cette route, pensant qu'elle s'arrêtait à Happy Valley-Goose Bay. Et puis, en lisant les guides touristiques et les cartes fournies par les offices de tourisme, j'ai eu envie de la faire au moins jusqu'à Labrador City pour aller le plus haut possible dans cette partie du Canada. Babé a eu envie d'aller jusqu'au bout. D'abord à Happy Valley-Goose Bay pour aller à "perpète-les-oies" ("perpète-les-goose" comme on a l'habitude de le dire ) pour finalement aller tout au bout, à Vieux-Fort, et voir le détroit du Labrador (détroit de Belle-Isle de son vrai nom).

Donc, nous voici partis pour au moins deux semaines de route et près de 2000 kilomètres aller, puis retour

La trans-Québec-Labrador ? C'est où ça ?

Eh bien, c'est dans la partie nord-est du Canada. Elle traverse le nord-est du Québec et tout le Labrador qui est une région de la grande province Newfoundland-Labrador qui, comme son nom l'indique, regroupe l'île de Terre-Neuve (Newfoundland) et le Labrador, région terrestre la plus à l'est du Canada.

Elle part de Baie-Comeau pour monter à Fermont , route 389 dans la partie québécoise, puis continue dans le Labrador en passant par Labrador City, Happy Valley-Gooose Bay (route 500), Red Bay et l'Anse-au-Loup (route 510), pour finir par un tout petit bout québécois avec Blanc-Sablon et Vieux-Fort (route 138).

On espère y voir des aurores boréales, des ours, des mooses et peut-être même des icebergs.

En tournant sur la route n°389, Babé est content et me taquine, like-as ausual :

"On risque pas de se tromper, il n'y a qu'une route !"

 
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Baie-Comeau est une grosse agglomération bien pratique avec tout ce qu'il faut pour faire les pleins de nourriture (Walmart et Provigo) et gasoil, du Nenet (qui crache à l'office de tourisme du Manicouagan derrière la station essence) et la lessive (49.215542,-68.171476).

En ce jeudi 1er septembre, nous voici fin prêts pour deux semaines d'autonomie ou presque.

Et c'est parti pour la montée du Québec !

Nous bifurquons sur la route 389 et retrouvons avec plaisir la forêt boréale.

Nous longeons aussi les lignes électriques car cette route a avant tout été créée pour relier Baie-Comeau aux grosses centrales électriques qui alimentent en partie le Québec. Elle permet aussi aux forestiers d'extraire entre 250 000 et 1 500 000 mètres cubes de bois par an et de rejoindre les mines de fer de Fermont ou celles d'or de Labrador City.

Donc, "merci" à toutes ces industries extractivistes sans lesquelles nous ne pourrions pas faire notre petit périple.

Les centrales électriques de Manic 2 et 5 peuvent se visiter gratuitement jusqu'au... 31 août. Tant pis, nous les observons en passant. C'est tout de même dingue ce que l'Homme est capable de faire... et de modifier dans son environnement.

La route rebondissante est en lacets. Après Manic 5, il y a une centaine de kilomètres sous forme de piste roulante, puis nous retrouvons l'asphalte.

Une boule de poils noirs traverse la route un peu plus loin. En arrivant sur les lieux, Babé ne voit plus qu'une paire d'yeux et deux oreilles qui le scrutent avant de disparaître dans la forêt. C'est notre premier ours ! Cooooool ! Furtif mais cool !

On prend de l'altitude pour arriver dans la zone des Monts Uapishka ou Groulx en québécois. Je n'ai pourtant pas vu de minions dans les parages...

Les amateurs de randonnées du coin ont aménagé quelques sentiers pour faire les sommets avoisinants. Un grand merci à eux car le milieu est très tourbeux et impossible à pratiquer autrement. Enfin..., il faut tout de même avoir de bonnes chaussures et aussi des guêtres car il y a parfois des endroits encore bien humides.

Autant dire que ces sentiers ne sont pas pour moi car je n'ai que de petites chaussures de rando. Je ne suis pas le moins du monde désolée car j'ai décidé de glander un max, c'est à dire regarder des films et faire des "expériences culinaires", comme les appellent Babé, afin de relâcher encore plus le "Coucoux rationel" en moi et de me reconnecter à mon "Moi-Créatif".

Je passe donc beaucoup de temps à me replonger mentalement dans "Mes Histoires" (pour ceux qui ne le savent pas, j'écris des romans), retrouvant les intrigues de certaines, en paufinant d'autres (celles des dragons avancent bien). C'est trop coooool !

Je n'en suis pas encore à la phase rédactionnelle, c'est encore trop tôt (et non les filles, il faudra encore attendre ! ). Mais j'aime cette phase d'errance où les idées jaillissent, se concrétisent ou s'étiolent. Ouaip ! C'est trop cooool

Babé, quant à lui, est tout content de pouvoir faire quelques sommets. Ce n'est pas de la hautes montagnes, seulement 1000m d'altitude, mais ils permettent de passer de la forêt boréale à la toundra avec de belles tourbières et une vue sur l'astroblème de Manicouagan, le 4ème plus grand cratère météoritique du monde. Babé a un peu mal aux jambes le soir et est surtout bien crevé ! . Mais il est heureux de faire ces sommets, d'autant qu'il est tout seul.

Balade Mont Provencher :
Balade Mont Harfang :
Balade Mont Jauffret :

Vous avez remarqué l'immense tapis de résidus de la mine de fer de Gagnon ?

Voici une partie de l'Astroblème (qui fait 50km de diamètre !) et qui est entouré par le lac de barage de Manic 5.

Pour les amateurs de rando, on trouve gratuitement la carte des Monts Uapishka avec tous les sentiers dans les offices de tourisme. Pour ceux qui n'ont pas la carte, le départ du sentier pour le mont Provencher est au km 335. Le départ nord du sentier pour le mont Harfang est au km 352. Babé conseille de le faire à partir de là plutôt qu'au départ sud du km 349. Enfin, le départ du sentier pour le mont Jauffret est au km 365. Babé n'a croisé ni Angélique ni les anges... (C'est sa blague, pas la mienne !)

On a de la chance, car le temps, bien que nuageux, n'est pas à la pluie et vire même au franc soleil. Côté températures au lever dans le camion, c'est 8°C le premier matin et 15°C le dernier car le vent a tourné au sud. L'après-midi, c'est 18 ou 30°C.

Côté bivouacs, il y a du choix avec pas mal de gravières. (51.422646,-68.215606) (51.481262,-68.215713) (51.486937,-68.22483) (51.682169,-68.114002)

Le premier soir, Babé sort spoter les aurores. Nous sommes en altitude et la météo spatiale annonce quelques turbulences du côté du cercle polaire. C'est le début de la soirée et je sursaute en l'entendant frapper aussi vite à la porte.

Le ciel est presque dégagé et nous assistons à de faibles occurences d'aurores boréales. . Bon, elles ne sont pas aussi flamboyantes que celles dont on voit les photos en hiver, mais on assiste bien à la formation d'ondulation verdoyantes sur l'horizon, au-dessus et derrière des arbres. Ça ne dure pas très longtemps. On n'est d'abord pas sûrs de ce que l'on voit. Puis, une forme vert pâle s'intensifie, s'élargit et s'évapore. A un moment, elle couvre tout l'horizon nord. On observent aussi des sortes de traînées blanchâtres qui se forment de façon éphémère dans le ciel étoilé. Très jolies.

On en ressort transportés.

J'essaies de les filmer mais l'intensité lumineuse est très faible. Au départ je vous avais mis la vidéo la moins pourrie mais, suite à un élan démocratique inhabituel de ma part (dixit Babé), et après avoir pris l'avis du comité rédactionel (c-à-d Babé), nous avons décidé de ne pas la publier parce qu'on ne voyait "absolument rien" (dixit encore le comité rédactionel !), mais c'est pô vrai, on voyait quand même quelque-chose.

Nous n'assisterons pas à d'autres aurores les deux nuits suivants.

Enfin, je ne peux finir cet article sans parler du Gray Jay (le mésangeai du Canada), oiseau fort sympathique mais furtif qui traverse souvent la route devant le camion quand on roule et qui vient rapidement voir qui on est quand on se pose quelque part avant de repartir promptement dans la forêt.

Babé n'a pas réussi à le photographier jusque-là, mais j'en ai un bref souvenir vidéo.

 
 
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Nous continuons la route et traversons le reste du Québec et le Labrador en trois jours, soit environ 1400km.

La route nous engourdit un peu, nous ne sommes pas habitués à faire autant de kilomètres dans une journée, mais nous y prenons plaisir car elle passe vraiment au cœur de la forêt qui s'étend à perte de vue. Les patches de tourbières élargissent parfois l'horizon, tout comme les grands lacs entre Labrabor City et Churchill ainsi que des parties de forêt brûlée. Et il y a les rivières aux eaux toujours noires et tumultueuses.

Passés les Monts Uapishka, on entre sur le territoire des mines de fer et d'or. D'abord avec Gagnon, dont il ne reste plus que la route et les trottoirs de l'ancienne ville (plutôt sinistre), puis celle de Fire Lake dont on voit les grands terrils qui paraissent bien petits comparés à ceux du Mont Wright.

Arrivés à Fermont, on va voir le gros camion de la mine exposé à l'entrée.

On est le 05 septembre, jour de la fête du travail. Tout est fermé ou presque, ici comme à Labrador City.

En passant la limite de la Province du Labrador, on retrouve la langue anglaise et on perd une heure. La route, toute neuve, est très agréable.

On trouve un super spot dodo dans une carrière ouvrant sur une tourbière (53.34812,-65.71383). On est au-delà du 53° parallèle, au plus proche du cercle polaire que l'on puisse être. La météo spatiale annonce encore des perturbations. L'air est chaud, le ciel dégagé, mais on ne voit aucune aurore. La fatigue nous gagne à 22h. Dommage.

Le trajet jusqu'à Happy Valley-Goose Bay se fait tranquillou sur de longues lignes droites. On passe de jolis lacs vers Churchill Falls et l'on traverse la forêt, toujours la forêt.

C'est grand !

On longe à nouveau les lignes électriques. Peu de monde sur la route, seulement quelques camions et des 4x4.

Parfois, on se sent vraiment seuls au milieu de nulle part.

Un ours traverse la route au loin. Il a l'air énorme. Mais il a disparu depuis longtemps lorsqu'on arrive sur place.

On voit aussi quelques spécimens très reconnaissables, quelque soit le pays que l'on traverse : gros bidons, vestes de cammouflage, bière à la main, fusils chargés avec en plus, ici, un canoé sur le toit du 4x4. Vous ne voyez pas ? Allez, je vous donne un indice : c'est l'ouverture de la chasse.

On comprend pourquoi les ours ne s'attardent pas en traversant la route...

Nous arrivons à Happy Valley-Goose Bay qui est l'union de deux villes dortoirs pour les mines, les carrières et la grosse entreprise du réseau électrique de la région. L'ambiance y est tristounette. Il faut dire que le temps n'est pas gai non plus avec de la grisaille et du vent froid. Nous y arrivons le soir, heure de débauche des ouvriers en grosses chaussures, casques et combinaisons de sécurité. Nous y faisons les pleins d'eau et de nourriture et repartons trouver un spot dodo plus loin dans la forêt (52.839473,-60.134037) le long de la route 510.

Le lendemain, nous abandonnons la route asphaltée 85 km après Happy Valley-Goose Bay pour passer la journée sur la piste jusqu'à Red Bay. La grisaille continue et le froid s'accentue. On passe 200 km un peu cassant avec de nombreux trous. On ne croise qu'une dizaine de véhicules. Au passage, nous perdons encore une demie-heure.

Note positive : avec l'humidité, on ne fait pas de poussière. Déception : on ne voit pas un seul mammifère. Pourtant, les panneaux nous avertissent de la présence de moose et de caribous... Dommage.

Heureusement, le paysage est toujours aussi beau, même sous la grisaille. En arrivant près de la mer, on passe quelques fjords qui doivent être encore plus beau avec du soleil.

Bon, arrivés vers Red Bay, on ne voit plus rien à cause du brouillard. Mais les quelques endroits d'éclaircies nous donnent envie d'en voir plus : la forêt a disparu et laissé place à la lande rocailleuse. On arrive dans la toundra.

 
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Après 1746 km passés dans la forêt depuis Baie-Comeau, nous retrouvons enfin la mer à Red Bay.

Il fait froid, il y a du brouillard et de la pluie. On a un spot dodo d'I-Overlander en plein village. On préfère aller de l'autre côté de la baie, sur le parking d'un départ de sentier (51.734842,-56.441416).

Le lendemain, le temps est nuageux et venteux, mais il ne pleut plus. On part se balader. Le village a aménagé une passerelle en bois jusqu'au sommet de la colline, donnant une belle vue sur la côte et les collines alentours. On est aussitôt conquis par ce paysage de tourbes et de roches façonnées par les glaciers et le temps.

Red Bay côté terre :
 
Red Bay côté mer :
 

Il y a un gros iceberg au milieu du détroit. Coooool

On en voit un de plus près à L'Anse-au-Loup. Les villageois l'ont amarré pour en recueillir des fragments. Babé en récupère un petit bout.

On aura touché un bout du Groenland !
Sur la route :

Chaque village a ses sentiers (footpath) en bord de mer. On se pose au phare de L'Anse-aux-Amours (51.460512,-56.859491), un spot d'I-Overlander où un gars à vu une baleine à bosse sauter vingt fois de suite.

Je reste au chaud dans le camion en mettant une deuxième paire de chaussettes et spote un peu la mer entre deux Harry Potter et la confection d'un gâteau au chocolat. Babé brave le vent et le froid sur le sentier littoral. Rien. Seulement quelques dauphins. Oh well... Le gâteau était délicieux.

Le lendemain, le soleil nous gratifie de sa chaleur. Nous changeons de province et retrouvons le Québec, avec 1h30 en plus sur l'horaire, ce qui ne nous change pas beaucoup puisqu'on n'a pas changé nos montres .

L'office de tourisme de Blanc-Sablon est ouvert. J'y recueille quelques infos et fait un peu de Nenet.

Je dois dire qu'on est un peu deçus. On pensait être complètement coupés de la civilisation durant ce périple, l'office de tourisme de Baie-Comeau nous ayant même conseillés de prendre un téléphone satellitaire fourni gratuitement dans les villes du Labrador au cas où on aurait un pépin sur la route, mais il y a du wifi et de l'Internet dans tous les villages. Quant à l'absence de bornes SOS sur la piste, il y a toujours assez de véhicules qui passent pour se faire dépanner...

Autre remarque : tous les offices de tourisme ont des wifi avec accès libre, bien souvent de très bon débit, même au fin fond de la route du Labrador. La France devrait s'en inspirer...

Bref, nous profitons de cette belle journée pour faire de la route et profiter des paysages, mais le temps se couvre vite.

On arrive au bout de la route, à Vieux-Fort, petit village endormi sans grand intérêt mais niché dans une superbe baie. Il se met à pleuvoir. On se pose près du cimetière (51.427548,-57.830002) pour y passer la nuit et reprendre la route le lendemain.

Du Phare à Vieux-Fort :
Le thermomètre est resté coincé !

Le soleil revient et, avec lui, la douceur pour cause de vent du sud. On retourne au phare pour se balader et spoter les baleines.

Toujours rien, mais une balade agréable et on voit l'iceberg que l'on avait vu le premier jour tiré par un bateau pour aller... où ? Il disparaît rapidement au sud.

Tombés sous le charme de Red Bay, nous y retournons avec un vent à décorner les bœufs. Babé part se balader sur la toundra. Je préfère la passerelle, même si j'ai l'impression en la montant de me retrouver en train de gravir la côte de la Belle-de-Mai à Marseille, un jour de Mistral.

On fait aussi un tour au musée, qui appartient aux parcs nationaux du Canada, pour y apprendre l'histoire de la chasse à la baleine par les basques dans la région à partir du XVIème siècle. Tout ce que j'en retiens, c'est que les basques sont partis parce que la ressource devenait rare (on se demande bien pourquoi quand on voit les quantités phénoménales d'huiles qu'ils ramenaient en Europe... ), pour des raisons d'instabilité politique sur le vieux continent et à cause du changement climatique (petit âge glaciaire).

Nous finissons notre étape côtière par Saint-Lewis, le port le plus à l'est du continent. Les panneaux disent que l'on peut y voir des icebergs. Il y a rien que de la pluie et de la grisaille.

On se pose sur le départ du sentier, notre spot dodo le plus à l'est du continent (52.37011,-55.663902).

Il est indiqué de faire attention aux ours, mais on ne voit pas l'ombre d'un bout de poil...

Babé brave la grisaille. Prenant des chemins de traverses, il est récompensé par de magnifiques paysages de toundra et... une baleine à bosse qui fait des rond dans une baie. Je suis dég' ! D'autant plus qu'il en parle avec poésie mais sans photo.

 
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Il est temps de repartir.

La météo ne nous laisse pas trop de choix. Malgré quelques plages de ciel bleu, il fait frais et pleut assez souvent. Cela ne nous empêche pas de disfruter un maximum du paysage, immense et magnifique. C'est quand même vachement grand !

Nous reprenons donc la piste cahoteuse jusqu'à Happy Valley-Goose Bay. On y voit des mammifères ! 2 écureuils et un lièvre, c'est la fête !

Puis nous retrouvons l'asphalte avec plaisir avec deux observations d'ours, toujours beaucoup trop brèves.

Impossible de spoter des aurores, il pleut.

En passant par Gagnon, Babé trouve la piste qui mène à l'ancienne mine. Il n'y a plus rien que de grands terrils et deux cratères comblés d'eau.

 
 

Babé voudrait dormir sur place, mais cet endroit est trop sinistre et... vide à mon goût. On rejoint les Monts Uapishka tout proche.

Plus tard, nous apprendrons que la mine a été abandonnée car ils n'arrivaient plus à extraire l'eau qui faisait surface à mesure qu'ils creusaient. Ils ont donc "enfoui" tous les bâtiments dans le lac. Quant à la ville, elle n'a pas été rasée comme on le pensait au départ, mais enterrée car les autorités ne voulaient pas que les indiens se l'approprient. D'où les panneaux "attention, risque d'affaissement" qu'il y a tout au long de l'unique route avec ses trottoirs !

La bruine et la pluie nous chasse le lendemain des monts Uapishka.

Les 100 km de piste qui mènent à la centrale Manic 5 sont une épreuve pour mes nerfs. Toute lisse et roulante à l'aller, elle est rendue glissante à certains endroits par les camions à cause de la pluie. Heureusement, ce ne sont que quelques petites portions où TiNéfant chasse une ou deux fois du derrière. Je laisse l'empreinte de ma main sur l'accoudoir et loue la maîtrise technique de Mon Homme qui ne s'inquiète pas le moins du monde de ce petit désagrément.

TiNéfant en ressortira tout de même bien crotté !

On arrive bien crevés à Baie-Comeau, après 3920 km de routes/pistes en 17 jours.

Quel bilan tiré de cet incursion dans le Grand Nord ?

Eh bien, c'était coooool !

Certes la route est fatiguante, mais elle nous a permis de nous éloigner de la civilisation et de nous plonger dans cette immense et magnifique forêt (je sais, je me répète, mais je ne peux pas la décrire autrement) ponctuée de lacs et de tourbières.

On en ressort avec un sentiment de plénitude.

Pour ma part, je suis aussi heureuse de m'être reconnectée à mes histoires, qui m'accompagnent maintenant chaque jour en pensées.

Pourquoi être revenus sur vos pas ? Vous auriez pu traverser vers Terre-Neuve qui est magnifique, paraît-il.

Oui, nous aurions pu. Et ça nous a traversé l'esprit.

Mais Terre-neuve est une île immense et il nous aurait fallu deux mois pour l'explorer. Nous préférons retourner au Québec et découvrir la Gaspésie, ce que nous avions initialement prévu de faire.

Comme aime à le dire Mon Babé : "On aurait dû arriver en mai."

On fait ce que l'on peut.

Je suis heureuse de tout ce que l'on a déjà découvert jusqu'ici et, d'après ce que je vois, lui-aussi.

 
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La ville, c'est bien que pour la lessive et les ravitaillements. Cependant, après la période de froid qu'on a passé dans le Labrador, j'en profite aussi pour faire l'achat de chaussons plus chauds que mes tongues pour rester bien au chaud dans le camion.

Babé les trouve "Vintage" ("Doux euphémisme", toujours dixit Babé)

Sont-y pas jolis ?

Nous quittons Baie-Comeau en ce lundi 19 septembre en reprenant la 138 direction le sud, ou plutôt, nous remontons le Saint-Laurent. Babé veut spoter les oiseaux migrateurs sur la dune de Tadoussac.

Une dizaine de kilomètres après, Babé décide de bifurquer pour aller voir ce qu'est la Pointe-aux-Outardes.

Eh bien, c'est un village et aussi un parc naturel : le Parc Nature de Pointe-aux-Outardes

L'entrée est d'ordinaire de 8$/pers., mais les gérants nous accueillent sans nous faire payer. Nous avons donc accès aux sentiers qui ont été aménagés dans la forêt et dans la dune en bord du Saint-Laurent.

Un potager a été aménagé avec tout plein de nichoirs. Le site est vraiment joli et bien conçu avec aussi des passerelles et des observatoires pour ne pas abîmer la belle dune végétalisée et observer les oiseaux.

Malheureusement pour nous, le temps n'est vraiment pas de la partie. Il pleut ou bruine toute la journée. Les oiseaux se font rares.

On sort se balader le matin. Babé y retourne l'après-midi pendant que je reste au chaud (seulement 18°C) dans le camion pouur faire du pain et tester un nouveau gâteau : le brownie.

J'ai acheté du bon chocolat noir Baker's parce qu'il y a une recette dedans. Le hic, ce que c'est tout en "tasse" et non en grammes comme chez nous et, pour compliquer le tout, les équivalences varient en fonction de la matière du produit (beurre, huile, farine, sucre).

Heureusement, Christine, l'une des employés du parc, me trouve les équivalences sur Internet. On en profite pour discuter cuisine et je lui parle du Grillgas. C'est une voyageuse elle-aussi et elle est très intéressée par le concepte.

Ça fait plusieurs fois que des gens sont intéressés pas mon "four-sur-gaz" : le Grillgas. C'est vrai qu'il est super, il nous permet de faire du pain et des gâteaux quand on veut, ce qui agrémente fortement notre voyage !

Alors, pour Christine et tous les voyageurs intéressés par ce four très pratique, j'ai créé une page pour décrire son utilisation et donner les recettes que j'utilise avec. C'est dans l'onglet "Le coin des...", puis "Recettes au Grillgas".

Et voici le résultat de mon brownie. Peut-être un chouia pas assez cuit, mais à tomber par terre !

Je veux souligner l'extrême gentillesse et la chaleur humaine de Christine ainsi que du directeur du parc, M. Cardinal, avec qui Babé a discuter plus d'une heure. Ce sont des passionnés de nature et d'oiseaux qui vous fournissent même des guides papiers pour les identifier durant la promenade.

Donc, n'hésitez pas à faire un tour au Parc Nature de Pointe-aux-Outardes car c'est un endroit de passionnés, un bel accès à l'environnement dunaire et un très bon spot à oiseaux.

 
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C'est une redite, car l'info est déjà dans l'article précédent, mais je voulais que le Grillgas ait son propre article dans ce blog.

Donc, pour tous les voyageurs intéressés par ce four très pratique, j'ai créé une page pour décrire son utilisation et donner les recettes que j'utilise avec. C'est dans l'onglet "Le coin des...", puis dans "Recettes au Grillgas".

 
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Mine de rien, toute cette route nous a bien fatigués. Et puis, j'ai pris du retard dans le blog.

Donc, joignant l'utile à l'agréable, nous nous posons sur la dune de Tadoussac (48.145309,-69.671073) jusqu'à la fin de la semaine.

Le temps redevient beau, quoique frais. Babé spote le Saint-Laurent et le ciel. C'est la migration. Il ne voit pas grand-chose, mais en profite pour faire de longues balades.

Je disfrute aussi la dune en fin d'après-midi lorsqu'il y a moins de monde. La balade en bas sur la plage est très agréable.

 
 

Bien sûr, on avait été tranquille trop longtemps.

Il aura tout de même fallu trois jours posés au même endroit avant qu'une souris ne se décide à squatter le camion.

Je repose donc des pièges et, nouveauté, la souris ne se coince pas la tête, comme toutes ses congénères intelligentes pour mourir rapidement, mais l'arrière-train !

Clac ! à 2h du matin. Suivi de cris d'agonie et de désespoir.

Mon Homme, vaillant et brave, me laisse le soin d'achever la pauvre bête.

Pour l'anecdote, il m'affuble du titre de Double zéro car j'avais "achevé" deux rongeurs qui avaient investi le camion lors de notre précédent voyage.

Mais, Double zéro a vieilli. Ou bien est-ce la fatigue ?

Me saississant du manche à balais, je tape sur la pauvre bête tout en faisant immédiatement un bond en arrière qui me ramène de la banquette sur le lit.

Manquée !

La bestiole gigote de plus belle et couïne encore.

Nouvelle tentative et bond en arrière encore plus haut.

"Tu sais, si tu avais sauté comme ça au Badminton, tu aurais été A !", commente Babé, un œil à moitié ouvert.

Je le fusille de mes deux yeux grands ouverts, eux, puis reporte mon attention sur la souris.

Elle ne bouge plus.

Est-elle seulement assommée ?

Je lui donne le coup de grâce.

La souris et le piège rebondissent en l'air.

En touchant le sol, la souris s'échappe.

Arrrrrrggghhhh !!!!

Nous ne la retrouverons pas le lendemain, ni les jours suivants.

 
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Voici quelques photos d'animaux rencontrés ces deux derniers mois.

D'abord, quelques baleines, avec un petit rorqual et des bélugas. Ensuite, des oiseaux.

Disfrutez !

 
 
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Lundi 26, nous prenons le bateau pour refaire la traverser en sens inverse du Saint-Laurent, Les Escoumins/Trois-Pistoles. Pleins d'eau et de nourriture à Rimouski (on a nos habitudes ! ) et nous voici le mardi 27 sur la route de la Gaspésie pour descendre la rive sud du fleuve. Il fait gris et pluvieux, un temps pour rouler mais pas pour profiter du paysage et faire des photos.

De toute façon, la côte n'est qu'une succession de petits villages avec très peu de bivouacs.

Nous dormons sur l'aire de repos de Sainte-Anne-des-Monts (49.125318,-66.500968), un peu bruyante mais fort pratique car en bord de mer et non loin d'un départ de sentier pour se dégourdir les jambes.

c'est le soir, on est fatigués. Et là, je vois un truc qui pendouille de dessous le camion, plus précisément, de dessous le moteur.

Hmpf !

Babé est aussi dubitatif que moi. Il tire un peu sur le machin qui vient facilement.

Hmm, bizarre ! Ça ressemble à un bout de courroie.

Je dois préciser que nous avions depuis deux semaines un bruit strident venant du moteur, du style d'une courroie cassée, justement ! On ne l'entendait plus depuis hier.

Babé avait regardé sous le capot vers nos deux courroies sans rien voir d'anormal.

Mercredi 28, nous reprenons la route direction le Parc National de Gaspésie, à 40km de là.

Le soleil est revenu. Arrivés sur le parking du centre d'accueil, Babé décide de démonter la plaque et de regarder sous le moteur.

Il retrouve l'autre bout de la courroie sur la plaque de protection.

En y regardant de plus près par en-dessous, il découvre que c'est l'une des deux courroies que l'on a fait changer avant de partir !

Pas cool ! Pas cool du tout !

On les avait justement faites changer pour ne pas être embêtés pendant le voyage !

Le pire, c'est qu'on ne sait même pas à quoi elles servent !

Heureusement, nous avions gardé les anciennes courroies.

Babé essaie de remettre la petite (celle qui est cassé) sans succès. Il faut tirer fort dessus pour lui faire passer la poulie. Le garasite, à l'époque, avait utilisé une sorte de crochet... que nous n'avons pas.

On retourne donc à Sainte-Anne-des-Monts en espérant que ce ne soit pas la courroie de l'alternateur.

Au passage, on prend en stop un jeune qui bosse au gîte. Il nous guide vers un garage qu'il connaît.

Lorsque Babé expose notre problème, le garagiste lui tend une boîte dans laquelle se trouvent des clés pour décrocher la poulie. Mais cette poulie-là ne se décroche pas, il faut tirer sur la courroie !!!

Le garagiste passe sous le moteur. Il essaie de démonter la poulie, mais n'arrive pas à passer notre ancienne courroie. D'après lui, elle est trop courte et c'est le fait d'avoir tiré dessus qui aurait fragilisé celle qui s'est cassée.

C'est tout de même une courroie d'origine !

Au bout de cinq minutes, le garagiste s'en va.

On croit qu'il est parti vérifier un truc, mais non. Il en a terminé. Il ne peut rien faire pour nous. Il ne connait pas ce modèle et nous invite à aller voir chez d'autres garagistes.

O-K !

On en rigole.

Nous voici avec une courroie en moins et, on l'a découvert en faisant tourner l'autre, avec la deuxième courroie effilochée sur le côté. D'après le garagiste, elle aurait été endommagée par la première lorsque celle-ci a lâché.

Super !

Bon, le point positif, c'est que la courroie qui a cassé est celle de la climatisation. No big deal, du moins jusqu'en Floride où on appréciera peut-être un peu d'air frais...

Autre point positif, l'autre courroie (celle de l'alternateur) ne fait pas de bruit.

Pour l'instant...

On espère qu'elle tiendra jusqu'à Québec.

 
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Nous voici dans le Parc National de la Gaspésie.

Ce qui nous frappe en arrivant, c'est que l'automne est bien là. Il y a beaucoup plus de feuillus de ce côté-ci du Saint-Laurent, alors on regarde avec plaisir la montagne commencer à se parer de rouge et d'or.

Le parking du centre d'accueil est pas mal rempli, ce parc est un hot spot pour la randonnée. Il y a des gens en grosses chaussures et sacs de rando partout.

Babé frétille d'impatience. On récupère rapidement une carte des sentiers du parc.

Avec notre aller-retour à Sainte-Anne-des-Monts, l'après-midi est bien avancée. Nous suivons les conseils de la dame de l'accueil et faisons le sentier du Mont Ernest Laforce ...est avec nous (= blague à Babé). . On peut y voir des mooses !

La balade de 4,5km est sympa. On voit un mâle, une femelle et son petit sur la colline d'en face. C'est loin, trop loin pour la photo ou la vidéo, mais c'est sympa de les revoir. Et puis, il y a un petit cette fois. Cool

Mont Laforce et ses alentours :
 
 

Ça a l'air un peu désert, non ? C'est normal. Un gros incendie a ravagé les collines il y a plusieurs années, ce qui explique les nombreux arbres morts dans le paysage. Cela a été bénéfique aux orignaux qui viennent brouter les jeunes arbres qui repoussent et que l'on peut donc observer de près.

On se pose le soir sur le parking du départ de sentier du Mont Xalibu (48.954597,-66.043173). C'est marqué "interdit", mais on tente et ça passe.

Le lendemain, Babé part faire le Mont Xalibu et enchaine finalement le Mont Cartier, pendant que je fais une balade plus tranquille au Lac-aux-Américains. Ensuite, c'est ordi car je dois rattraper mon retard sur les articles du blog.

Babé revient un peu fracassé mais ravi de ses 30km de marche . C'est que l'accès au Mont Cartier est interdit à partir du 01 octobre. Pareil pour le Mont Albert. Alors, on passe la nuit au camping (48.943569,-66.123414) (c'est une nuit gratuite comprise dans nos pass. On n'allait pas payer 30$ l'emplacement sans service !). Et rebelotte le lendemain. Babé part faire le Mont Albert pendant que je fais le petit tour par la rivière.

Mont Xalibu et Cartier :
Mont Albert :

Vous avez vu les caribous sur le sommet du Mont Albert ?

Apparemment, Babé a été chanceux de les voir. Ce sont des caribous sauvages, des woodland caribous. Il n'en reste plus que 120 sur la Gaspésie et, comme ils se nourrissent sur la toundra des sommets, le parc en ferme l'accès à l'automne pour les laisser tranquilles.

Babé a vu une harde d'une vingtaine d'individus, soit 1/6ème de la population ! Ça fait quand même pas lourd et leur chance de survie est sérieusement compromise vu leur nombre...

Le soir, on retourne au Mont Laforce (... est avec toi) où je vais me balader seule. Babé est un peu fatigué de ses presque 20km de marche. Sans blague !

J'y rencontre Paul Lajoie, un photographe passionné, entre autres, par les orignaux. On est apparemment en pleine période de rut et il les spote toute la journée.

Paul est une mine d'informations sur les orignaux. On sympathise immédiatement. Mais je n'en dis pas trop car c'est pour l'article suivant.

Il me montre une femelle en haut de la colline "à la brunante". Il a l'œil ! Elle est à moitié cachée par un arbre. Cooool

De retour au camion, il vient papoter avec nous.

C'est vraiment super sympa de discuter Nature avec quelqu'un de passionné.

Il se fait tard, on part bivouaquer chacun de notre côté. Le parc ferme le 10 octobre et a déjà sérieusement réduit ses effectifs. Du coup, les gardes ne contrôlent plus tous les parking pour faire la chasse aux "bivouaqueurs" comme nous. Mais ils viennent encore sur ce parking-là car c'est un spot à orignaux. On se pose donc sur le parking du départ de sentier des Monts Richardson et Fortin (48.950887,-66.050638).

Le lendemain (on est le 1er octobre mais, comme c'est la dernière balade de Babé, je la case en septembre dans cet article de balades), Babé part faire les deux sommets.

Monts Richardson et Fortin :

Il rentre tranquillou en début d'après-midi, bien content de ses trois jours de rando.

Discuter avec Paul m'a donné le virus de spoter les orignaux. On repart donc au Mont Laforce ... est avec toi.

Sur le parking, on croise un couple de retraités français en camping-car, Jean et Marie-Christine. Ils sont sur la fin de leur périple d'Amérique du sud jusqu'au nord. On ne papote que brièvement car ils sont avec des amis qui les attendent au gîte. Dommage.

Je ressors spoter. On a décidé de rester quelques jours autour du Mont Laforce... est avec toi, histoire de voir quelques orignaux de plus près. Babé me rejoint après s'être reposé.

A arpenter ce sentier, Babé se prend à faire d'autres photos du Mont Laforce :

La suite dans les prochains articles, car ce n'est plus de la balade...

 
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