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Décidément, ce voyage nous fait faire de nombreuses rencontres. Pour les ours que nous sommes, on n'a jamais autant socialisé !

Mais quel plaisir de rencontrer des gens passionnés, de belles personnes auxquelles on s'attache aussitôt.

Je rencontre donc Paul Lajoie sur le sentier du Mont Laforce.

Paul, aussi surnommé "le Père Noël en vacances", est un retraité qui s'adonne à sa passion : la photographie. Il adore la nature et vient passer tous ses automnes au Parc de la Gaspésie afin de photographier les orignaux. Il connait le sentier du Mont Laforce comme sa poche et a toujours une anecdote à raconter sur tel ou tel endroit, comme ce matin ou il y avait une vingtaine de femelles et un buck entre les "deux bancs" ou bien ce jour ou un buck s'est accouplé avec une femelle juste devant lui et une poignée d'autres privilégiés.

Vous comprenez maintenant pourquoi il nous a donnés envie de rester quelques jours de plus ici.

En quelques heures passées en sa compagnie, je découvre les mœurs des orignaux mieux que dans des livres, comment les apercevoir dans le paysage et agir en leur présence.

Par exemple, les orignaux sont des animaux solitaires. Une femelle va rester avec son veau (c'est comme ça qu'on appelle son petit) et ce sont les bucks (prononcé 'bok', le mâle orignal) qui vont lui tourner autour, venir voir si elle est en chaleur. Donc vous pouvez imaginer sa joie et sa stupéfaction lorsqu'une vingtaine de femelles se trouvait sur le bord du chemin.

Lorsqu'une femelle est en chaleur, un buck reste dans les parages pour la renifler de temps à autre et attendre le court laps de temps où elle sera féconde, quelques heures, durant lequel il pourra s'accoupler avec elle. Bien sûr, lorsqu'un autre buck arrive, il peut y avoir bagarre.

La période du rut se déroule normalement de fin septembre à début octobre. Mais ce qui est étrange cette année c'est que les buck ne "call" pas beaucoup, voire pas du tout. On a vu deux femelles avec leurs veaux, mais aucun buck qui attend dans les parages. Les spéculations vont bon train sur le pourquoi du comment. La période du rut est-elle finie ? Débute-t-elle ? Serait-ce à cause de la chaleur inhabituelle de ce début d'automne ?

En tout cas, je suis heureuse de rencontrer Paul avec qui je "mémère" dès qu'on se croise sur le sentier. Pur québécois, je découvre avec lui tout un tas d'expressions typiques d'ici. Babé n'est pas en reste. Il "mémère" aussi beaucoup avec Paul, parlant photos, orignaux et voyages.

Paul a la "dent sucrée" comme nous. Je lui offre des parts de gâteaux et il nous fait découvrir en retour la tarte au sucre et à la crême (une turie à déguster avec modération si on ne veut pas avoir de crise de foie ! ) ainsi que du ketchup fait maison, une sorte de sauce tomate délicieuse faite avec des piments et des fruits.

Le sentier du Mont Laforce est un hot spot pour faire des photos d'orignaux. Il y a donc beaucoup de photographes amateurs ou professionnels qui le parcourent, encore plus en cette période.

Philippe Henry est l'un d'entre eux et ami de Paul. Nous faisons très vite connaissance et, là-aussi, le courant passe aussitôt.

Philippe est un français immigré au Canada depuis plus d'une dizaine d'années. Il est photographe professionnel, a publié de nombreux articles dans des revues françaises et internationales, et travaille maintenant, entre autre, pour les parcs nationaux du Québec.

C'est un nouveau plaisir que de faire sa rencontre. Nous parlons voyages, expériences photos. Une fois encore, Babé n'est pas en reste pour "mémérer" avec lui. Après quarante ans passés dans la nature, il a tout un tas d'anecdotes à raconter. Nous échangeons des spots obs et mon petit doigt me dit qu'on sera amenés à se revoir.

Discret et attachant comme Paul, Philippe fait partie de ces personnes que l'on est content de croiser sur son chemin. Il a un site web www.philippe-henry.com ainsi qu'une page Facebook que je vous invite à aller voir. Ses photos et ses films valent le détour.

De même, je vous invite à aller voir la page Facebook de Paul qui contient aussi de superbes photos.

Il semblait y avoir un peu plus d'activité du côté des orignaux à notre départ. J'espère pour nos deux amis qu'ils ont pu faire de belles photos.

Paul et Philippe :
 
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Nous passons donc quelques jours à arpenter le sentier du Mont Ernest Laforce (... est avec nous) à la recherche du moose.

Sachant qu'on le voit plus facilement en début et en fin de journée, nous réglons notre réveil en conséquence, d'abord à 5h30, puis finalement à 5h00 car nous bivouquons plus loin, sur le parking du Mont Richardson (48.950887,-66.050638). Nous parcourons une à deux fois le sentier matin et soir.

Pour ma première balade matinale, suivant les conseils de Paul, je marche lentement, le pas léger, en m'arrêtant souvent pour écouter la forêt.

Je repère ainsi mon premier orignal, une femelle, qui reste cachée derrière les arbres. Elle mange. Trop-trop cool !!!

Je reste quelques minutes à la disfruter quand j'entends du bruit de l'autre côté du sentier.

Serait-ce un mâle ?

Paul et Philippe disent que lorsqu'une femelle est en chaleur, il y a souvent un mâle dans les parages, pas très loin.

Je retiens mon souffle.

J'entends manger derrière un arbre.

Des bruits de pas feutrés.

L'animal se rapproche.

Une tête. Pas de bois.

Mais une petite tête bien sympathique d'orignal.

Je filme.

La jeune femelle sort du bois et se dirige vers moi. Je continue de filmer tout en me demander quoi faire.

Surtout, pas de geste brusque.

L'orignal, quasiment aussi haut que moi (tout de même !), passe à côté de moi, tend la tête. Je recule lentement et il finit par continuer son chemin de l'autre côté du sentier.

Un sourire étend mes lèvres. Ça, c'est une super rencontre

Je suis sur un petit nuage.

Il s'éloigne et, seule sur le sentier, je disfrute la femelle orignal restée derrière les arbres.

Voici cette jolie rencontre en vidéo. Après visionnage, j'ai réalisé que ce n'était pas une jeune femelle qui sortait du bois mais un "veau" (je trouve vraiment ce terme affreux pour décrire les juvéniles orignaux !), c'est à dire un jeune de l'année, qui plus est un mâle car sur sa tête on voit ses petits "cornichons", comme les appelle Paul.

Rencontre avec "Petit Moose" :

Le soir, le couple Maman/Petit Moose s'est posé un peu plus haut sur le bord du sentier, pour mon bonheur et celui d'une dizaine de personnes, dont quelques photographes dont on entend les clics répétés sur les vidéos.

"Petit Moose" sort manger :
Maman Moose :
Maman et "Petit Moose" :

On les rencontrera encore les jours suivants. Le "Petit Moose" est vraiment très curieux :

Il ne faut pas croire que l'on voit des orignaux à tous les coins du chemin. Toutefois, deux femelles et leurs petits vont rester sur le secteur. Parfois on les croisera, parfois non. C'est toute la beauté de ces balades.

Maman et "Petit Moose" suite :
Maman et "Petit Moose". On entend la maman appeler deux fois le petit :
Les orignaux ne font pas que manger. Ils ruminent aussi :
Un autre "Petit Moose" :

Et puis, même si ces rencontres sont magiques, surtout quand je suis seule, ces animaux n'en reste pas moins sauvages et il faut rester vigilant. Par exemple, reculer quand Maman Moose te fixe d'un regard peu amène quand tu sembles trop près de son Petit Moose. Elle n'en était pas à avoir la crinière hérissée mais j'ai bien compris le message.

Maman Moose pas contente :

On ne va voir que trois "buck" : Un gros mâle qui descend la colline d'en face (trop loin, mais énorme !), un jeune à une cinquantaine de mètres et un autre mâle bien plus loin dans la plaine, en haut du sentier.

J'ai fait une vidéo souvenir des deux derniers. Ce n'est vraiment qu'une vidéo souvenir car ils sont flous et je bouge énormément.

Deux "buck" :

Et puis, Babé a pris des photos.

Maman orignal et son petit :
Deux "buck" :

Enfin, je n'allais pas finir cet article sans vous montrer les Woodland Caribous que Babé a rencontrés sur le Mont Albert.

 
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Les centres d'information de la plupart des parcs ferment à l'action de grâce, c'est à dire pour cette année le 10 octobre. Nous quittons donc le parc de la Gaspésie pour celui de Forillon afin d'obtenir une carte du parc. Même si l'administration ferme, beaucoup de sentiers restent accessibles et Babé se sent bien de faire encore quelques nouvelles balades.

Nous descendons à nouveau le Saint-Laurent et sommes frappés par l'explosion de couleurs dans la végétation.

Jusqu'ici, nous avons été en retard pour les périodes migratoires, mais là nous sommes pile poil à l'heure pour disfruter les fameuses couleurs d'automne du nord de l'Amérique. Cool

 
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Le Parc National Forillon fait partie du réseau des parcs du Canada. Nos amis photographes m'ont donné quelques spots où voir des mammifères. Babé est surtout là pour la balade car c'est le bout des Apalaches et en bord de mer.

Nous avons de la chance, le temps est avec nous. Un magnifique soleil accompagne ces quelques jours, sauf le dernier où le vent du nord refroidit sérieursement l'atmosphère et balaie les couleurs d'automne. Babé se balade donc tranquillou (35km dans la journée pour le sentier les lacs ). Je fais de plus petites balades, disfrute les mammifères et traite photos et vidéos.

Sentier du Portage et des crêtes :
Une balade plus thématique : le sentier côtier.
Sentier des lacs dans le froid :

On peut voir des Mooses dans ce parc, mais on n'a vu que des traces. On peut aussi y voir des ours du côté du parking de la pointe des Graves. Là encore, pas l'ombre d'un museau.

Par contre, il y a tout plein de castors ! Et c'est bien cool parce que je n'avais pas réussi à les voir en Terre de Feu lors de notre précédent voyage. Après huit années, ma patience est récompensée. Merci à Paul pour le spot du parking Castor. Il y a en effet un couple juste à côté. Mais les herbes sont hautes. J'ai préféré les observer de l'autre côté de la route. Il y a un chemin qui mène à un lac sur lequel on peut observer la hutte à dix mètres du bord. Trop-trop cool

J'ai ainsi disfruté maman et papa castor avec leurs deux petits au lever du jour et à la tombée de la nuit. Un super moment, d'autant que j'étais toute seule.

Instants de vie d'une famille Castor :

Une autre obs, plus inattendue celle-là, a été de revoir des porcs-épics... sur pattes et non plus dans les arbres.

Babé en avait repéré un sur le camping des rosiers lors de sa deuxième balade. Nous sommes donc allés le revoir le lendemain et en avons croisé un deuxième. Il y en avait encore trois à la tombée de la nuit sur le parking et au début du sentier de la pointe des Graves. Trop cool les obs Il sont trop marrants à regarder marcher !

Porc-épic dans le camping désert des Rosiers :

Pour les spots dodo, pour une fois, nous avons bivouaqué à l'extérieur du parc : sur l'aire de pique-nique de l'Anse-au-Griffon (48.936592,-64.307493), sur le parking du phare des Rosiers (48.856076,-64.202145) et derrière l'église de Cap-aux-Os (48.83597,-64.340145).

Le plus rigolo dans l'histoire, c'est que le garde-parc est venu toquer à la porte du camion sur le parking Castor, la mine renfrognée en me demandant :"Vous avez bien dormis ?". Parce qu'il nous avait vu à la même place la veille, il avait insinué qu'on était restés dormir sur le parking. Il s'est trouvé tout con quand je lui ai répondu avec un grand sourire que, oui, j'avais bien dormi en précisant tout de suite qu'on l'avait fait sur le parking du phare et non sur ce parking. S'il avait partrouillé durant la nuit, il l'aurait su ! (mais ça, je ne lui ai pas dit )

Je conclus cet article en précisant que c'était super agréable de dormir TOUTE LA NUIT sans être dérangés par des souris. Cinq nuit réparatrices car, je n'en ai pas fait mention dans les articles sur le PN de la Gaspésie, nous avons été emmerdés par au moins une souris chaque nuit durant notre passage là-bas. Nos pièges à souris ont bien fonctionné et, lorsque la malheureuse n'était pas encore morte, "double zéro" est restée bien au chaud sous la couette pendant que Babé sortait le piège gigotant pour laisser la bête mourir dehors.

 
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La météo annonce quelques jours de beau temps avant la pluie. Alors, nous décidons de retourner au PN de la Gaspésie afin de voir un buck de plus près.

La côte de ce côté-ci est hyper touristique. Plein de villages qui se succèdent avec leurs lots d'hôtels et de camping fermés. Parfois, une jolie plage se dessine.

Halloween approche, les maisons commencent à être décorées.

Nous faisons étape à Percé pour midi, pour faire la photo du rocher percé. Pas la peine d'aller sur l'île en face, les fous de Bassan sont repartis.

Et puis, on se régale toujours des couleurs de l'automne.

 
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Nous passons deux jours autour du mont Laforce et retrouvons avec plaisir Paul et Philippe qui nous annoncent qu'on est dans une période de calme pour les orignaux. Les mâles se reposent avant la seconde ovulation des femelles.

Décidément, on n'a pas le timing pour les bucks. Oh well, On voit tout de même quatre femelles, seules ou avec leur petit, et un jeune mâle d'une année avec ses petits bois.

C'est vraiment formidable de pouvoir les cotoyer d'aussi près.

Babé, qui ne raffole pas plus que ça des mammifères, se fait plaisir avec une balade sur le mont Olivine. Il est d'autant plus content qu'il va enfin réusir à prendre le Gray Jay en photo.

Le Mont Olivine :

Il y a maintenant plus de photographes que de touristes sur le mont Laforce. Je rencontre Lise De Serres qui est plutôt spécialisée dans les oiseaux. Allez voir ses photos, elles sont vraiment superbes !

On rencontre aussi Michka Belaieff, un cuisinier passionné de photo qui se fait employer comme cuisto dans les endroits où il veut photographier des animaux. Son site est aussi très intéressant.

Lise et moi sympathisons et cherchons quelques fois le buck ensemble. Nous serons récompensées le dernier soir. Après avoir entendu un "call", Lise repère un gros buck à dix mètres dans la forêt. Son panache est énorme mais on ne fera que l'entrevoir. Il ne restera pas longtemps. Ce n'est pas grave, j'aurais entrevu un buck ! C'est trop cooooool

Gros buck flou entre les branches :

Cette obs me pousse à rester le lendemain. Mais le temps vire au très froid. Il grésille sur le Mont Laforce. Alors, après un début de matinée à spoter sans rien voir, on décide de partir. Tant pis, ou peut-être tant mieux. Ne pas avoir revu de gros buck de près me donne encore plus envie de les voir l'année prochaine, quand on sera dans l'ouest canadien.

Mont Ernest Laforce dans le grésil :

Je ne peux terminer cet article sans vous donner des nouvelles des souris. Eh oui ! De retour sur le parking du mont Richardson, on en a encore "pogné" une chaque nuit !

Et puis voici quelques photos des oiseaux que l'on a pu photographier dernièrement.

Enfin, quelques photos de nous "en pleine action" et tous les deux.

 
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Nous quittons le froid du Mont Laforce et retrouvons avec plaisir le soleil sur la côte.

Babé spote l'océan, comme à son habitude. Une grande tache blanche attire son attention en bord de mer avant la ville de Matane. On s'arrête dans une zone résidentielle et quel n'est pas notre plaisir de disfruter près de 5 000 oies des neiges.

Elles sont en pleine migration vers le sud et se sont posées sur la plage pour se reposer. Coooool

Malgré le vent, elles font un de ces vacarmes !

Avec le soleil qu'il fait, Babé part faire quelques photos. Je les filme. Quelque-chose a dû leur faire peur car elles s'envolent soudain. 5 000 oies en l'air, c'est impressionnant ! Heureusement, on n'a reçu aucune crotte sur la tête

Ça c'est une chouette obs !

Oies des neiges :
 

On reprend la route direction Rimouski où nous passons quelques jours. On doit faire changer nos quatre pneus arrières qui commencent à être bien lisses. Pour nous, c'est la ville idéale pour le faire car, pas trop grande, elle a tout ce qu'il faut : les magasins, le spot dodo tranquille et même du wifi qui crache en ville et au Tim Hortons.

Babé s'est renseigné sur Nenet avant. Point S peut avoir nos dimensions de pneus en deux jours. On profite de cette attente pour se reposer. Le temps est maussade avec vent et averses. Babé se balade en bord de mer et au parc entre les gouttes de pluie, je monte toutes mes vidéos et mets à jour le blog.

Nous croisons un couple de jeunes Frenchies en camion, Julien et Julie, qui commencent leur voyage en Amérique. On passe une chouette matinée à discuter avec eux.

Nous passons aussi voir Normand et Micheline qui nous avaient si chaleureusemnt accueillis chez eux en août. Là encore, on passe un bon moment.

 
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Nous sommes au Québec, alors parlons un peu québécois. Plutôt que de dire que nous allons faire un peu de shopping à Québec, nous dirons que nous allons magasiner.

Babé souhaite en effet acheter un nouveau reflex, afin d'avoir un boitier plus neuf et aussi de ne plus avoir à monter/démonter les zooms.

Autant dire tout de suite que l'on n'a pas pris de photos en descendant sur Québec. Le temps est à la bruine/pluie et au froid.

Nous longeons d'abord la côte à la recherche de la rivière Cacouna (un spot à béluga d'après les photographes du mont Laforce), sans la trouver. Puis, c'est l'autoroute avec encore quelques couleurs d'automne qui commencent à passer.

De nombreux 4x4 nous doublent. Parfois, on aperçoit une tête d'orignal juchée sur le guidon d'un quad à l'arrière. On voit aussi des carcasses.

Maps.me est bien pratique pour trouver Gosselin, le magasin photo où Babé veut aller. Il se situe dans un immense centre commercial en plein dans la ville. On tourne un moment avant de trouver une place gratuite où se garer. Ici, les gens sont tristes et speed. Le temps n'arrange rien.

Babé part faire ses emplettes. Je fais de l'ordi en attendant.

Il voudrait visiter la ville à vélo, mais le temps ne s'y prête vraiment pas. On décide de bivouaquer sur le Walmart (46.727681,-71.27421) près de l'autoroute plutôt que vers le port. Je n'aime vraiment pas les villes !

Le lendemain, il pleut toujours. Nous décidons d'aller à Trois-Rivières finir les emplettes photos. Le magasin Gosselin là-bas a en stock le 85mm que Babé veut pour faire des portraits.

 
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On ne s'éternise pas à Trois-Rivières. Nous descendons à Victoriaville qui n'est qu'à une heure de route. Paul nous en a parlé. Il y a une grosse concentration d'oies des neiges sur le réservoir Beaudet, le lac de cette ville, tous les hivers.

Le lac se situe à l'entrée de la ville. Nous bivouaquons deux nuits sur place, sur un parking au sud (46.081094,-71.95933) et non loin de la plage (46.069205,-71.977973).

Autant dire que le temps ne s'améliore pas. Il se met à neiger et on se réveille dimanche matin avec un petit manteau blanc sur et autour du camion. On est bien content d'avoir mis des pneus hiver.

 

Babé-mon-courageux va spoter les oies sur le réservoir, Je reste au chaud dans le camion et dans le centre commercial pas loin pour faire de l'ordi.

Il y a environ 50 000 oies qui sont arrivées et ce n'est pas terminé. On ne les verra que tôt le matin et tard le soir car elles partent manger dans les champs avoisinants durant la journée.

Je vais les disfruter le lundi matin, avant de partir, et j'ai du mal à imaginer qu'il puisse en loger plus, tellement le lac est déjà blanc au lever du jour.

Le temps continue à être maussade, nous reprenons la route pour nous rendre chez Philippe qui habite non loin de là.

 
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Nous passons deux jours chez Philippe que nous avions rencontré au PN de la Gaspésie.

On parle voyages et spots obs. On passe vraiment un chouette moment en sa compagnie.

Comme il vit juste à côté du Parc National de la Mauricie, on y fait un saut histoire de se dégourdir les jambes. Babé se fait une bonne balade de 25km et moi de quelques km seulement.

Dommage que le temps ne soit pas de la partie. Ce parc a l'air très sympa avec pas mal de choses à découvrir. Peut-être reviendrons-nous un jour...

 
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Il est temps pour nous de partir si nous voulons passer l'hiver dans le sud des Etats-Unis.

Mercredi 26, nous faisons un stop à Montréal car Babé veut spoter le jardin botanique.

Ce que nous ne savions pas, c'est que ledit jardin est payant (20$/pers. pour la petite visite, 50$ avec toutes les options).

Autant dire qu'on n'a fait que le tour du parc autour et qu'on est repartis illico.

Je suis tout de même contente de voir une nouvelle espèce d'écureuil : le gray squirrel.

La sortie de Montréal est un peu lente mais on retrouve rapidment une autoroute fluide. A noter qu'ici toutes les autoroutes sont gratuites.

Et nous voici à quitter le Québec, sans même un panneau d'au revoir, pour entrer dans la province de l'Ontario.

Les gens parlent soudain plus anglais que français. Ça fait bizarre après plus de deux mois de québécois.

Par contre, pas de changement au niveau paysage : des champs et encore des champs avec des bouts de forêts.

Voici une petite carte récapitulative de notre passage au Québec.

Nous trouvons un spot dodo à l'écart de l'autoroute sur le parking d'un bird sanctuary (44.968978,-75.02499). Un coyotte me réveillera plusieurs fois dans la nuit avec ses hurlements. Babé dormira comme un Babé.

Le lendemain, nous reprenons la route. Philippe nous avait recommandé de passer dans le parc des Mille Iles, mais il est fermé et il se met à neiger. Nous roulons donc jusqu'à Toronto.

La neige s'estompe. Le temps est maussade. On passe plus d'une heure à traverser la ville et ses bouchons.

Le soir, dodo sur une aire de service d'autoroute près de Kitchener (43.435301,-80.245213).

Vendredi 28 octobre, nous reprenons la route tôt le matin. Il nous reste 200km jusqu'à la frontière avec les USA.

Ce passage frontière mérite un article à lui tout seul, alors je termine celui-ci avec quelques réflexions sur nos 4 mois passés au Canada.

Je ne vais pas parler de combien on a disfruté cette partie du pays, car les articles en parlent déjà. Je vais plutôt donner mes impressions et la première est que le Canada est le pays par lequel il faut commencer si on veut s'accoutumer aux mœurs nord-américaines. Car ici c'est big trucks, grosses zones commerciales, drapeaux et café Tim Hortons.

Oui, on a été étonné de voir les files d'attente continuelles devant cette chaine de café-restaurants que l'on trouve à tous les coins de rue. Tim Hortons est le bistrot du coin. Pour 2$, on a une tasse de café potable et les gens passent la matinée à lire le journal ou papoter. Les plus pressés font la queue au "drive-in" ou "service-au-volant" chez les québécois.

Car une autre chose marquante au Canada est le profond nationalisme des québécois et leur attachement à la langue française. On trouve très peu de drapeaux canadiens au Québec mais beaucoup de drapeaux québécois sur le perron des maisons. On ne va pas au "drive-in" mais au "service-au-volant", et la chaine de fast-food KFC a troqué son nom pour PFK (Poulet Frit du Kentucky).

Autre chose marquante pour deux frenchies comme nous pas du tout attachés à l'entretien des maisons, c'est combien les maisons et leurs yards sont nickels ici. On ne compte plus le nombre de gens que l'on a vu tondre leur pelouse !

Côté cuisine, pas grand-chose à retenir à part que Babé est tombé en amours devant les muffins aux brisures de chocolat de marque Farmer's Market qui ne se trouvent que dans certains magasins.

Mais ce que l'on retiendra finalement au Canada, c'est la gentillesse des gens et leur disponibilité. Ils sont toujours prêts à rendre service ou répondre à la moindre question, même la plus élémentaire.

Donc, pour conclure, le Canada, c'est super cool. On a vraiment pris énormément de plaisir à parcourir ce côté-ci tant il est diverse et riche en toute sorte.

Et voici une petite carte récapitulative de notre passage dans ce chouette pays.

 
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Ayé, c'est le grand jour, nous allons passer la frontière Canada/USA entre Sarnia (Ontario) et Port Huron (Michigan).

Autant dire qu'on est un peu stressés (si-si Babé l'est un peu aussi ) avec tout ce qu'on a lu et entendu concernant les passages frontières vers les USA. Mais bon, on respire un bon coup et on se lance, avec un beau soleil en prime.

On arrive à la frontière vers 14h30.

Et y'a personne.

Pas de custom au Canada (je me suis renseignée auprès d'un officier que j'ai trouvé de l'autre côté de la route) donc aucun tampon de sortie.

On change 50$CAD en $US au bureau de change, histoire d'avoir un peu de monnaie, et on paie la traversée du pont 4$CAD (on peut aussi régler en US dollars, c'est 3$US).

Puis, on traverse le pont et on se met dans une des files d'attente pour passer la frontière US.

Après avoir attendu durant un bon quart d'heure (beaucoup de passage ici), on arrive à la guérite des customs américains. On attend bien gentillement derrière la ligne que le feu passe au vert, et TiNéfant passe devant une batterie de 5 caméras qui le photographient et filment sous tous les angles.

L'officier qui nous accueille est assez jeune. En constatant qu'on est français avec un véhicule français, il nous dirige vers le bureau à l'intérieur du bâtiment.

Quand je dis qu'il nous dirige, c'est qu'il le fait vraiment, en marchant à côté de TiNéfant et nous indiquant la place où nous garer. On descend et il garde la clé au passage.

Arrivés dans le bureau, on s'enregistre sur une liste d'attente. Après quelques minutes, un nouvel officier des customs appelle mon nom (Je ne comprends que c'est moi qu'après la troisième fois ).

Il nous demande si on a fait l'ESTA. On lui répond que non. On ne l'a pas fait car il ne faut pas le faire quand on voyage par terre (https://help.cbp.gov/app/answers/detail/a_id/1258/~/esta---traveling-to-u.s.-by-land), contrairement à ce que l'officier allemand nous avait seriné à l'aéroport de Francfort.

Il me demande la raison de notre entrée aux USA, et moi-la-fortiche-en-anglais ne comprends même pas la question et commence à dire que j'étais prof puis ensuite assistante d'éduacation.

"So, you're going to be a teacher in Michigan?" (Alors, vous allez être une professeur dans le Michigan ?)

"No!" (Non !)

Et le malentendu se dissipe rapidement car cet officier des customs est plutôt cool.

Nous déclarons que nous venons aux USA pour Tourisme, ce qu'on faisait en voyage au Canada pendant 4 mois, par où on est arrivés, combien de temps on va voyager, etc.

Il nous fait alors remplir le formulaire I-94W (https://www.cbp.gov/travel/international-visitors/i-94-instructions) qui enregistre l'arrivée de tous non-immigrants sur sol américain. Ce formulaire permet d'obtenir un "Visa Waiver", un visa touristique temporaire de 3 mois.

Après recherche sur le web (http://www.immihelp.com/visa-waiver-program/restrictions.html), j'ai trouvé qu'on peut avoir ce visa plusieurs fois mais c'est à l'appréciation de l'officier des customs à chaque entrée.

Nous remplissons un formulaire I-94W chacun. Il en coûte 6$ par personne. On a bien fait de retirer des dollars US.

Le fait d'avoir une adresse de destination facilite l'entrée, je pense. Le custom officer la rentre aussitôt dans son ordi. Il ne sait même pas où se situe Sebewaing !

Après quelques minutes d'attente, on finit par obtenir un visa papier de trois mois agrafé sur notre passeport.

Et puis, il faut à nouveau attendre, car il part fouiller le camion. On prends bien garde de lui déclarer nos légumes avant qu'il s'en aille. (C'est la loi !)

Babé en profite pour se reposer. Je regarde les news qui passent à la télé soit les dernières conneries qu'Hillary et Trump ont déclaré devant des millions de gens. Et ça passe en boucle...

Le gars des customs revient enfin.

Tout est OK.

Il nous spécifie bien d'aller aux customs à notre sortie des USA pour que le visa papier soit retiré et que notre sortie soit enregistrée. Il ne dit rien à propos du camion.

On remonte dans TiNéfant. Je constate qu'il a été fouillé consciencieusement, mais tout a été remis en place et refermé. Enfin, presque. Nous trouvons nos appareils photos éteints alors qu'on les laisse toujours en veille. L'ASUS aussi a été fouillé. Ils ont laissé les fenêtres concernant les photos et vidéos ouvertes.

Oh well ! De toute façon, on n'a rien à cacher.

Voilou pour ce premier passage frontière vers les U.S.A. . Cela nous aura pris trois bon quarts d'heure. Mais c'est fait !

Ayé ! On est aux USA.

Coooool ! Je vais bientôt revoir mes familles hôtes.

Nos premiers tours de roues dans le Michigan :
 
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Cela fait 22 ans que je ne suis pas revenue aux Etats-Unis.

Pour ceux qui ne le savent pas, j'ai été étudiante d'échange avec le Rotary Club, ce qui signifie que j'ai vécu pendant un an aux U.S.A. dans trois familles différentes dans une petite ville appelée Sebewaing (prononcé "Si-bo-ing"). C'était du temps où j'étais jeune...

En plus d'apprendre l'anglais, je me suis complètement immergée dans la culture américaine grâce à mes familles qui m'ont emmenée faire tout plein d'activités.

J'ai toujours voulu les revoir. Et voilà, c'est fait !

Et quel plaisir !

C'est sûr, on a tous pris des cheveux gris et quelques kilos. Mais les sentiments d'amitié sont restés intacts, de même que leur accueil toujours aussi chaleureux.

Babé, bien que pas du tout dans son élément, s'est fondu dans la masse comme un poisson dans l'eau. Il a aussitôt été accepté comme un membre de la famille et ses dreads ont fait un carton. De toute façon, qui peut résister à sa gentillesse, son charme et son humour ?

Notre camp de base était chez Denise, ma troisième mère de famille, qui s'est remarié avec Matt.

Puis, nous avons vu Deb, Brian et leur fille Stephanie, ma première famille d'accueil. Deb et Brian hébergent actuellement leur seizième étudiante d'échange, Chiara qui est italienne.

Brian est devenu pasteur d'une nouvelle église protestante baptiste qu'il a fondé dans la ville il y a quatre ans dans les anciens locaux d'une banque. Bien que nous soyons non-croyants, il nous a invité à l'office du dimanche. Nous avons accepté avec plaisir. Ce n'est pas tous les jours que l'on va assister à un office religieux dans une église américaine.

Nous avons aussi rendu visite à Dave, mon troisième père de famille, qui s'est remarié avec Lindy.

Nos hôtes souhaitant satisfaire nos centres d'intérêts, nous sommes allés faire des balades en forêt, le long de la rivière à Bay City ou à Tobico Marsh, une aire marécageuse protégée en bord du lac Huron. Les cerfs de Virginie pullulent dans la région. On en a vu quelques-uns. Babé a fait trois coches.

Nous avons mangé à la maison ou au restaurant.

Sebewaing se trouve dans la région agricole du Michigan appelée le "Thumb", car si vous regardez sur la carte la partie sud de cet état ressemble à une main gauche . Les marais ont été asséchés pour produire de la pomme de terre, du maïs et de la betterave à sucre. Il y a une usine de sucre à Sebewaing, ça se sent dans l'air, comme du temps où j'étais là.

Comme partout ailleurs, la chasse y est omniprésente. Chevreuils, canards, il y a une saison pour tout, au fusil ou à l'arc.

Les commerces du centre-ville ont fermé. Avec la crise, pas mal de familles sont partis. La pauvreté s'est accrue.

Bay City est la grosse ville du coin. Deb nous a fait visiter ses quartiers riches et pauvres. Les bords de la rivière, autrefois industriels et nauséabonds, ont été rénovés en quartiers résidentiels avec commerces de proximité, mais la rivière garde un caractère trouble, héritage de tous les troncs d'arbres qui continuent à se putréfier dans ses eaux du temps où la ville faisait leur commerce.

Nous avons parlé économie, politique et un peu religion. Les discussions étaient ouvertes et nous avons confronté nos positions en toute amitié. Mais nous avons surtout rattrapé le temps perdu en prenant des nouvelles des uns et des autres. Mes petites sœurs ont grandi, certains même sont maintenant maman.

Le 31 au soir, Sebewaing a célébré Halloween. De 17h à 19h, les rues ont été envahies par les enfants déguisés, parfois accompagnés de leurs parents. A pieds, en cart ou en voiture, ils sont allés de maison en maison récolter quelques kilos de friandises.

 
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