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Nous passons les deux premiers jours du mois de février au bord de la mini falaise de Punta Eugenia (27.84279,-115.07744).

Babé va se balader le long du littoral. Il disfrute les Harbor seals qui se prélassent sur un îlot en face du phare...

... et fait trois coches !

Une bande de Murrelet sur la mer, 4 Black Oystercatchers très craintifs qui s'envolent dès qu'il veut prendre une photo, et deux Wandering Tattler dans les rochers près du phare qui sont bien moins farouches.

Je passe mes matinées entre obs de baleines grises et prises de notes pour mes histoires. Le temps est vraiment très calme. C'est super sympa de voir les baleines passer dans le détroit, même si elles sont encore loin et néanmoins plus proches qu'à Laguna San Ignacio.

Je trouve même le temps de faire (enfin !) la balancelle de TiMoose qui me trottait dans la tête depuis un bout de temps. Dorénavant, il est bien en évidence dans TiNéfant et se balance au moindre mouvement.

Les après-midi sont consacrées à la sélection des photos des 15 derniers jours.

Deux pêcheurs du village passent. L'un d'entre eux étaient là avec le véhicule en panne lorsqu'on est arrivés. Ils veulent nous remercier d'avoir emmener le conducteur jusqu'au village en nous offrant trois grosses langoustes toutes fraîches. On est vraiment gênés de les refuser car je n'ai rien pour les faire cuire. Elles sont vraiment énormes ! Et puis, ce n'est pas nécessaire, car c'est toujours un plaisir de donner un coup de main.

Le vendredi 02, chandeleur oblige, on se mange de délicieuses crêpes.

On assiste à un joli coucher de soleil, toutefois pas aussi joli que celui de la veille qui a littéralement embrasé le ciel...

 
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Nous serions bien restés à Punta Eugenia encore une semaine entière, mais les vivres commencent à manquer et il faut qu'on pense à faire réparer la fuite de radiateur de TiNéfant.

Tôt samedi matin, nous prenons donc la piste, direction Bahía Tortugas.

Le temps d'attendre que l'Agua Purificada (27.69571,-114.89718) ouvre, Babé va spoter vers le port. Il revient bredouille.

On fait le plein d'eau à 15pesos le garafon et on retrouve avec plaisir la route pour se rendre sur un point I-Overlander entre ici et Guerrero Negro. Le mot "Salar" nous a tout de suite attiré.

Il faut prendre une piste bien tassée (27.440113,-113.93357) qui court au milieu du sable sur 3km vers le nord avant d'atteindre le début du salar.

Là, on se retrouve au milieu de nulle part et suffisamment loin de la route pour n'entendre que le silence du salar (27.471848,-113.94334).

On a l'impression d'ête de retour sur l'altiplano andin.

Babé part faire une longue balade.

Je passe toute la journée à taper mes articles.

Le soir, on assiste à un joli coucher de soleil.

Dodo dans un silence absolu.

 
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Dimanche 04 février.

Nous quittons ce petit havre de paix qu'est le salar (merci à la famille de Overlanders pour le partage ) pour se rendre à Guerrero Negro.

On retrouve un paysage désertique de yukkas.

La ville paraît à moitié construite. Une grande avenue principale la traverse jusqu'à une usine de sel.

Plein à la Pemex (toujours plus cher à mesure qu'on monte avec 18,70pesos/L contre 16,70 sur le continent ), puis on tente la lavanderia (27.97142,-114.04682) qui ouvre par chance à partir de 10h le dimanche (fermée le mardi).

On l'a choisie car elle est self-service et aussi wifi. De débit moyen, il me permet d'uploader la vidéo des baleines de San Ignacio et de consulter les messages durant les 2h de lessive. Et puis, à 20pesos la machine et 1peso la minute de secador, c'est vraiment pas cher.

Ensuite, c'est courses au "gros" supermercado Sonora (27.96989,-114.03477) de la ville. Il n'est pas très grand mais contient ce qu'il nous faut pour refaire quelques pleins.

On n'est pas contre prendre une bonne douche chaude et il se trouve qu'il y a un RV Park dans la ville qui en propose...

Direction donc le RV Park Malarrimo (27.968081,-114.03022) qui, pour 186pesos la nuit, propose des stationnements en rangs d'oignons à l'arrière du resto avec electricité, douche chaude et wifi.

Il y a quelques grosses caravanes américaines et un 4x4 allemand.

C'est vrai que la douche chaude fait du bien. Par contre, l'upload du wifi est vraiment lent. Je passe toute la fin d'aprem et le début de soirée en terrasse (le seul endroit où ça passe) à tenter d'uploader les photos... sans avancer des masses.

Le lundi 05 février nous voit quitter le RV à 8h pour se rendre au Technicentro Futema (27.96727,-114.03605) qui a de bonnes critiques sur I-Overlander.

Malheureusement, en exposant notre problème, ils ne peuvent rien faire pour nous et nous dirige vers un spécialiste des "radiadores" : Bucho's (27.96806,-114.03252).

Comme souvent au Mexique, on se demande si le petit atelier dans lequel on arrive va réussir à régler notre problème...

Tout est encore fermé.

Vers 9h, le gars qui vit dans la jolie maison d'à côté vient nous voir. C'est Martin, le mécanicien. Il vient d'arriver de sa balade quotidienne en vélo et va s'occuper de nous dans une demie-heure.

Très sympathique, il va s'occuper de TiNéfant alors qu'il ne connaît pas le modèle. D'ordinaire, il lui est assez facile de démonter le radiateur. Mais à force de démonter les tuyaux et de vouloir accéder aux vis, il se rend compte qu'il doit démonter tout l'avant de TiNéfant pour enfin y parvenir.

Cela va lui prendre toute la matinée, le temps que j'aille tooouuuuuut au bout de la ville au distributeur Banamex qui ne m'autorise à retirer que 6000pesos avec 31pesos de commission et de me rendre compte, au retour, qu'il y a un distributeur Banjercito avec seulement 16pesos de commission (27.967787,-114.03677) à l'intérieur du supermarché Sedena à seulement 2 pâtés de maisons.

La vue de TiNéfant totalement désossé me fait un choc.

Mais Babé m'annonce qu'on peut se connecter au wifi de Martin. Mon attention se tourne vers la mise à jour du site. Super rapide, son wifi me permet d'uploader tous mes médias et de mettre à jour le site en moins d'une heure.

Babé quant à lui reste à surveiller l'avancée des réparations. Il en profite pour souffler notre filtre à air qui, après toutes les pistes qu'on a faites, en a bien besoin.

Le radiateur est enfin démonté.

Martin craignait que ce soit la fuite d'un composant plastique. Ce n'est "finalement" qu'une fuite du radiateur qui est percé.

Le temps de trouver la fuite, de la réparer et de tout remonter, il est 15h.

Trois bidons de lquide de refroidissemnt pour 600pesos et 1200pesos de main d'œuvre, cela ne nous coûte au total que 80Euros !

Je n'ose même pas imaginer ce que cela nous aurait coûté en France...

Martin nous annonce tout de même que le radiateur est bien corrodé et qu'on a de grandes chances de le percer à nouveau.

Me souvenant d'un épisode de Mac Gyver, j'avais proposé pour rire de le boucher avec de l'œuf.

Très sérieusment, Martin nous offre sa solution temporaire mais efficace en cas de fuite loin d'un garage : du piment !

Espérons ne jamais à en avoir besoin...

On remercie Martin pour son aide et on décide de reprendre la route.

Oh, pas bien loin, à 30km de là.

Maintenant que Tinéfant est réparé, il est temps de retourner voir les baleines !

 
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Beaucoup de voyageurs aiment Ojo de Liebre. L'observation des baleines à San Ignacio était super sympa, alors j'aimerais me faire une idée de ce que c'est ici.

Lundi 05 Février, après avoir fait réparer TiNéfant, nous prenons la route puis la piste pour ce nouveau spot d'observation des baleines grises.

On pénètre dans une grande zone de salines privées. Arrivés au début de la piste, un garde prend notre numéro d'immatriculation et le nom de Babé. Impossible de se perdre, des panneaux indiquent la direction des baleines tous les 2 km.

La piste est bonne et on arrive assez vite au centro de visitante. Fin d'après-midi oblige, il n'y a pas foule. La billeterie est en train de fermer. La dame me dit qu'elle ouvre à 8h pour un premier départ à 8h30.

On est obligés d'attendre que le garde arrive pour payer les 90pesos pour camper. Les infos sont contradictoires pour savoir si c'est 90pesos par jour ou le temps du séjour.

Je ne règle qu'une nuit car Babé n'est pas emballé par le coin. Trop de panneaux 'No-No' qui rappellent les Etats-Unis, comme le 'No Kayak' qu'il y a à l'entrée de la lagune. On va au moins se reposer et prendre nos marques. Ensuite, on avisera si je sors en bateau ou pas. Parfois, après une grosse journée à se demander si TiNéfant va repartir ou pas, on est trop fatigués pour avoir les idées claires.

Les aires de campement s'étirent sur près de 3 km le long d'une piste qui borde la lagune. On choisit un spot éloigné du centro (27.746066,-114.02184).

Le coin est bien désertique et... on peut voir des jets sur l'eau. Beaucoup de jets ! Au moins une dizaine en quelques minutes.

Les baleines ne sont pas proches-proches, mais suffisament pour bien les observer aux jums. On peut voir une tête poindre dans la brume. Un jet puissant signale la sortie imminente d'un gros dos de baleine qui luit dans les rayons du soleil. À ses côtés, un jet plus fluet indique la présence de son baleineau.

Je disfrute.

Babé un peu moins... car après plusieurs tentatives, il n'arrive pas à ouvrir le capot du moteur.

Impossible de vérifier le niveau de liquide de refroidissement comme le lui avait conseillé Martin. Surtout, on ne peut plus accéder au moteur.

Les ennuis mécaniques continuent...

Oh well...

Il va falloir retourner voir Martin.

Heureusement, le garage n'est qu'à 30km.

La brise fraîche nous fait vite rentrer dans le camion.

Soirée et dodo tranquille.

Mardi 06 février, un superbe lever de soleil dans un ciel sans nuages illumine la lagune.

Babé part se balader.

Je disfrute les baleines à l'aide de la longue vue. Il n'y a pas un brin d'air et on les entend parfois souffler.

J'essaie de les filmer en fin de matinée, mais les brumes de chaleur sont déjà trop importantes pour les distinguer clairement.

 
Baleines grises vues de la rive de la Laguna Ojo de Liebre :
 

C'est décidé, je fais la sortie en bateau demain.

Babé revient bien content de sa balade. Il a pu aller où il voulait. Il n'y a personne qui marche ici. Les gens se déplacent en véhicules comme aux US... Du coup Babé a bien disfruté.

Après-midi tranquille. Ce beau soleil permet de rapidement charger les deux caméras vidéos et l'appareil photo.

Encore une nuit calme.

Mercredi 07 février.

Le temps est beaucoup plus couvert mais il n'y a toujours pas de vent.

Babé repart se balader.

Je me rends au centro à pieds et disfrute le lever de soleil.

Il y a déjà pas mal de monde qui attend l'ouverture du guichet, principalement des américains.

Le tour en bateau dure 1h30 et coûte 45US$ ou 810pesos/pers (ce qui, avec le change, fait environ 35€). Il ne faut que 5 minutes pour se rendre sur zone.

Je laisse passer tout le monde dans l'espoir d'avoir un bateau un peu moins plein.

Je ne m'en sors pas trop mal avec trois suisses-allemands et un couple d'américains. Je m'installe seule sur la banquette avant afin de pouvoir aller de droite à gauche si besoin est.

Luis est notre capitaine.

L'eau est d'huile.

Les baleines ne sont pas très actives ce matin. D'après Luis, elles préfèrent le soleil et le vent.

La zone d'observation se situe côté droit de la lagune. Côté gauche, c'est une zone d'alimentation des baleines.

Quelques mamans font du surplace pour se reposer.

Les américains sont très loquaces... (je vais d'ailleurs souvent couper leurs commentaires non pertinents sur les vidéos. )

Il y a plus de 20 ans, ils avaient pu faire du kayak au milieu des baleines. Mais apparemment, il y avait beaucoup trop de monde et de comportements stupides envers les baleines. À cause de la connerie de certains, on ne peut maintenant voir les baleines qu'en prenant un bateau...

À mesure que l'on s'approche de la zone, on est littéralement entourés de baleines. Je ne sais pas où donner de la tête.

Je dois dire que notre capitaine à le truc pour s'approcher des baleines. Souvent, il sait où elles vont sortir la tête de l'eau et plusieurs mamans avec leurs petits vont s'approcher TRÈS près du bateau.

Vu la lumière, j'abandonne très vite la photo pour la vidéo. D'une main, je tiens la canne au bout de laquelle se trouve fixée la caméra étanche que je plonge dans l'eau, de l'autre je filme avec la caméra vidéo normale.

L'absence de vent me permet d'avoir un super son de leurs respirations...

 
Première "Sortie Baleines" à Ojo de Liebre :
 

Pendant quasiment une heure, les baleines vont entourer notre bateau avec de petits baleineaux très curieux. Avec le calme de l'eau, on les voit très bien en transparence. Souvent leur œil nous fixe avec insistance... ou est-ce de l'amusement ?

Cétacés et humains s'observent mutuellement. J'ai le cœur rempli d'émotions à les voir me regarder. C'est intense.

 
Première "Sortie Baleines" à Ojo de Liebre, encore plus près :
 

Vous avez remarqué ? Il n'y a pas de prises de vue sous l'eau dans ces deux montages vidéos. Pourtant la caméra était bien là et en marche.

Mais en arrivant... Ah HORREUR ! Elle n'a enregistré que du blanc !

Près d'une heure de vidéo blanche ! J'étais trop dépitée !

C'est ça d'acheter un premier prix.

Heureusement que la vidéo 'normale' a fonctionné. J'ai pu ramener ces souvenirs qui me donnent toujours des frissons dans le dos lorsque je les regarde.

Déçue de ne pas avoir d'images sous-marines, je décide de ressortir le lendemain.

Babé voit arriver un Coucoux toute contente au camion (je ne savais pas encore pour la caméra sous-marine ). Lui-aussi s'est encore bien fait plaisir avec sa balade. Il a observé quelques pioux-pioux, dont une coche !, et une famille de trois Coyotes lui est passée juste à côté, tranquille.

Je passe l'après-midi à visionner les vidéos. Recharge des appareils. Babé disfrute.

Soirée tranquille.

Jeudi 08 février.

Je vérifie par deux fois que la caméra sous-marine fonctionne. Je ne comprends pas ce qui a pu bugger...

Babé décide de rester disfruter au camion. Je pars à nouveau à pieds jusqu'au centro.

Le ciel est plus lumineux ce matin. Il y a une petite brise.

Il y a encore beaucoup de touristes américains avant l'ouverture.

Encore une fois, j'attends avant de m'inscrire et je fais bien car, cette fois, nous ne sommes que quatre dans le bateau.

J'embarque avec Oscar qui est un guide de John's Adventures (j'ai eu beau chercher, je n'ai pas trouvé leur site internet...). Il organise des tours sur la lagune de trois à 8 jours avec deux sorties par jour. Il a aussi une formule qui emmène en plus les gens observer les baleines bleues vers Loreto.

C'est eux qui louent les cabañas un peu plus loin. Ils ont un contrat avec les capitaines et sortent seuls avec leurs clients ou avec quelques touristes suplémentaires.

Aujourd'hui, Oscar emmène John (un autre !), retraité à moitié sourd et peu loquace. Ils acceptent que je les accompagne en compagnie de Beth, une californienne très sympa arrivée au dernier moment.

Luis est à nouveau notre capitaine.

Oscar est une mine d'informations. Je paye mes 810pesos de la sortie et il m'annonce juste après qu'en fait, lorsqu'on sort une nouvelle fois, le tour n'est plus qu'à 20US$/360pesos/pers.

Pas possible de me faire rembourser la différence une fois payé.

Oh well !

Ayant fait de chouettes vidéos la veille, je me consacre cette fois-ci à filmer avec la vidéo aquatique et prendre quelques photos.

La vidéo fonctionne. Malheureusement, beaucoup moins de mamans et leurs petits s'approchent du bateau. Oh well...

Par contre, il y a beaucoup plus d'activité. Plusieurs fois, des mamans vont sortir la tête. Pas évident d'être dans le timming. J'arrive souvent trop tard, mais finis par réussir à en avoir quelques-unes.

Avec le vent, on se fait souvent asperger lorsqu'une maman passe très près. Plusieurs fois, elle souffle même juste au bord du bateau avant de plonger dessous.

Mes compagnons sont plus dans l'observation et la contemplation. On s'entend bien. Et comme je sais maintenant que la sortie suivante n'est qu'à 20US$, je demande à Oscar si je peux l'accompagner lors de sa sortie de l'après-midi. Beth est asssi partante. Rendez-vous est pris pour 13h.

J'ai à peine une heure pour rentrer au camion, manger et charger la vidéos sous-marine. Oscar me propose gentillement de me déposer et de me reprendre au passage au retour.

C'est une tornade qui débarque dans le camion. Bien que totalement différente de la veille, cette rencontre avec les baleines était passionnante !

Je mange à peine et visionne avec fébrilité les vidéos sous-marines. Yes ! J'ai deux bons plans !

Compte-tenu de la turbidité de l'eau, il faut vraiment que les baleines soient à 1m pour bien les voir.

Qu'importe ! Je suis toute contente d'avoir enfin des vidéos marines !

13h arrivent très vite.

Le soleil brille magnifiquement. La brise est toujours là.

Je profite de cette luminosité pour prendre quelques photos du centro de visitante et de ses alentours.

En se dirigeant vers le ponton, un balbuzard mange tranquillement sur la rambardre.

 
Balbuzard pêcheur en train de déjeuner sur le ponton d'Ojo de Liebre :
 

Il niche sur le toit du ponton et n'est pas du tout gêné par le va et vient des touristes.

Luis reste notre capitaine. Un autre touriste se joint à nous.

Pour cette nouvelle sortie, des baleines vont à nouveau s'approcher très près du bateau.

Il faut expliquer que le capitaine se rapproche d'elles et se positionne non loin de leur trajectoire. Il coupe le moteur. Ensuite, j'ai remarqué que les baleines décident ou non de rester à la surface près du bateau ou de plonger. Cela dépend aussi du tempérament du baleineau.

Quoi qu'il en soit, je m'émerveille à chaque fois.

Que l'on soit à plusieurs mètres à observer le baleineau faire des roulades sur le nez de maman ou les voir plonger juste au bord du bateau, c'est magnifique !

Je ne me lasse jamais d'observer ces mammifères qui font preuve de tant de sensibilité.

Comment peut-on continuer à les chasser ? Ça me dépasse complètement.

Je réussis à faire quelques vidéos sous l'eau supplémentaires (seule une sortira blanche, bizarrerie de la caméra...) et jongle entre appareil photo et vidéo normale pour recueillir un maximum de souvenirs.

Luis nous offre du rab sur l'heure et demie. Alors qu'on s'apprête à partir, deux mamans et leurs petits entourent le bateau. On reste à les disfruter. Encore un moment magique.

 

Avec les prises sous et sur l'eau, j'arrive à monter une vidéo bien sympa.

 
Deuxième "Sortie Baleines" à Ojo de Liebre, sur et sous l'eau :
 

Je rentre le cœur tout léger et le sourire aux lèvres.

Il est de coutume de laisser un pourboire au capitaine et je remercie Luis de sa gentillesse, comme les deux fois précédentes.

Je me sépare de mes compagnons, heureuse d'avoir partagé ces moments avec eux. Je crois qu'on s'est bien trouvés.

Je rentre tranquillement au camion où Babé disfrute en prenant le soleil.

Je découvre avec plaisir les vidéos et photos réussies. Elles vont demander pas mal de temps à être traitées, mais ce sera un bonheur renouvelé que de regarder encore et encore ces magnifiques cétacés.

On observe un joli coucher de soleil pour notre dernière soirée.

 
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Toutes les bonnes choses ont une fin.

Finalement, je suis bien contente d'être restée ici et d'avoir fait les sorties en bateau.

Bien sûr, je préfèrerais accéder aux baleines grises par mes propres moyens. Mais je ne désespère pas. En attendant, j'ai apprécié chacune de ces expériences et j'espère me rapprocher à nouveau des baleines... un jour.

Entre San Ignacio et Ojo de Liebre, ma préférence va à Ojo car il y a beaucoup plus de baleines et parce qu'on peut les voir du bord de la lagune. Et puis, les excursions sont moins chers...

Maintenant, pour moi, le voyage prend une nouvelle tournure. Quoi qu'en dise Mon Babé, C'est son voyage qui commence. On va aller où il veut aller. Enfin,... si on trouve une assurance pour les Etats-Unis et si le camion tient jusque-là...

Ça fait beaucoup de si...

Et pour l'instant, direction Bucho's (27.96806,-114.03252).

Nous prenons la route à l'aube en ce vendredi 09 février.

Le garage n'est pas ouvert lorsqu'on arrive. On attend tranquillou en surfant sur Nenet.

Martin est absent aujourd'hui, c'est son employé qui va réparer l'ouverture du capot.

Babé a déjà sa petite idée et tout est terminé avant que je revienne des courses.

On n'a rien à payer.

Ensuite, direction la lavanderia (27.97142,-114.04682), puis on fait le plein d'eau à la Purificadora Fresk Pura (27.967323,-114.03797) pour 15pesos le garafon.

Reste à trouver un spot dodo. Un point I-Overlander derrière la fabrique de sel nous paraît trop bruyant. On préfère pousser jusqu'à un autre point en dehors de la ville sensé être plus tranquille.

la piste pour y accéder est en très bon état et passe au milieu de marais salants.

Le vieux phare (28.034804,-114.1169) s'avère être parfait. Non seulement la vue sur la baie est jolie, mais en plus il y a de quoi aller marcher pour Babé.

Le coin idéal pour se reposer après tant d'émotions...

Babé part aussitôt se balader. Je commence à sélectionner les vidéos.

Dodo très tranquille.

Samedi 10 février, on se lève sous les nuages.

Il n'y a pas de vent. La baie est calme. Un souffle puissant m'avertit de la présence d'une baleine !

En effet, une mère et son petit vont passer non loin de la pointe du phare. Cooool !

Dommage que je sois en plein ménage du camion...

Je disfrute l'instant et retourne ensuite à la poussière, et surtout au sable que je retrouve dans les moindres recoins.

Babé va voir les voir passer bien plus près !

Eh ! Mais c'est un bon spot d'observation ici !

OK, il n'y en a pas des dizaines, mais au moins trois dans l'espèce de baie formée par les dunes de l'autre côté du canal.

Ça vaudrait le coup de mettre le kayak à l'eau...

Toutefois, pas pour l'instant, car on reprend la piste pour tenter de se rendre plus près de l'embouchure de la laguna Ojo de Liebre.

Mauvaise pioche. On tombe rapidement sur un garde de sécurité privée. Toute la zone appartient à des salins privés.

Bon, au moins, on aura tenté le coup...

On retourne à notre spot dodo du phare.

Le vent se lève. Il pleut quelques gouttes.

Je continue la sélection des vidéos. Babé se repose.

Re-dodo tranquille.

 
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Dimanche 11 février.

Un spot I-overlander fait mention d'une plage et d'une arche avec des lions de mer un peu plus au nord.

Babé aime les lions de mer...

On prend donc la route de bon matin pour retourner à Guerrero Negro.

Plein à la station service. Je refais ensuite quelques courses sans acheter de fruits et légumes car on va passer dans la partie nord de la Baja California. Qui dit changement d'état dit contrôle de fruits et légumes...

Dernier arrêt : à la pharmacie. J'ai une petite angine et je n'ai plus de sirop.

Le passage en Baja California, aussi appelé Baja California Norte, se fait à travers un camp militaire.

Personne ne nous arrête, ni pour le véhicule, ni pour les fruits et légumes.

On recule nos montres car on est maintenant à l'heure de la côte ouest. On va enfin se lever avec le soleil, mais il va se coucher à 17h30...

Villa Jesús Maria est un tout petit pueblo à l'intersection de la piste qui part pour la plage. J'y trouve néanmoins suffisamment de fruits et légumes pour tenir quelques jours.

La piste de 10km jusqu'à la plage traverse une plaine de yukkas pour le plus grand plaisir de Babé.

Un peu de tôle ondulée et on se pose derrière la plage (28.247445,-114.09132), là où le sable est encore dur, après avoir demandé aux pêcheurs du coin si ça ne dérange pas.

Le spot est bien sympa. La plage est grande et on voit des baleines près de la pointe.

Il y a déjà quelques voyageurs, certains bien installés, mais on ne se marche pas non plus dessus.

On décide de rester deux jours.

Le temps est au vent et aux nuages. Qu'importe. On disfrute.

Je commence à monter une vidéo. Balade sur la plage.

Babé va à la fameuse arche à 30 minutes à pieds vers l'ouest. Il y voit deux lions de mer dont un pris dans un filet de pêche.

Pas de nouveau piou-piou...

À noter qu'il y a une dizaine de baleines grises avec leurs petits qui tournent autour de la pointe. C'est un bon spot kayak/obs de baleines potentiel.

En plus, il y a de quoi faire de grandes balades et le dodo est tranquille.

On pourrait y revenir avec moins de vent...

 
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Le temps est de plus en plus gris. Il tombe même quelques gouttes.

Mardi 13 février, nous quittons cette jolie plage pour prendre la direction de l'intérieur des terres.

Le soleil arrive à percer les nuages à notre départ.

Il y a plusieurs spots obs sur la route, mais avant cela, on s'arrête faire quelques courses à Villa Jesús Maria. On y fait aussi le plein car la prochaine station service est à près de 400km.

Babé voudrait spoter la laguna Chapala à 145km de là. C'est donc parti pour une route légèrement sinueuse entre collines et déserts.

Une nouvelle espèce de végétal endémique du coin apparaît : les Cirios.

Avec leurs ramifications qui jaillissent du tronc dans tous les sens, ils sont vraiment bizarres...

La laguna Chapala s'avère complètement à sec. On passe notre chemin et poursuit jusqu'à Cataviña qui, il paraît, est entouré de cactus.

Le ciel clairsemé devient maussade.

Il n'y a que quelques maisons et hôtels dans le pueblo avec aussi quelques vendeurs de gasoil en bord de route.

On continue plus au nord pour se poser à l'écart de la route sur le premier point I-Overlander qu'il y a dans la zone.

Ici, l'overlander s'est un peu emballé sur le nom du spot : "cactus wonderland".

Néanmoins, le coin est bien sympa avec ses gros et ses petits cactus (29.760904,-114.76).

Babé part faire une grosse balade.

Je termine le montage de la première vidéo et disfrute ensuite les cactus.

Entre nous deux, on arrive à prendre quelques photos sur fond plus ou moins couvert.

 

Retour au camion pour manger un gateau au chocolat Nesquick.

Le soleil arrive à percer quelques instants les nuages en se couchant.

Dodo tranquille mais un peu frisquounet à 15°C.

 
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Mercredi 14 février.

On se réveille sous de petites averses.

Bon, c'est raté pour disfruter les cactus sous le ciel bleu. On décide de partir, histoire d'avancer un peu.

On parcourt plus de 100km au milieu des cirios sans pouvoir non plus les disfruter. Les averses se succèdent.

Arrivés vers El Rosario, la végétation devient de plus en plus désertique. En passant le rio, le vert des cultures tranche dans la grisaille.

La batterie de l'appareil photo est enfin chargée. Je prends quelques photos.

On fait le plein dans une Agua Purificada (30.060711,-115.72663) à 12pesos le garafon, puis on reprend la route.

Contrôle des milicos tranquille.

D'où venez-vous ? Où allez-vous ?

Déjeuner en bord de route.

On tente un premier spot dodo en bord de plage, mais l'accès n'est pas pratique.

Babé aurait pu spoter autour de El Rosario. Il décide finalement de s'arrêter sur un autre spot obs, El Socorro, où des birders ont vu des Longspurs.

On se pose en bord de plage (30.309549,-115.8164) au sud de la ville près d'un lotissement en construction.

Babé brave la bruine/pluie pour aller spoter. Je commence à monter la seconde vidéo, mais la grisaille ne me permet pas de beaucoup charger l'ordi.

Après une nuit tranquille mais encore pluvieuse, on décide de se poser dans un RV Park pour profiter de l'électricité et du nenet.

Jeudi 15 février.

La balade matinale de Babé ne lui apporte aucun Longspur.

On prend la route pour se poser 20km plus loin au RV Park Cielito Lindo (30.408438,-115.9239) sous une grisaille qui s'éclaircit un peu.

Il n'y a pas d'électricité sur site qui coûte 90pesos la nuit. Par contre, le gérant, très sympa, me propose de charger l'ordi sur une prise dans le resto.

Je vais y passer deux jours, montant les deux dernières vidéos et uploadant ensuite les deux premières sur Youtube (2h par vidéo car le nenet est lent en upload...).

En même temps, je vais réussir à trouver une assurance U.S.A./Canada pour le camion.

Giorgia et Kévin, qu'on avait rencontré à San Ignacio, m'avaient donné les coordonnées d'un couple français qui assure leur camion depuis des années aux U.S.A.

Ce couple, très sympa, m'a répondu et donné les coordonnées de leur agent à qui j'ai envoyé un mail avant de partir de Guerrero Negro.

Il a été très réactif et j'ai trouvé avec plaisir sa réponse en ouvrant les boites mails.

Toujours aussi réactif, il nous a trouvé une assurance Progressive avec seulement Liability pour 427US$ à l'année !

Au départ, il nous proposait une assurance avec vol, collision sur parking, etc. à 929US$ à l'année. Mais il n'a eu aucun mal à proposer une nouvelle assurance selon nos souhaits.

La seule condition était d'avoir une adresse aux Etats-Unis, ce qui n'a pas posé de problème puisque mes familles du Michigan se sont aussitôt proposées pour servir de boite postale.

Cerise sur le gateau, cet agent est tout à fait d'accord pour que je fasse circuler ses coordonnées afin d'assurer d'autres voyageurs avec véhicules étrangers, avec pour condition de posséder une adresse postale aux Etats-Unis.

Il s'agit de :

Brian Anacker

Personal Lines Account Representative

Direct: (541) 284-5865

Fax: (541) 484-5434

Toll Free: (800) 852-6140

Email: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Pour terminer, il demande les infos habituelles : Nom/prénom/âge/numéro du permis des conducteurs. Année, type, numéro de chassis et valeur du véhicule. J'ai aussi décris ce qu'il y avait dans le camion. On n'a pas eu a envoyer de photos.

Pendant ce temps, Babé fait de longues balades sur la plage toute proche. Il y voit quelques baleines grises et disfrute les jolies dunes de sable. Il coche aussi un colibri !

Samedi 17 février. Bien sûr, on décide d'aller faire les courses le jour où il y a un beau soleil !

On fait les pleins dans le petit Bodega Aurrera de San Quintin (30.531612,-115.9318) et l'eau dans une Agua Purificada un peu plus loin (30.540915,-115.93573) à 11,50pesos le garafon.

Ce soleil est trop beau pour rouler. On retourne au RV Park.

Je retourne sur Nenet pour uploader la dernière vidéo. Babé repart se balader sur la plage et nous ramène quelques photos.

Dodo tranquille en compagnie de plusieurs RVs.

 
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Dimanche 18 février.

Le temps est à nouveau mitigé.

L'un de nos voisins de parking est une voiture québéquoise conduite par Valérie, une suisse très sympathique avec qui je papote bien durant la matinée. Belle rencontre pleine d'énergie !

Elle reprend la route en compagnie de son ami et nous faisons de même un peu plus tard pour parcourir une soixantaine de km.

Villages poussiéreux et cultures intensives trop vertes alternent dans ce paysage désertique.

En à peine une heure, on arrive au petit ejido Mesa de San Jacinto (30.881729,-116.12681). Apparemment, les champs abandonnés qui le bordent accueillent en hiver un plover assez rare : le Mountain Plover.

Babé parcourt sans relâche ces prairies sèches sans voir l'ombre d'une plume ou d'un bec de plover.

Il en profite pour nous dégoter un coin sympa en bord de falaise (30.85866,-116.14709) pour passer la nuit.

Pour ceux que ça intéresse, l'entrée de la piste est ici : 30.871363,-116.14163.

Un joli coucher de soleil pour clore cette journée.

Au départ, je n'étais pas très rassurée de dormir en sauvage dans le coin après avoir lu un commentaire très négatif sur I-Overlander. Mais au final, on passe une très bonne nuit, interrompue seulement par la pluie qui tambourine sur le camion.

Le lendemain, on se lève efficace pour sortir de la piste avant qu'elle ne devienne trop boueuse.

Plus de peur que de mal, le temps reste couvert mais il ne pleut plus.

On se gare près du village et Babé repart à la recherche de son plover qui semble avoir déserté la zone.

Je nettoie le camion et change notre couette d'été pour celle d'hiver. Les 13°C le matin dans le camion sont soutenables avec la petite couette. Néanmoins, nous allons monter à plus de 2000m dans la journée et il risque de faire un peu plus froid là-haut...

 
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Lundi 19 février.

Toujours pas de Mountain Plover.

On prend la route vers 9h pour s'arrêter à La Providencia afin de racheter du miel dans un de ses mercados.

Puis nous birfurquons sur la route qui monte au Parque Nacional San Pedro Martir.

Situé à plus de 2000m d'altitude, il y a une belle forêt de pins à voir là-haut ainsi que quelques nouveaux oiseaux dont... le condor de Californie !

Le temps couvert et parfois pluvieux ne nous pousse pas à nous arrêter. Plus on monte, plus on a la tête dans les nuages.

La vallée, avec ses cultures et ses champs, laisse place à paysage rocailleux désertique. Puis, vers 1200m d'altitude, la végétation commence à s'étoffer. Quelques arbustes, des chênes... ça sent bon le nouveau piou-piou.

Tiens ! "No Molestar a los Condores" ! Un spot obs ?

Enfin, les pins apparaissent et avec eux, le soleil.

On se pose quelques km avant l'entrée du parc, sur une sorte de piste en bord de route à 2088m d'altitude (30.969551,-115.58446).

Brouuuuh ! L'air est bien frisquounet ! Heureusement, le soleil nous réchauffe.

Babé part aussitôt spoter. Je bouquine tranquillou.

Il revient avec la Mountain Chickadee et le Pink-sided Junco ! Ça commence bien !

Le paysage de chaos rocheux et de pins est super sympa.

Dodo tôt et bien au chaud sous la couette d'hiver.

On se réveille avec -01°C !

Babé sort vaillamment des couvertures pour aller spoter. Je reste bien au chaud dedans à bouquiner.

En dépit du soleil qui réchauffe le camion depuis 8h, on a à peine 10°C à l'intérieur à 11h.

Déjeuner, sieste et on se rend dans le parc.

L'entrée est de 68pesos/pers. Elle comprend le camping.

À première vue, tout est nickel ici et ça nous fait tout de suite penser aux Etats-Unis.

Et puis, en discutant avec le guardaparque l'ambiance est tout de suite cool. Bien sûr, on ne peut bivouaquer que dans la zone autorisée et il y a des accès interdits aux véhicules, mais à part ça, on peut se rendre à peu près partout où l'on veut du moment qu'on est à pieds.

En regardant les photos des condors (le parc est une zone de réintroduction du California Condor), le guardaparque nous confirme que le spot que Babé avait répéré un peu plus bas est un bon pour l'observation des condors. Cool, on s'y rendra après. D'abord, on va faire un tour du parc.

On se gare sur la première aire de campement (30.999132,-115.5561). On est 2500m d'altitude. Avec tous ces pins autour de nous, c'est pas top pour les panneaux solaires et chauffer le camion...

Babé part aussitôt marcher. Je le suis un peu plus tard, après avoir profité de la relative chaleur du camion pour allumer l'ordi et traiter quelques photos.

Les sentiers ne sont pas très bien indiqués et je retrouve Babé sur celui de la Torre de Piedra alors qu'il était parti sur celui du Pacifico.

La balade est bien sympa. J'aime ces grands pins au milieu des chaos rocheux. Il y a beaucoup d'arbres morts qui donnent un charme suplémentaire aux lieux.

Je n'arrive cependant pas jusqu'à la Torre car, passées 16h, la lumière et la température déclinent rapidement. Je rentre me réchauffer dans le camion qui n'est guère plus chaud !

Un gâteau s'impose !

Dodo bien au chaud sous les couvertures avec un pantalon et un pull en plus !

-04°C au lever à 5h30 ! Glagla !

Babé brave le froid, je reste à bouquiner au chaud sous les couvertures.

Vers 10h, lorsque le camion a enfin dégelé, on se déplace de 10km au début du sentier "Mirador El Altar". Babé espère y trouver un sapsucker...

Pas de pic, mais une chouette balade et un nouveau piou-piou : le Pinyon Jay.

 

À son retour vers 16h, le temps se couvre. On retourne au campement et grésil commence à tomber.

Il est trop tard pour prendre la route. On décide de rester.

Lorsque je viens régler, le guardaparque est tout étonné d'apprendre qu'on veut rester car le pronostique est incertain. Du coup, il ne nous demande que 120pesos au lieu des 136 !

 
Il neige au PN San Pedro Martir !
 

Allez ! A ver que pasa !

On a des provisions et de l'eau...

Dodo encore dans le froid à -05°C.

Au matin, il n'y a qu'un petite couche de neige. Il n'a pas neigé davantage.

Babé part faire sa balade matinale. Je reste sous les couvertures à brainstormer sur mes histoires. Trop-trop cool !

Toujours pas de sapsucker pour Babé. Le beau soleil de la matinée a fait fondre la neige et la glace sur la route. On en profite pour descendre en début d'après-midi au "mirador des condors", le spot obs dont les guardaparques ont parlé. Car Babé a eu beau garder un œil rivé au ciel, il n'en a toujours pas vu.

Le California Condor est une espèce en "danger critique d'extinction". Il ne restait que quelques couples en Californie dans les années 70. Chassé et empoisonné de façon volontaire ou involontaire via des contaminations au plomb et au DDT, un programme de réintroduction a été mis en place.

Dans les années 80, les derniers individus sauvages ont été capturés afin de les faire se reproduire dans des centres animaliers. Il ne restait alors plus que 27 condors.

La reproduction en captivité a fonctionné (ce n'est pas le cas pour toutes les espèces animales...) et dans le milieu des années 90, plus d'une centaines d'œufs ont éclos.

Un programme de ré-introduction des individus dans leur milieu naturel a alors été lancé. En 2006, le premier nid en milieu naturel a été observé. En 2016, la population atteignait 446 individus.

Le "mirador des Condors" (30.964059,-115.62016) se situe au km 72 de la route qui monte au parc. C'est une sorte de bute à ciel ouvert située à 1634m d'altitude.

L'air y est tout de suite un peu plus chaud en journée. Contrairement à l'aller, maintenant que le ciel est dégagé, on a une belle vue sur les montagnes et vallées alentours. Surtout, on apprécie de retrouver le soleil jusqu'à son coucher.

Bien sûr, les nuits restent fraîches, mais on a 01°C au lever du jour !

Vendredi 23 février.

Je continue de prendre des notes pour mes histoires pendant que Babé part faire sa balade matinale sur les chemins.

Puisqu'on est descendu en altitude, il découvre une nouvelle espèce de chêne et fait 3 nouvelles coches : le California Thrasher, le Golden-crowned Sparrow et le Plain Bushtit.

Quelques photos du maquis alentours.

Il avait déjà vu quelques individus de Cerf mulet (Mule Deer) dans le parc (une nouvelle espèce pour nous !). Mais les biches sont farouches. Là, il réussit à en prendre une en photo.

11h, on mange un gros plat de pâtes. L'altitude, ça creuse !

11h30, Babé, qui garde toujours un œil dehors, spote notre premier condor !

On se précipite dehors, mais il s'élève déjà rapidement dans le ciel. Babé réussit tout de même à l'indetifier : il s'agit de l'individu n°56.

Cooooool ! On a vu notre premier California Condor !

Motivée par cette obs, je reste à spoter pendant que Babé fait ses corvées.

À midi, je spote cette fois-ci un couple !!!!! Youhouhhhh !

Mais comme le premier individu, ils s'éloignent rapidement.

 
Deuxième obs de California Condor de la journée :
 

Trop-trop cooool !

Cette fois-ci, Babé a eu le temps de faire une photo souvenir.

Après tant d'émotions il est temps de faire la sieste.

Vers 14h, alors que je m'installe pour taper un article, une grande ombre attire mon attention par la fenêtre.

Un condor passe quelques secondes après juste à côté du camion !

On sort en trombe ! Babé, les jums et l'appareil photo en mains, et moi la vidéo.

Le condor n°62 va nous tourner au-dessus à trois reprises avant de s'éloigner comme ses congénères vers le nord.

Moment magique. On entendait le vent souffler dans ses plumes !

 
Condor n°62 :
 

Waouh ! Alors ça c'était intense !

Difficile de revenir à la vie normale après ça, mais les articles ne vont pas se taper tous seuls...

Le soir, on fête ces belles obs avec des crêpes !

Samedi 24 février.

Encore une belle journée ensoleillée qui réchauffe le camion dès le matin.

Balade matinale pour Babé et prise de notes pour moi.

Pendant que Babé fait la sieste, je spote le condor entre 11h et 13h et j'en vois deux !

Le premier passe très vite et le deuxième (le condor n°26) s'élève très haut dans le ciel avant de prendre la direction du nord.

Encore de chouettes obs !

Babé réveillé, on retourne au PN afin qu'il aille à nouveau spoter la forêt vers la Torre de Piedra. Je reste à taper mes articles.

Toujours pas de sapsucker mais encore de belles photos de la forêt.

Pour la nuit, on revient se garer sur notre bord de piste (30.969551,-115.58446) du début de semaine.

Le lendemain, Babé retourne se balader autour de notre spot dodo.

Les thuyas peuvent être énormes ! Il en prend quelques photos.

Soudain, des Mountain Quails traversent la piste en courant !

Plus loin, un Plain Bushtit montre le bout de son bec.

Enfin, Babé repère le pic qu'il cherche depuis une semaine !

Un couple de Williamson's Sapsucker se déplace sans bruit dans un pin.

Babé en fait quelques photos souvenirs floues...

Nous quittons le parc après déjeuner pour trouver un spot dodo un peu plus bas dans la plaine. Nous sommes à court de nourriture...

On trouve notre bonheur au début de la piste menant à des Potreros (= des pâturages) (30.959729,-115.6682) à 1240m d'altitude.

C'est un spot dodo tranquille. Personne n'emprunte la piste. Ce ne doit pas être la saison.

Au final, bien que frigorifique, cette semaine dans le Parque Nacional San Pedro Martir aura été super. De bonnes idées pour les histoires de Coucoux et de super obs pour Babé avec, en prime, le Condor pour tous les deux.

Il est maintenant temps de nous diriger vers la frontière...

 
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Lundi 26 février.

Babé va faire un petit tout dans la plaine pendant que je prépare le camion.

Nous prenons ensuite la route pour rejoindre la côte.

On est heureux de voir enfin le paysage des montagnes désertiques sous le ciel bleu.

Arrivés à La Providencia, nous prenons vers le nord. Déjeuner en bord de route.

Le village de San Vicente s'avère propice pour faire quelques courses. On y fait aussi le plein d'eau à la Purificadora Legarreta (31.325039,-116.24637) pour 10pesos le garafon.

Nous arrivons à Erendira en milieu d'après-midi.

Le coin nous enchante aussitôt avec ses petites falaises rouges.

On se pose à la sortie de la ville sur l'un des nombreux terre-plein qui borde la falaise (31.293917,-116.41533).

Quelques ramasseurs de moules vont et viennent.

Ce retour au niveau de la mer à une quinzaine de °C nous fait du bien.

On passe la journée du lendemain à se balader et se reposer.

 
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Mercredi 28 février.

Encore un saut de puce en direction de la frontière, cette fois sous Ensenada.

On devait initialement se rendre à Ensenada même, mais un gros tiraillement de la vésicule biliaire me pousse à faire un nettoyage express du foie. Pour cela, il me faut du calme et un WC à proximité . On opte donc pour un camping au niveau de la pointe de La Bufadora.

Les cultures se succèdent dans les plaines entourées de collines désertiques.

Derrière La Bufadora, la zone humide qui borde la baie est convertie en d'immenses champs.

En s'élevant vers la pointe, on découvre les fermes agricoles dans la baie. Au fond, on aperçoit Ensenada.

Avec le Campo 7 Minas (31.734217,-116.71219), on fait d'une pierre trois coups. En plus des WC, il a une douche chaude, du bon wifi et une jolie vue, le tout pour 150pesos/nuit.

Le reste de la journée se passe tranquillou. Balade pour Babé. Repos, Nenet et nettoyage du foie pour moi.

Dodo tranquille.

Pour ce que ça intéresse d'expulser des calculs biliaires sans douleur, allez voir par-ici et par-là.

 
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