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Les reliefs contribuent à la modification du milieu et cela se vérifie en arrivant au col "El Mirador".

Après avoir grimpé ce que les birders appellent l'"Altantic Slope" (la pente atlantique) couverte de forêt tropicale humide, nous entrons autour de 3000m d'altitude dans une jolie forêt de pins.

Nous bivouaquons sur le parking du restaurant "El Mirador" (17.578927,-96.506884) à 3100m d'altitude. Malheureusement, les photos que je prends des miradors ne rendent pas la beauté de la forêt...

Samedi 29 avril. Après une nuit passable avec le bruit de la circulation, on commence notre descente vers Oaxaca.

On s'arrête dans la belle forêt de pins sur un début de piste. Babé sort spoter. J'ai bien l'intention de prendre des photos du coin après avoir cuisiné quand trois gars débarquent en 4x4. Je pense d'abord qu'il s'agit d'ouvriers forestiers mais l'un d'eux m'explique qu'il est le chef de la communauté du coin et qu'il faut un "permiso" pour entrer dans la forêt.

En gros, il faut payer 300pesos.

Je lui fais comprendre que je veux bien payer mais qu'il faut voir avec "mi esposo". C'est plus facile de dire que Babé est mon époux. Ça tue toute velléité de drague dans l'œuf et comme ça, c'est Babé qui gère ces questions de paiements plus ou moins douteux.

Le gars restent une bonne demie-heure dans le coin à attendre Babé (les deux autres sont repartis). Il va même sur le sentier à sa recherche. Puis, les deux autres gars reviennent en 4x4 et le gars s'en va avec eux sans même dire au revoir.

Ce n'était qu'une simple tentative arnaque.

Mais cet épisode m'a passablement échaudée et je vais rester de mauvaise humeur le reste de la journée.

Exit les photos de la belle forêt et même toute idée de rester dans le coin. Dès que Babé revient, on prend la route pour aller faire des courses à Ixtlan.

Cette petite ville bien propette n'offre pas grand-chose à part du yaourt, des œufs et du Nenet. Même pas un pollo asado !

On reprend la route en début d'après-midi. Les virages serrés s'enfoncent dans la vallée. La forêt de pins disparaît. On retrouve la forêt aride des montagnes centrales.

Arrêt au bord d'une rivière où Babé part faire quelques coches. Le petit bonhomme en mousse mexicain tourne à fond juste à côté. Je comate dans TiNéfant sous 36°C.

Pas question de dormir ici avec ce vacarme. On pousse jusqu'à une autre rivière (17.245292,-96.537736), un coin I-Overlander à 1900m d'altitude très tranquille qui finit par me dérider.

Nuit très paisible et une belle énergie. En plus, Babé coche !

Le lendemain nous poussons jusqu'au Parque Ecoturistico La Cumbre (17.193066,-96.640088).

Des prunes sont en vente en bord de route. Ça me donne des idées...

Le Parque est un spot obs à Dwarf Jay. Babé les a déjà vu au Mirador, mais c'est toujours sympa de revoir des oiseaux rares. En plus, comme on est remonté à 2900m, on est à nouveau dans une forêt mixte de pins et de chênes très jolie elle-aussi.

C'est 50pesos/pers pour camper. Le campamento est animé en ce dimanche après-midi. Le coin est sympa. On disfrute.

L'air est agréablement frais avec les orages de fin d'après-midi. J'en profite pour tenter un brownies. Ce qui était bien au Canada/Etats-Unis, c'était que la bonne quantité de chocolat noir pur était fournie dans la tablette. Maintenant, avec du chocolat noir pur en poudre, j'y vais un peu à l'aveugle. Je mets 112g, comme avec une tablette. Le brownies est bon mais définitivement trop chocolaté. La prochaine fois, j'essaie avec 80g.

Lundi 01 mai. On passe la matinée dans la forêt. Babé ne voit pas l'ombre d'un Dwarf Jay. C'est vraiment un coin sympa où l'on aimerait revenir.

On pourrait y rester, mais on est à court de nourriture et de linge propre. On descend donc sur Oaxaca.

Cette capitale de l'état du même nom se situe dans une plaine à 1500m d'altitude. Nous y retrouvons la forêt aride des derniers jours qui n'est pas sans charme lorsqu'elle n'est pas rasée par l'agriculture ou les agglomérations...

Nous avons 4 spots obs dans et autour de la ville. C'est que cette zone de scrub aride est pleine d'endémiques. On va donc y rester une bonne semaine.

On commence par se poser dans un camping, le Oaxaca Campground (17.030565,-96.599042). Pas très bien indiqué, c'est juste une vaste aire grillagée sans ombre avec de quoi se raccorder à l'eau et l'électricité. Pour nous, pas besoin de tout ça. Il nous en coûte 200pesos/nuit.

C'est pas que Babé adore les campings, mais il est très pratique car bien situé pour tout ce qu'on veut faire. Il a un très bon wifi qui me permet de mettre le blog à jour ainsi que de faire quelques recherches, et des douches chaudes sous lesquelles on resterait des heures.

 
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Mardi 02 mai, c'est grosse journée ville à Oaxaca avec courses au Walmart, plein d'eau (17.04601,-96.63815) pour 12pesos/garafon et plein des bouteilles de gaz (17.13161,-96.77107) pour environ 150pesos/bouteille canadienne de 8kg.

On découvre à nouveau les bizarreries de la circulation mexicaine où, d'un coup, la sens de la circulation est inversé. Pourquoi ???

Et puis, certaines pubs sont déclarées irrégulières quand d'autres, bien que vantant des conneries, sont encore tout à fait légales.

Grâce à I-Overlander, on trouve un garage pour faire la vidange de l'huile du moteur. Il s'agit du garage Morga (16.96642,-96.48261) à l'entrée de Tlacolula. Le proprio est super sympa. La vidange se fait tout de suite. Babé a l'huile et le filtre.

Le garagiste voit passer pas mal de camions de voyageurs, pour son plus grand plaisir. Il papote avec Babé, se renseigne sur ce qu'on fait. Vraiment sympa.

On est étonné d'apprendre que la vidange ne coûte que 200pesos (10euros !). Du coup, on donne un pourboire de 100pesos au petit jeune qui nous l'a faite.

On termine cette journée au camping en changeant nous-même les filtres à air.

Enfin, ... C'est Babé qui s'y colle et qui se débrouille comme un chef.

Côté paysage, le plateau de Oaxaca n'est pas très joli vu de la route principale. C'est une zone agricole avec entre autres des champs d'agave (de grande plantes aux feuilles vertes piquantes) qui servent à faire un spiritueux : le Mezcal. Il faut aussi y rajouter toutes les ruines du coin, ce qui donne des panneaux nous invitant à visiter tel ou tel truc tous les 2 km.

Dès qu'on prend une route qui part dans la montagne, par contre, on change de décor.

Passée Téotitlán del Valle, une petite ville célèbre pour ses tapisseries et ses ruines, nous prenons la piste qui monte jusqu'à Benito Juarez.

J'y ai deux spots obs.

Au début de la piste, la végétation arbustive sèche résonne de grillons. Enfin, ce qu'on pense être des grillons et qu'on surnomme "grillon-mobilette" pour le bruit qu'ils font au démarrage de leur grillonnage . Ils font tellement de bruit que parfois Babé n'entend même pas les oiseaux chanter !

 
"Grillons-mobilette" dans le scrub de Téotitlán :
 

Ça ne l'empêche pas de faire quelques coches d'endémiques.

On monte jusqu'au village situé à 2800m. Là, la forêt se couvre de pins avec un joli tapis rouge. En plus, il y a de belles épiphytes.

On est sous le charme.

Au lieu de ne rester qu'une après-midi, on passe deux jours sur cette piste à disfruter.

On se pose sur le bord (17.088808,-96.505501). Très tranquille.

Plus en hauteur, les grillons-mobilettes sont moins bruyants.

 
Ambiance de la forêt entre Téotitlán et Benito Juarez :
 

La vue est super sympa. On se fait de chouettes balades d'autant qu'il n'y a pas foule.

Le matin, les West Mexican Chachalaca s'appellent et se répondent.

 
 

Vendredi 5 mai, on se rend sur une autre route, celle qui mène aux ruines de Yagul (16.954739,-96.451347).

Le coin est encore bien sympa et Babé continue ses coches d'endémiques.

Pour les photos d'oiseaux, il va falloir attendre un peu...

 
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Le samedi 6 mai se passe au camping. Je profite de son wifi pour faire de grosses mises à jour techniques de Wampserver et du site.

Babé, toujours à l'affût, même en mangeant, spote un Grey-Breasted Woodpecker dans les arbres (déjà coché mais toujours un plaisir de le voir) !

Dimanche, nous attendons 13h pour avoir le résultat des élections (Ouf ! Elle est pas passée !), puis nous prenons la route pour Monte Alban.

C'est un gros site archéologique sur la civilisation Zapotèque ET un très bon spot obs. Babé a en effet vu la plupart des endémiques du coin, mais il lui en manque un qu'il veut absolument voir : l'Ocellated Thrasher.

On se pose donc en bord de route avant le site et il part dans le shrub à la recherche de son piou-piou.

Je suis en train de commencer le traitement des photos d'oiseaux quand "Tut-tut" un véhicule se gare devant nous.

Oh surprise ! C'est Julie et Julien qu'on avait rencontrés en octobre à Rimouski, au Canada.

Ben ça, ça fait plaisir !

On se met aussitôt à papoter en se racontant nos derniers mois écoulés.

Sur ce, Babé arrive tout sourire. Il a coché son Thrasher !

Ça c'est une chouette journée !

On comptait bivouaquer en bord de route, mais le coin n'est apparemment pas sécure. On décide de bivouaquer ensemble sur le parking d'un centre commercial un peu plus bas (17.073718,-96.757741).

On passe le début de soirée à papoter autour d'un bon gâteau poire-chocolat.

Après une nuit bruyante (c'est la ville !), on retourne sur Monte Alban, cette fois pour visiter les ruines.

C'est pas que je sois ruines, loin de là, mais comme on est sur place et que c'est un gros site, je me dis que, pour une fois, je peux bien me cultiver un peu.

Babé est plus intéressé par les piafs que par les ruines, mais il se prend aussi à parcourir le site.

Et c'est partie pour une plongée dans la civilisation Zapotèque, avec d'abord son musée !

 
 

Vous avez tout compris, hein ?

Pourtant, c'est clair même si tout est en espagnol !

Non ?

Bon allez, je vous raconte un peu.

En gros, ce site était pour les classes dirigeantes et les prêtes zapotèques qui étendaient leur pouvoir sur le plateau et les villages environnants. Ils vouaient un gros culte aux divinités représentées par des animaux et c'était en rapport avec les cycles solaires. Bien sûr, il y avait des sacrifices et les sacrifiés avaient le sexe mutilé pour être purifiés avant de "perdre la vie". Yeuk !

La mode, chez eux, c'était d'avoir la tête en forme d'obus et les dents limées.

Bon, j'exagère un peu car ils étaient pas tous comme ça...

Mais globalement, les civilisations sont toujours les mêmes : de gros édifices "m'as-tu vu", quelques traces écrites pour dire ce qu'on a fait et la mode, toujours la mode.

C'est sûr, les édifices sont impressionnants, tant par leur étendue que par leur grandeur. Ça devait en jeter à l'époque de se balader là-dedans ! Et la vue !

 

Des vendeurs de céramiques et autres trucs typiquement zapotèques nous abordent durant la visite des ruines. Il y a quelques touristes.

On voit un joli lézard et un "grillon-mobilette" qui grillonne sur un arbre. Grand de plus de 5cm, il ressemble plus à une mouche qu'à un grillon, mais il envoie du son !

 
"Grillon-mobilette" :

On termine la visite vers midi. Julie et Julien vont au camping, on reste sur site toute l'après-midi. On se souhaite bonne route. On a super bien papoté. C'est un réel plaisir que de les rencontrer !

Ayant prévu de passer la journée de demain en ville, on se rend sur un spot dodo I-Overlander, un parking gardé à 10pesos l'heure non loin du centre ville (17.059606,-96.729377).

Babé est ravi de traverser les embouteillage de 18h !

Le parking s'avère petit mais sympa. Super wifi et très tranquille si ce n'est les coqs qui chantent toutes les heures à partir d'1h du matin.

 
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Aujourd'hui était sensé être une grosse journée courses dans la ville de Oaxaca.

Cependant, j'ai parcouru les librairies et les magasins d'huiles essentielles pour rien.

Je cherchais des guides d'identification de mammifères et de reptiles du Mexique. Les libraires me proposaient des livres généralistes parlant des lions et des gazelles de la savane. Ces animaux vivent au Mexique ?

Et la seule librairie qui aurait pu être intéressante n'était pas ouverte à l'heure où je suis passée.

Quant aux huiles essentielles, elles étaient 3 à 10 fois plus chères qu'en France.

Oh well. Y'a des jours comme ça...

Babé non plus n'a pas trouvé chaussures à ses pieds. Elles étaient 1/2 pointure trop petites.

Cette journée était tout de même intéressante car on a parcouru le centre de Oaxaca en long, en large et en travers.

C'est que c'est une ville classée au patrimoine mondial de l'UNESCO !

En gros, comme avec les sites archéologiques, elle a reçu plein de sous pour se refaire belle.

Et c'est vrai que ses rues sont sympas à parcourir. J'aime beaucoup ces bâtiments à un seul étage qui ramènent la ville à une échelle plus humaine.

Les façades toutes neuves sont jolies, mais je leur préfère tout de même les trottoirs envahis par les marchants embulants et les petites boutiques des rues non refaites du centre-ville.

Et puis, il y a la réalité dans le décor. Les mendiants, cireurs de chaussures et autres personnes expulsées de chez elles et qui dorment dans des tentes sur la place centrale. Et les autres : les touristes dont je fais partie, les gens plus fortunés ou pas qui sont collés à leurs téléphones portables, les stars de la télé qui tournent une séquence dans une rue et les habitants de la ville qui vivent leurs vies tout simplement.

C'est Babé qui a pris les photos. Difficile de faire un tri. Il y en a donc beaucoup. Mais elles représentent assez bien l'ambiance des rues de Oaxaca.

 
 
 
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Mercredi 10 mai. Nous disons au revoir à Julien et Julie qui partent faire leur vidange au garage.

Nous nous apprêtons à quitter le camping pour nous mettre au vert sur la piste de Téotitlán quand on voit revenir nos amis.

Ils n'ont pas fait 1km. Une bougie de leur moteur a explosé !

Pas cool !

On décide aussitôt de leur donner un coup de main et les emmenons au garage Morga.

Leur camion est remorqué.

Commence alors une longue journée d'attente pour savoir s'il est possible de réparer ou non.

On reste avec eux et on papote. Julie plus que Julien a besoin de papoter. N'est-ce pas, Miss !

Moi, ça me fait plaisir, d'autant qu'on a plein de choses en commun.

Je leur fais un Brownies "cramé" qui se mange quand même. .

Rien de tel que du chocolat en période de stress.

Finalement, la panne est réparable.

Nous les laissons bivouaquer sur le garage et retournons au camping pour n'être pas trop loin en cas de problème.

La réparation va prendre deux jours mais le camion roule à nouveau !

Ouf, ils vont pouvoir continuer leur périple !

Quant à nous, on profite de cette attente pour faire de l'ordi et profiter de Nenet pour faire quelques recherches. Sélection et écriture des articles. Mise en ligne.

Samedi 13, on part faire des grosses courses au Walmart, puis on passe voir El Tule, l'arbre le plus large du monde qui se situe dans la ville du même, à quelques km de Oaxaca et de notre camping.

Petite ville propette, on voit qu'elle vit du tourisme.

On arrive en plein milieu d'un tournage...

... que l'on contourne facilement.

L'arbre est en plein milieu du village, où plutôt, la ville s'est construite autour de l'arbre car il existait déjà quand les conquistadors sont arrivés.

Entouré de grillage, il a l'air d'être en cage.

Il faut payer 10pesos/pers. pour aller le voir de plus près. Il est tellement grand qu'on se contente de rester à l'extérieur. De toute façon, il est interdit de s'approcher et de monter dessus.

Ce n'est pas l'arbre le plus haut mais le plus large avec ses 14m (certains disent 11m) de diamètre.

Même derrière son grillage, il est quand même vachement impressionnant !

 
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Comme toujours dans notre voyage, nous allons là où il y a des spots obs, où on a envie d'aller ou encore, sur des spots échangés lors de nos rencontres.

Julie nous parle de Hierve El Agua ("Hierve" pas "Hervé" ), un spot touristique mais très joli à "seulement" 50km de là. Au vu des photos sur Nenet, ça à l'air plutôt sympa. Alors, plutôt que de prendre la route du Pacifique, nous nous dirigeons vers l'est de bonne heure lundi matin.

Pour ne pas payer le péage sur la route, je nous fais passer par la piste qui rejoint le site par l'ouest. De Mitla, nous passons par le pueblito Xaagá, puis grimpons sec et redescendons tout aussi sec la montagne pour arriver sur place.

La piste est étroite et sinueuse. On est bien contents de ne croiser personne.

Cela nous fait faire un détour sportif mais très pittoresque avec de belles vues sur les vallées sous le soleil et les nuages.

Nous arrivons vers 8h30 (16.866837,-96.276482). L'entrée est de 25pesos/pers et c'est 40pesos/pers pour camper. On n'aime pas trop payer pour voir des trucs, mais là, c'est toujours moins cher que de passer une nuit au camping.

Et puis, on est bien contents d'être venus car, en effet, le coin est super sympa.

Passés les échoppes encore fermées et les aménagements à moitié terminés, nous descendons sur la première zone de piscines calcaires. Il y a déjà un couple qui se baigne. Pour moi, l'eau est bien trop froide !

Qu'importe ! On déambule autour des piscines, disfrutant les formes tortueuses et les couleurs prises par le calcaire au contact de l'eau. Perchés au bord de la cascade pétrifiée, la vue est superbe !

Mais le spectacle ne s'arrête pas là.

Les cascades de calcaire sont aussi belles vues de dessus que de dessous.

Après l'avoir un peu cherché, nous parcourons le sentier qui fait le tour des deux cascades. Super sympa ! En plus, on est tous seuls.

 

Les photos, c'est bien, mais Hierve El Agua se forme avec de l'eau qui goutte, coule, fait des bulles. Alors, voici une petite vidéo pour vous le montrer en images et en sons.

 
 

Encore une petite vidéo prenant Babé en action dans ce joli décor.

 
 

Euh, quand je dis qu'on a cherché pour trouver le chemin, disons que j'ai pris la voie officielle et que Babé a tracé directement dans la pente.

 
 

Babé ne peut pas s'empêcher de prendre quelques fleurs en photos.

On a vu aussi pas mal de jolis lézards. En attendant les photos, voici une petite vidéo de l'un d'eux.

 

À noter que le Bridled Sparrow (un endémique) est très facile à voir ici.

L'après-midi, Babé repart faire un tour. Je reste au camion pour une activité bien moins passionnante : la chasse aux blattes.

Ça fait trois-quatre fois qu'on en voit une courir le soir sur le meuble des vêtements à côté du lit. Dès la première apparition, j'ai vidé le meuble pour voir d'où elle venait... sans rien voir.

Décidée à m'en débarrasser, je recommence l'expérience et tombe sur 5 blattes tranquillement regroupées près des livres.

J'en tue deux, les autres m'échappent.

M'étant renseignée sur Nenet, je passe l'après-midi à nettoyer ce meuble ainsi que les placards à nourriture avec du vinaigre blanc. J'utilise aussi un mélange d'huiles essentielles de menthe et de lavande dans les vêtements.

D'ordinaire, je suis pour utiliser des produits naturels et c'est le cas. Mais, je ne veux pas que ces bêtes-là prolifèrent dans le camion, si ce n'est déjà fait. Donc, on achètera un produit chimique demain à Oaxaca.

J'avais l'intention de me baigner dans la soirée. Il y a encore trop de monde...

.. et l'appel d'un gâteau poire-chocolat est bien plus tentant.

On papote avec Julie et Julien qui nous ont rejoints.

La soirée s'annonce paisible. Les touristes sont partis vers 18h.

Malheureusement, on tombe sur une nuit de concert au village. Petit bonhomme en mousse mexicain à fond les ballons jusqu'à 4h du mat'.

La tête dans le pâté (surtout moi !), nous disons au revoir à nos amis le lendemain.

C'était vraiment sympa de passer ces moments avec eux.

Mon petit doigt me dit qu'on va peut-être se revoir...

Après un faux-départ (les gardiens du site n'étaient pas réveillés après la nuit qu'ils avaient passée, la porte était donc close ) nous nous rendons au Walmart de Oaxaca en fin de matinée, en faisant un petit arrêt pollo/papas à Tloluca. Mium !

L'après-midi est déjà bien avancée lorsqu'on sort des courses. On passe donc une dernière nuit au camping. On est seuls. Dodo tranquille.

 
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Nous mettons plus d'une heure à traverser Oaxaca, pourtant, la circulation est fluide. Puis, on passe le plateau agricole pour monter peu à peu dans la Sierra de Miahuatlán. Peu de topes, du 90km/h par moments, ça fait bizarre de rouler aussi vite !

Bon, on met tout de même toute la journée à parcourir 150km parce que Babé s'arrête spoter de temps en temps. C'est qu'il est en mode obs. Il y a des pioux-pioux à cocher dans la sierra.

On s'étonne de voir autant d'habitations en bord de route. La sierra est bien peuplée car exploitée pour son bois et cultivée. C'est aussi une route fréquentée parce qu'elle relie Oaxaca à la côte. Les collectivos se succèdent. D'où de nombreux Comedor et vente de Gasolina en bord de route.

On monte jusqu'à 2700m. La forêt se fait plus dense. Il fait beaucoup plus frais.

Les jours suivants se passent à spoter pour Babé. Il ne trouve pas le White-Throated Jay au km158, mais fait de belles obs de toucanets, Woodpeckers et hummingbirds à La Soledad.

Je profite de la fraîcheur (15°C le matin et 25°C l'après-midi) pour asperger le meuble de produit anti-blattes. J'écris et parcours les rapports ornithos. Au final, on a 18 spots à voir dans la péninsule du Yucatan.

La descente de la Pacific Slope est suffocante. On replonge d'un coup dans la forêt tropicale. Chaleur et humidité nous assomment. Mais quel plaisir de retrouver cette forêt dense aux senteurs sucrées !

Babé nous prend une nouvelle fleur en photos.

Notre dernière nuit dans la Sierra se passe dans la Finca El Pacifico qui cultive du café et des bananes. Le proprio accueille gratuitement les voyageurs de passage. Situé à 566m d'altitude, c'est un spot idéal pour spoter. On y voit notamment le White-Throated Magpie-Jay, superbe avec sa longue queue et sa crête.

Pour les photos d'oiseaux (car il y en a !) comme d'habitude, il faudra attendre...

On apprend à l'occasion que nous sommes en pleine période de ramassage de grosses fourmis volantes. Mets délicieux, il paraît, elles se vendent 800pesos/kg (40€/kg). On comprend pourquoi même les enfants les rammassent sur le bord de la route !

Pour finir, côté spots dodo, on a surtout dormi en bord de route après bien sûr, avoir demandé aux gens du coin si s'était sécure . Bruyant à cause des quelques camions et de leurs freins moteurs, ils étaient tout de même tranquille.

Un bord de route à 2626m d'altitude (16.140689,-96.495246), au début de la piste du km158 à 2307m d'altitude (16.078036,-96.494702), un autre bord de route à 1428m d'altitude (16.018737,-96.530279), La Soledad (15.98368,-96.524553) et la Finca El Pacifico (15.947941,-96.46176) tranquille si ce n'est ses coqs qui chantent toutes la nuit...

 
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Nous reprenons la route ce lundi 23 mai afin de terminer notre descente de la Pacific Slope.

Arrêt courses au Bodega Aurrera de Pochutla.

Babé fait déjà 6 coches dont le très joli Russet-Crowned Motmot.

Nous terminons notre trajet en bord de plage et atteignons enfin l'Océan Pacifique quelques km plus loin dans un camping improvisé sur la Playa Zipolite (15.663008,-96.516507).

Improvisé car il s'agit avant tout de locations de cabañas avec vue directe sur la plage. Le proprio loue les quelques places de stationnement à l'arrière pour 120pesos/jour (6€). Ça nous convient très bien d'autant qu'il n'y a pas foule sur le parking. Il y a des WC et des douches froides qui sont un vrai plaisir par cette chaleur.

C'est qu'il fait 33°C avec 80% d'humidité.

On est pouate tout le temps.

On ne peut même pas se rafraîchir dans l'océan, il est super chaud ! À côté, la mer Méditerrannée fait figure de mer du nord ! C'est vraiment pour dire qu'il est chaud !

Mais, l'endroit est super sympa avec ses nord-américains nudistes et ses locaux qui se baignent tout habillé.

Bizarrement, même avec son front de mer blindé d'hôtels, on s'y plaît et on disfrute.

Balade sur la plage. Babé explore la Thorn Forest (une sorte de maquis) sur la colline et revient avec 8 coches.

Il se baigne aussi, juste au bord car le courant est très fort et le drapeau rouge.

 
 

Oui, le courant est fort et Babé s'est dit que "nudiste" c'était pas si mal. Après réflexion, non, on ne vera que ses fesses !

 
 

Ça se voit qu'on est dans un zone à touristes. Tout y est plus cher : le melon à 20pesos au lieu de 15, la lessive à 17pesos au lieu de 15 et l'heure de Nenet à 15pesos au lieu de 10. Un bout de tissu qui se décolore au premier lavage, 170pesos (8.5€). Oh well...

Heureusement, il y a la plage. Pas de vidéo ou de photo de moi en train de me baigner, Babé était trop fatigué...

C'est vrai que le courant est fort ! Mais moi, j'ai pas bu la tasse comme Babé

 
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Mercredi 24 mai. Nous partons de bonne heure pour le Centro de la Tortuga.

Comme il n'ouvre qu'à 10h, on décide de pousser jusqu'à Ventanilla (15.669187,-96.575711), une zone de mangrove à quelques km de là, afin de prendre des infos.

J'ai vu en effet sur I-Overlander qu'on pouvait faire un tour dans la mangrove pour 80pesos/pers.

Nous nous arrêtons sur le premier parking, qui est un tour à 100pesos/pers, et poursuivons rapidement sur le dernier parking, celui de Lagarto Real. Il s'agit d'une communauté villageoise qui s'est engagée à restaurer la mangrove et la faire découvrir.

Le côté communautaire et engagement nous séduit tout de suite et il s'agit du tour à 80pesos/pers. Le temps étant au beau, on décide de le faire tout de suite. Il s'agit de la visite standard de deux heures car on peut aussi louer les services d'un guide pour 150pesos/h.

Nous voici donc emmaillottés dans des gilets de sauvetages et accompagnés par un couple d'américains de l'Illinois.

David, notre guide, nous explique d'abord que le nom de Ventanilla vient de l'ouverture en forme de fenêtre dans le rocher en bord de mer.

On apprend ensuite que la plage est zébrée de noir à cause du minerai de fer en paillettes qui s'y dépose naturellement.

Puis, nous prenons la direction du Vivero (= la pépinière).

Le 15 juin 2012, l'ouragan Carlota est passé sur le Mexique et a ravagé 80% de la mangrove de Ventanilla, soit 57 000 Ha.

Les villageois se sont groupés en communauté afin de restaurer la mangrove en la replantant.

Ne dépendant pas du gouvernement, ils ont besoin d'un permis renouvelable tous les 3 ans pour être autorisés à le faire. Et s'ils ne respectent pas les règles, c'est la multa (= amende). J'ai cru aussi comprendre qu'il y a pas mal de corruption...

Mais bon, nos villageois sont motivés et se sont engagés à replanter 40 000 plants par an pendant 3 ans.

Pour cela, ils ont donc une pépinière.

Prenant les graines directement sur les palétuviers dans la mangrove (les espèces de longues coques vertes qui pendent),...

..., ils les font ensuite pousser en les arosant tous les jours car ils ont besoin de beaucoup d'eau. Un palétuvier produit une feuille par mois.

Ensuite, chaque année, ils organisent une journée de plantation de la mangrove. Cette année c'est le 26 juin, ou peut-être juillet car j'ai du mal en "junio" et "julio". Tous les volontaires sont les bienvenus. On y aurait volontiers participé mais on ne sera pas dans le coin à ce moment-là. Donc, avis aux amateurs.

Nous prenons la direction de la plage. Là, on voit que la mangrove est séparée de l'océan par un gros banc de sable. La mangrove ne se connecte à la mer que lorsqu'elle est trop haute.

La zone est sensée être pleine de crocodile, d'où le panneau d'avertissement.

On en voit d'ailleurs un avant d'embarquer. David l'appelle en sifflant.

On voit aussi une des nombreuses termitières qui sont communes dans la région.

Puis c'est le tour en barque.

On jongle entre appareil photo, vidéo et jumelles.

Comme au Pérou, il y a le palétuvier blanc et le rouge.

On découvre le Majahua, un arbuste dont la fleur est jaune le premier jour, orange le deuxième et rouge le troisième.

C'est un vrai plaisir que de naviguer à la pagaie au milieu des palétuviers. Ceux-ci ne sont âgés que de 15 ans car un autre ouragan a tout dévasté il y a 15 ans.

Il y a aussi les zones que les villageois aménagent en vue des futures plantations. Ils entassent les branchages morts pour en faire un lit pour les futurs petits plants de palétuviers.

On voit pas mal d'animaux.

La tortue de floride (Tortuga jicotea) est commune de la région.

Les iguanes verts (Iguana iguana) sont aussi communs et adorent la mangue. Les mâles sont plus gros que les femelles.

Il y a pleins d'aigrettes et de hérons qui nichent. Un Ringed Kingfisher prend la pause, ainsi que les Mangrove Swallow.

Grosse coche du jour, Babé voit un Boat-Billed Heron, assez rare. Il y a un couple. Il est trop content !

Les deux heures passent super vite.

Voici une petite vidéo qui récapitule notre tour de la mangrove.

 
 

Comme il est déjà 11h, on décide de rester sur place et même d'y passer la nuit. C'est 80pesos/pers le stationnement avec WC et douches froides. C'est cher et même un peu abusé car c'est un parking public. Mais je voulais faire un don à la communauté de toute façon.

Et puis, on leur donne nos photos et nos vidéos afin qu'ils puissent s'en servir pour promouvoir leurs actions.

Babé part faire un tour sur la plage. Il voit des tortues marines mortes et revient bien fatigué car le vent souffle fort.

La fin d'après-midi tourne à l'orage.

Dodo tranquillou.

Pour ceux qui sont intéressés, vous pouvez retrouver la communauté de Lagarto Real sur Facebook : lagartoreal.ventanilla. Ils ont deux mails : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Enfin, ils ont aussi un site web : www.lagartoreal.mx.

 
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Autant le dire, je n'aime pas les "Centre machinchose de...". Les pauvres bêtes y sont parquées dans des endroits exigüs. Elles semblent malheureuses et mourir à petit feu.

Et c'est exactement ce qu'on ressent en entrant dans le Centro Mexicano de la Tortuga (15.666523,-96.551772). Les pauvres tortues semblent vraiment malheureuses. Ça fend le cœur.

Le problème c'est qu'il n'y a pas masse d'informations sur Nenet qui soient claires et précises. Quant aux livres, ils sont difficiles à trouver et chers.

Donc, il me semblait important de passer par ce centre afin d'en apprendre plus sur les tortues.

L'entrée est de 32pesos/pers (1,50 euros)

Je vous préviens par avance, il y a bien quelques infos, mais toutes les tortues n'ont pas toujours un panneau explicatif détaillé.

On commence par les tortues terrestres.

Et voici celles dont le panneau est détaillé.

Deux panneaux explicatifs.

On passe ensuite par le centre de réhabilitation où des tortues sont soignées. Certaines nagent dans un grand bassin, d'autres sont dans les petits.

Jolie vue sur l'océan. Babé amerait y relacher quelques tortues...

On finit par l'aquarium et les tortues marines. Il y a 7 espèces de tortues marines sur les 8 qu'il y a dans le monde le long des côtes mexicaines.

Et voilou, c'est fini.

Je reste un peu sur ma faim car je pensais que ce serait plus détaillé que ça. Mais bon, j'ai déjà plus d'infos qu'avant...

 
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Nous restons encore à Playa Zipolite et disfrutons la plage entre les averses. Il fait toujours chaud. 32°C la journée, 28°C la nuit.

L'océan Pacifique lors de la dernière matinée de beau temps.

 
 

À force de chaleur et d'humidité, je tombe malade. Rien de bien grave, un rhume avec quelques boutons que je traite aux huiles essentielles de menthe poivrée et de tea tree.

Courses à Pochutla, re-lessive (15.664443,-96.520884) à 17pesos/kg (on transpire énormément ), et on prend la route dimanche matin sous l'orage.

Ici, les pluies d'orages forment des torrents dans les rues...

On prend la route direction l'Isthmus, c'est à dire la partie la plus étroite du Mexique. Cette zone est riche en endémiques.

Arrêt au km 270 pour spoter la Thorn Forest, cette végétation dense et peu élevée (10m) de la côte pacifique.

Babé n'arrive encore pas à voir le Red-Breasted Chat. Oh well. De toute façon, on va repasser dans la zone en remontant cet hiver. Il faut bien garder quelques coches à faire, d'autant qu'il y a un spot dodo en bord de plage juste à côté...

L'éclaircie est de courte durée. Il se remet à pleuvoir doucement.

On pousse un peu plus loin, histoire de faire quelques km supplémentaires et on arrive sur la Playa Bamba.

C'est un spot dodo I-Overlander. Le patron du petit resto Blue Rock (16.008436,-95.399927) autorise les voyageurs à bivouaquer gratuitement à côté de là.

On tombe aussitôt sous le charme de cette immense plage avec cette belle dune de sable au fond.

Babé se voit déjà marcher vers la dune demain. Mais le temps vire aux grosses averses.

On décide de partir en se promettant de revenir au retour. Le coin nous plaît énormément et il y a des tortues qui viennent y pondre !

Le patron du resto fait d'ailleurs partie d'une communauté qui s'engage à préserver la plage pour les tortues. Vous pouvez aller voir leur site Internet : https://cooperativacochabamba.wordpress.com/

On croise d'autres accès à des plages parlant de tortues. Je crois qu'on va faire quelques arrêts au retour...

 
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