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Vendredi 31 mars, nous quittons notre campamento tranquillo pour prendre la route en direction du sud et du Parque Nacional Malinche à 180km de là.

Route peu enthousiasmante parcourant la plaine urbanisée avec des zones industrielles et agricoles aux couleurs monotones sous un ciel mi-nuageux, mi-pollué.

Après être entrés dans le tout petit état de Tlaxcaca, nous entrevoyons le volcan Malinche perçant la couche de pollution.

C'est que nous ne sommes pas très loin de Mexico City. Tous les sommets environnants sont des volcans éteints ou actifs, et les plaines sont envahies d'immenses métropoles avec quelques zones agricoles.

Bof pour les villes. Chouettes pour volcans !

Nous arrivons au Parque Nacional Malinche vers 11h, l'estomac dans les talons sans avoir croisé de Polleria. Dommage, on aurait bien mangé un pollo con papas fritas...

Pas de droits d'entrée pour entrer dans le parc, le guardaparque note seulement notre nom et le numéro de la plaque. Nous nous posons au Centro Vacacional IMSS Malintzi (19.280584,-98.043565) qui se situe au départ de la piste pour monter sur le volcan Malinche. Il y a bien une sorte de parking juste après, mais il est en pente. Le centro coûte 60pesos/pers. et propose pour ce prix-là des douches chaudes et de l'eau potable. Situé à 3086m, c'est donc un bon spot dodo presque à plat.

Nous sommes au milieu d'une forêt de pins. En bas, la plaine est plongée dans une brume constante.

Babé part faire le sommet le lendemain matin. Le Malinche culmine à 4460m d'altitude. Babé s'avale les quelques 1400m de dénivelé positif en 2h30 et se retrouve le premier à disfruter la vue au sommet du volcan... éteint.

Eh oui, le Malinche est un volcan éteint, mais d'autre comme le Popocatépetl (aussi appelé Popo) sont encore actifs et Babé assiste à l'un de ses éternuements matinaux.

Le pico Orizaba, éteint, drapé de neige et culimant à 5636m d'altitude (c'est point culminant du Mexique) sort de la pollution plus à l'est.

Autant dire que Babé revient avec des étoiles dans les yeux après sa balade. S'y conjuguent le plaisir de l'ascension, la beauté du Malinche et des volcans alentours ainsi que celle de la forêt.

 
 

Et moi, j'étais où ?

Bien tranquille au camion à réfléchir à mes histoires de dragons.

Je ne suis pas du tout une marcheuse. Hors de question de faire un sommet à moins qu'il ne soit à 50m de là !

J'ai disfruté une balade dans la forêt, c'était très bien.

Un couple de retraités français arrive en Land Rover. Ce sont Christiane et Jacques qui viennent du Panama. Ils montent aux U.S.A. et au Canada. Vous pouvez les suivre sur le blog : los-jubilados-con-libertad.com. On papote voyage avec eux. Ils ont fait l'Amérique du sud et nous donnent des infos intéressantes sur l'Amérique centrale.

Dimanche se passe tranquillement jusqu'à la sieste où nous sommes réveillés par une famille d'une quarantaine d'individus (grands-parents, parents, enfants et petits-enfants) qui s'installent juste devant nous, sur notre asador, pour faire l'asado. Le feu est déjà bien en marche quand on réalise ce qu'il se passe. Il y avait pourtant des asadors libres plus loin !

Babé le prend cool, moi pas.

On a droit aux bavardages et à la musique mexicaine. Alors, vers 16h, alors que certains font la sieste, je me fait plaisir en écoutant à fond du rock français. Ce n'était pas aussi fort que leur folk mexicain, mais au moins j'ai eu du vrai bon son dans les oreilles pendant une heure. Ça fait du bien.

Lundi se passe tranquillou. Babé se refait une balade au Malinche et se prend même en photo arrivé au sommet !

Il reprend aussi le Popo qui éternue de nouveau et un autre sommet qui sort de la brume.

Au fait, on a changé d'heure ce weekend. Le changement d'heure d'il y a deux semaines était une erreur de notre part car le samsung était réglé sur le fuseau horaire des USA. Cette fois-ci est donc la bonne. Une heure de plus comme en France. On a donc à nouveau 7h de décalage avec la métropole.

 
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Mardi 04 avril. L'objectif de cette journée est de refaire les pleins et de trouver du Nenet. Si on a le temps, on ira ensuite au Parque Nacional Izta-Popo où Babé veut randonner.

On descend donc de bon matin dans la plaine pour arriver vers 8h dans un Walmart situé sur la route (19.339741,-98.201001).

C'est bizarre comme d'un pays à l'autre certaines valeurs changent. Aux U.S.A., Walmart est un supermarché low cost par excellence. Au Mexique, c'est un supermarché haut de gamme où l'on rencontre des gens aisés. Ce walmart-ci est d'ailleurs situé dans une galerie commerciale huppée...

On trouve tout ce qu'on veut dans les petites boutiques au Mexique et parfois pour moins cher, surtout dans les fruits et légumes. Mais il y a une chose qu'on n'y trouve pas : du bon chocolat.

Eh oui, on est accroc au chocolat et les mexicains ne semblent pas en être fans, ni dans les Bodega Aurrera et encore moins dans les pueblitos. Donc, me voici à arpenter ce Walmart à la recherche de ce délice noir.

J'y trouve du Lindt 70% à 70pesos la tablette (3,5euros), des pépites de chocolat Hershey (yes !) à 70pesos les 340g et du chocolat noir 100% cacao en poudre pour 75pesos les 250g (re-yes ! pour tenter de faire un brownies ). C'est pas donné, mais on peut bien se faire plaisir de temps en temps.

Les courses terminées, j'essaies d'accéder aux nombreux wifi protégés sans résultats. Il est trop tôt pour que les boutiques soient ouvertes. On s'enfonce donc dans la ville de Tlaxcala à la recherche d'un locutorio.

Je trouve mon bonheur dans une toute petite boutique au fond d'une impasse. Les autres locutorios ne sont pas ouverts avant 11h...

Je ne suis pas vraiment pressée de publier mes articles. Cela fait à peine une semaine. En fait, je veux me connecter au ministère mexicain chargé du "Hoy No Circula" afin d'obtenir un paseo turistico.

Mais de quoi elle parle ?

Grâce Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., j'ai appris que le District Federal et l'état de México appliquent une circulation alternée des véhicules tous les jours de la semaine, sauf le dimanche, en fonction du dernier chiffre situé sur la plaque d'immatriculation. En se rendant sur le site Hoy No Circula, on a accès au calendrier d'interdiction. Pour info, on peut avoir jusqu'à 2000pesos d'amende si on ne respecte pas les règles.

En tant que Foraneos, on n'a pas le droit de circuler du lundi au vendredi de 5h à 11h et le samedi de 5h à 22h. Et si le dernier numéro de notre plaque tombe durant un jour de la semaine, comme c'est le cas aujourd'hui pour nous, on n'a pas le droit de circuler de 5h à 22h.

Or, il existe un Paseo Turistico qui évite de se casser la tête, permettant de circuler librement jusqu'à une période de 14 jours dans ces 2 états. Il est indiqué qu'il ne s'applique qu'aux véhicules états-uniens et canadiens, mais je tente ma chance.

Et... je ne passe même pas la première étape. Le site dit que mes adresses mails sont invalides.

Crotte ! Ça c'est pas cool !

Il va falloir qu'on se casse la tête finalement, car le Parque Nacional Izta-Popo se situe à cheval sur les états de Puebla, Morelos et... de México, et Maps.me nous fait passer par ce même état de México.

Re-Crotte !

Je cherche des spots dodo pas trop loin sur I-Overlander pour dormir ce soir en attendant de pouvoir circuler demain quand j'en repère un récemment ajouté (il y a 4jours) en bord de piste sur le flanc est du parc dans l'état de Puebla. Cette piste n'existe pas sur Maps.me, mais on tente tout de même notre chance. La météo annonce le dernier jour de beau temps pour demain. C'est plus court et cela nous fait entrer dans le parc par l'état de Puebla et donc éviter celui de México.

Il est 14h. On n'a que 60km à faire... par la route et non par l'autoroute pour éviter les péages.

On fait donc du 25km/h en passant par toutes les villes et leurs topes...

On trouve une route plus circulante dans l'état de Puebla. Avec la chaleur qu'il fait (près de 30°C), on a hâte d'arriver et de se poser même si on a la clim.

En entrant dans Huejotzingo, une voiture de la police de la route nous fait signe de nous arrêter. Babé ayant passer plusieurs feux à la limite du rouge, je me dis que c'est pour ça.

Contrôle de papiers. Le flic dit que notre permis international ne vaut rien.

Je reste dans le camion pendant que Babé discute avec le policier. Ça se fait d'abord dehors, mais avec le vent et la poussière, ils finissent par entrer dans le 4x4 de police.

J'attends.

Ça sent la multa (=amende) à plein nez...

Une demie-heure passe, presque trois quart d'heure, quand Babé finit par revenir et me demander 50pesos.

C'était bien une multa. Mais... 50pesos seulement ?

Il revient avec tous nos papiers et on reprend la route.

Alors, c'était pour quoi ?

Eh bien, ce jeune con de flic (oui, le "con" est approprié) nous a arrêté parce que... nous ne sommes pas autorisé à rouler aujourd'hui compte-tenu de notre dernier chiffre de plaque d'immatriculation.

Mais c'est dans le district federal et dans l'état de México, pas dans l'état de Puebla !

Le flic a tout de même baratiné Babé comme quoi ça se faisait aussi dans cet état.

Il voulait 1500pesos (75euros) !

Pas grand-chose pour nous, selon ses termes !

Après l'Argentine et le Pérou, Babé a joué la montre et demandé le papier pour aller payer à la banque.

Tout ça s'est fait dans un espagnol approximatif et, quand le flic voulait que Babé comprenne bien, via Google Translate !

Je n'ai pas fait d'emoticon pour "hilarant", mais cela aurait été bien à propos !

D'autant que le "fameux" logiciel traduisait souvent très approximativement les phrases du flic.

Babé est resté cool et a continué à exiger la multa pour aller payer à la banque.

Bah, je ne vais pas te faire le papier, c'est plus simple si tu me règles directement à moi car après tu peux avoir des ennuis avec une multa officielle...

Blablabli-blablabla.

Le flic a défendu son bout de gras. Mais voyant que Babé n'allait pas céder, il a lui-aussi joué la montre, coupant sa radio qui bippait plusieurs fois et même son téléphone portable.

J'ai déjà remarqué ça sur le bord de la route quand des mexicains se font arrêter. Les flics semblent avoir tout leur temps...

Toujours via Google Translate : Tu n'as qu'à me donner de quoi manger !

Exaspéré, Babé a cédé et lui a filé les 50pesos (2,50euros).

Il s'en est aussitôt voulu, car ça ne fait qu'encourager le flic à recommencer...

Oh well, on s'en sort pas trop mal. Mais c'est tout de même rageant de voir comment certains flics abusent de leur pouvoir pour extorquer de l'argent. Ils semblent pourtant bien payés, bien mieux que la plupart des gens !

Et puis, c'est franchement pas de bol de ne pas avoir pu faire ce paseo turistico. Cela nous aurait évité de perdre du temps et de l'argent...

Je voulais d'abord intituler cet article "Tentative d'arnaque policière". Mais ce flic a réussi à nos soutirer un peu d'argent. Donc, c'est bien une arnaque policière.

 
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Après notre arnaque policière, nous continuons donc notre route en direction du Parque Nacional Izta-Popo.

Passage de 3 villages aux rues étroites. La piste s'avère praticable bien que sinueuse, poussièreuse et cahotique.

On arrive au Paso de Cortés (le centro de visitante du parc) à 3700m d'altitude vers 17h, bien crevés.

L'entrée du parc est de 32pesos/pers/jour. Le camping est gratuit. On prend deux jours.

Grosse déception pour Babé : il est interdit de monter sur le Popocatépetl depuis 1994 pour cause de risque volcanique. Il est pourtant si proche !!!

 

Babé se résigne à faire l'Iztaccihuatl (Izta), qui culmine à 5230m d'altitude et qui, lui, n'est pas actif.

On reprend une piste toujours poussièreuse et cahotique pour rejoindre l'aire de camping La Joyita à 3990m d'altitude (19.133449,-98.651988).

 

Le coin est super tranquille. Et quelle vue !!!

Il est 18h.

Bizarrement, je ne ressens pas de mal de l'altitude. Babé, lui, a un léger mal de tête qu'il traite avec du paracétamol.

Petite balade pour se dégourdir les jambes.

Et voici l'Izta sur lequel Babé va monter demain.

On n'est vraiment pas loin des 4000m. Alors, je monte les quelques mètres qu'il reste pour faire mon 4000.

Ok-Ok ! Ce n'est pas un sommet.

Qu'importe ! Je suis montée toute seule à 4000m d'altitude !

Et voici nos bobines pour changer.

On passe une très bonne nuit.

Babé décolle vers 7h et disfrute toute la journée à faire sa balade sur l'Izta.

Il rentre vers 16h, bien crevé, mais avec encore des étoiles plein les yeux. Il est monté en 5h jusqu'à 5230m en prenant son temps. Il faut dire que le paysage est de toute beauté. Non ?

 
 
 

Je disfrute tranquillou au camion en faisant un peu de cuisine : aubergines à la sauce tomate et cake de madère.

Bon, note to self : le cake de madère cuit difficilement à près de 4000m d'altitude. Il est tout de même très bon !

Le temps de taper mon article sur l'arnaque policière et Babé est de retour.

Soirée encore bien tranquille.

Jeudi 06 avril, nous descendons au Paso Cortés (19.086431,-98.646203) pour redescendre à 3700m d'altitude et y passer la journée.

On peut stationner gratuitement, mais je préfère payer les 64pesos pour la journée, histoire de donner quelques sous au parc.

Comme prévu, le temps se couvre vers midi. On passe la journée à taper, traiter les photos et se balader alentour.

Dodo tranquille.

 
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Encore quelques animaux du nord-est du Mexique.

Un lézard sp.

Et toujours des oiseaux.

 
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Le temps annoncé pour cette fin de semaine est globalement nuageux à pluvieux pour toutes les fins d'après-midi. Dans ce cas-là, pas la peine de tenter l'ascension du Pico Orizaba, le sommet le plus haut du Mexique un peu plus au sud.

J'ai repéré des spots obs dans l'état de México, des endémiques que Babé voudrait voir. Cela ne fait qu'un détour d'une centaine de km vers l'ouest. Alors, c'est décidé, nous allons passer ces prochains jours par là-bas.

Mais, qui dit état de Mexico, dit circulation restreinte. En ce vendredi 07 avril, nous attendons donc 11h avant de partir du PN Izta-Popo car la route que nous allons emprunter passe par les états de México, Morelos et le district federal.

On disfrute les derniers éternuements du Popo (Babé est quand même bien dég de ne pas pouvoir y aller...) et c'est parti pour une journée route.

Petite nouveauté, nous prenons l'autoroute car c'est le moyen le plus direct et le plus rapide compte-tenu du temps que nous avons à rouler.

Parfois restreinte à une seule voie, elle est tout de même assez roulante et chère (15 euros les 100km) car, même si on explique qu'on a des roues jumelées, il nous compte à chaque fois le double en pensant qu'on a un double essieu.

Bien entendu, ou bien malheureusement, je nous fais rater la sortie pour Tres Marias. Nous voici partis pour 50km d'autoroute de plus et arrivés dans la banlieue sud de México City avec plein d'embouteillages.

Babé est ravi ! D'autant que TiNéfant chauffe parce que ça monte et descend sévère.

Nous perdons une heure et arrivons au km 43,5 de la Mex95 (19.106197,-99.196655) vers 14h30. C'est un spot obs pour voir un oiseau endémique et même en danger d'extinction car il n'y a plus qu'ici qu'on peut le voir : le Sierra Madre Sparrow.

Il vit dans ce que les anglais appellent le bunchgrass qu'on ne trouve plus que par-ici.

Le temps se couvre déjà. L'orage gronde.

Vous avez vu Babé en mode obs sur la photo ?

L'accès à la piste du km43,5 est payante d'après les gardes forestiers que rencontre Babé. Il se rabat donc sur les champs de l'autre côté de la route et, BINGO !, il spote facilement le sparrow à quelques mètres de là.

Il prend le temps de l'observer et le capture même sur quelques photos souvenirs étant donné le peu de luminosité.(Elles viendront plus tard...)

Puis, on reprend la route car on veut atteindre un autre spot obs avant la fin de la journée. Demain, on ne peut pas circuler...

Le km43,5 se trouve dans le district federal. Quelques km plus loin, on retourne dans l'état de Morelos. Et... nous tombons sur un contrôle de police de la Policia federal (la police d'Etat, à ne pas confondre avec la police de l'état qui elle est une policia estatal, vous suivez ? ).

Contrôle de papiers, inspection sommaire du véhicule. Le jeune policier est super sympa. Il s'intéresse à ce qu'on fait et nous avertit qu'il est dangereux de dormir un peu plus loin dans la forêt. Il nous dit aussi de ne pas nous inquiéter pour le Hoy No Circula, que les flics ne s'intéressent pas aux étrangers. Nous restons dubitatifs compte-tenu de ce qu'il nous est arrivé dans l'état de Puebla...

Nous reprenons la route sous la pluie et nous dirigeons dans la montagne vers les Lagunas de Zempoala qui peuvent être un bon spot obs pour un autre endémique.

Circulation dense, prise de décision tardive, nous manquons le coche et continuons dans la montagne.

La forêt est jolie mais on se traîne à cause des camions, de la pente et des virages serrés. Les quelques endroits un peu à l'écart de la route sont de vrais dépotoirs.

Avec la pluie et l'orage, nous poursuivons donc jusqu'à la Laguna Chiconahuapan (19.154173,-99.492335), près de la ville d'Almoloya del Rio, qui fait partie de l'Area de Proteccion de Flora y Fauna de Cienegas del Lerma.

Maps.me se met à déconner avec l'orage et je nous dirige avec quelques détours et visite de la ville avant d'arriver à bon port.

Il est près de 18h. On est crevés.

Les gens qui sont garés par là nous disent que ce n'est pas seguro de dormir ici. On reprend la route à la recherche d'un endroit où dormir. Pas de camping. Les deux hôtels qu'on croisent sont fermés. On se rabat sur une station Pemex (notre première !) en pleine ville à quelques km de là. (19.130741,-99.498789)

Autant dire qu'on ne passe pas une très bonne nuit entre les véhicules qui viennent faire le plein, la musique et les chiens qui aboient. Il y a aussi quelques fusées d'artifice qui pètent dans un gros boom ça et là. Les mexicains adorent le bruit...

On décolle avant 7h le samedi matin pour retourner à la lagune.

La petite maison que je prenais pour une habitation au bord de la lagune est en fait un poste de guaradaparques. L'un d'eux nous propose dès notre arrivée de dormir dans leur enclos cette nuit en contre-partie de ce que l'on veut. Cool ! La journée commence bien.

Elle se poursuit tranquilloute sous les nuages avec une percée du soleil.

Babé sort spoter son endémique et revient non seulement avec elle (la Black-Polled Yellowthroat qu'on ne trouve plus qu'ici) mais aussi avec 5 autres coches !

Le coin est sympa, bien qu'étant près de la ville. Lorsqu'il n'y a pas trop de nuages et de pollution, la vue est vraiment jolie avec le Nevado de Toluca en fond.

On y resterait bien et le Toluca est tentant à grimper. Mais on est déjà en avril et on a encore tout l'isthmus à parcourir avant d'aller dans le Yucatan. Demain est la seule journée où l'on peut circuler sans restriction. On repassera à l'automne.

En attendant, on disfrute notre nuit entourés de barbelés et au bord de la lagune (19.154173,-99.492335).

 
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Dimanche 10 avril.

Très bien dormi. On donne 100pesos au guardaparque.

Babé fait un dernier tour de la lagune, histoire de prendre quelques photos des oiseaux du coin avec le soleil.

Pêcheurs et joggeurs profitent du coin.

On décolle vers 10h.

Nous avons fait à peine quelques km que la Policia Estatal postée à un carrefour nous somme de nous arrêter.

La journée avait pourtant bien commencé !

Contrôle de papiers et du véhicule.

Restée dans le camion, je ne parle qu'à deux policiers, un vieux et un trentenaire. Babé montre l'arrière du véhicule au troisième, un jeune.

Le trentenaire me demande rapidement le Paseo Turistico, m'expliquant qu'on aurait dû nous le donner en passant la frontière. Je suis étonnée qu'il me le demande car on peut circuler librement le dimanche et lui réponds que je ne l'ai pas car on ne me l'a jamais proposé à la frontière et que je n'ai pas pu le faire par Internet, le site refusant mon adresse mail.

Le vieux flic insiste que c'est facile de le faire, qu'il n'y a pas besoin de mail. Je lui redis que je n'ai pas pu le faire.

Babé revient et le trentenaire nous dit un long truc que je comprends à peine où il est question d'aller à leur poste de police pour immobiliser le véhicule et de payer ensuite quelque-chose à la banque le lendemain matin.

Quoi ?

Je ne le vois pas mais le jeune flic braque à ce moment-là Babé avec sa mitraillette, la main sur la gachette.

Avec un sourire contri je demande au trentenaire de répéter plus doucement ce qu'il vient de dire. Le vieux s'échaude un peu et le mot "Multa" finit par tomber.

On est plutôt étonnés.

Babé demande le montant et pourquoi.

C'est 3500 pesos (175 euros) parce qu'on circule avant 12h.

Quoi ?

S'en suit une explication que comme quoi on n'a pas le droit de circuler avant 12h aujourd'hui, on va devoir amener TiNéfant à la fourrière pour la journée et payer la multa à la banque demain. Elle ne sera finalement que de moitié car l'amende est diminuée de moitié si on paie dans les 5jours.

Grosse douche froide. Je me vois déjà passer deux jours coincée en ville.

Babé et moi tentons alors d'expliquer pourquoi on circule actuellement, que d'après le site Internet dimanche est le seul jour où on peut circuler.

Le trentenaire redit qu'on n'a pas le droit jusqu'à 12h. Le vieux s'en va dans leur voiture. Le jeune braque toujours Babé (heureusement que je ne le voyais pas sinon je crois que j'aurais pété un câble ! ).

Je sors alors mon ordi et montre au trentenaire la page téléchargée d'Internet où l'on explique que pour les Foraneos on ne peut pas circuler du lundi au vendredi de 5h à 11h, toute la journée du samedi mais qu'il n'est pas fait mention du dimanche. Je suis sincèrement confuse et avec Babé lui explique qu'on pensait respecter la loi puisque c'est dit sur Internet. On est prêt à aller à la fourrière et payer l'amende, mais on pensait sincèrement être dans la légalité.

Je n'ai pas sous la main le calendrier qui indique qu'on peut circuler le dimanche mais Babé avance alors l'argument qu'un policier fédéral nous a confirmé qu'on pouvait circuler librement le dimanche (ce qui est vrai !).

La détermination du trentenaire vacille. Il dit qu'il va passer un appel radio pour voir avec sa hiérarchie.

Il revient rapidement et dit encore une phrase trop longue et trop rapide que je ne comprends pas.

Devant notre incompréhension, il redit alors en mots plus simples que c'est bon pour cette fois, qu'on peut y aller sans payer l'amende.

Quoi ?

Oui-oui, on peut y aller. Il nous dit qu'il a prévenu ses collègues par radio pour ne pas nous faire d'ennuis après.

On est un peu abassourdis et le remercie de sa compréhension.

On reprend aussitôt la route tout en attendant avec impatience le passage dans l'état de Morelos à 30km de là.

Heureusement, on ne croise pas d'autres policiers, ce qui est d'ailleurs bizarre compte-tenu du nombre de gens faisant des sortes de processions en bord de route, pour la plupart à vélo . C'est qu'on est en pleine semaine sainte (grosses célébrations ici !) et dans la première des deux semaines de vacances scolaires du printemps.

Pour en revenir à ces policiers véreux, une fois que la colère est retombée, je trouve ça vraiment dégoûtant de profiter des gens comme ça. Heureusement que cette fois-ci on était mieux préparés.

On l'a joué cool (même si moi je fulminais à l'intérieur. Babé est toujours cool quelques soient les circonstances ) et patients. On connaissait nos droits et on avait des preuves. Ils étaient pourtant trois et pas très amicaux.

On était prêts à les suivre jusqu'au commissariat. Mais jamais on ne leur aurait payé la multa directement !

On garde tout de même à l'esprit que tous ne sont pas pourris. Notre jeune policier de la Policia Federal en est un bon exemple.

Tout de même, c'est vraiment dégueulasse de vouloir profiter des gens comme ça !

Nous arrivons donc dans l'état de Morelos sans autres soucis que de faire attention aux processionaires et prenons l'autoroute à Tres Marias en passant cette fois-ci par dans un rassemblement de motards.

Pas de soucis sur l'autoroute à part devoir payer 20 euros pour 80km.

Même si cette portion s'est avérée très pratique cette fois-ci, Babé ne veut plus remettre les pieds sur ces voies payantes !

Nous sortons près d'Atlixco après avoir passé une zone de collines agricoles semi-désertiques.

On avait prévu de se poser dans un centro vacaccional au pied du Popo. Devant son coût (230pesos/jour) et ne pouvant pas accéder au Popo par-ici, Babé décide de poursuivre jusqu'au Malinche à moins de 100 bornes de là.

Bon, ça nous fait passer par le centre de Puebla (la ville), mais on s'en sort finalement pas trop mal en prenant les voies non payantes. Il y a de la circulation par moments, des topes, beaucoup de gens en bord de route quand il y a des restos, mais on traverse la ville assez vite et sans être arrêté par les flics !

On monte au Malinche par la route sud pleine de spots dodos éventuels.

On arrive au centro vacaccional Malintzi sous l'orage et des trombes d'eau.

Babé se moque bien de moi lorsque je reviens trempée après deux secondes sous la pluie.

La douche brûlante fait énormément de bien après cette longue journée.

On va rester un jour pour se reposer et taper ce qu'il nous est arrivé.

Le lendemain, le Malinche est couvert de neige...

 
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Photos des oiseaux pris à Malinche.

 
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Mardi 11 avril. Départ au lever du jour pour rejoindre la ville toute proche de Huamantla.

Il n'est pas encore 8h. On y circule facilement.

Courses dans le supermarché du coin. Pendant ce temps, Babé fait le plein d'eau en interceptant un camion de livraison de garafon. Les livreurs, sympas, se chargent de remplir le réservoir.

Nous attendons l'ouverture de la laverie à 9h. C'est 17pesos le kg de linge pour 18h. La dame veut bien nous faire la lessive pour 15h mais le prix monte à 27pesos le kg. On laisse tomber en dépit de la grosse pile de linge qui attend dans le camion.

Nenet dans un cyber qui passe pas trop mal.

On décolle vers 13h, direction le Parque nacional Pico de Orizaba à une centaine de km de là.

Après avoir fait le 5ème sommet du Mexique (le Malinche), le 3ème (Izta), Baé veut s'attaquer au 1er sommet du Mexique : le Pico de Orizaba situé sur le volcan Citlatépetl.

La route est bonne et gratuite. On passe dans une plaine agricole. Il semblait y avoir une grande zone lagunaire, avant. Maintenant, tout est asséché et sec. L'air est chargé de poussière. Des tornades se forment fréquemment.

Nous entrons dans le parc côté ouest par Tlachichuca, comme indiqué sur le site internet du parc. On demande notre chemin en ville car il n'y a pas masse de panneaux.

La route se transforme en piste poussièreuse mais praticable.

Petit détour dans le village de San Miguel de Zoapan. Le piste grimpe de plus en plus. Les champs laissent place à la forêt.

Arrivés à Miguel Hidalgo, la piste est beaucoup trop raide et sableuse. Ses trous sont trop gros pour le porte-à-faux de TiNéfant. On se pose sur le bord un virage plus bas (19.076839,-97.312351).

Le Pico qui était resté toute la journée dans les nuages se dévoile en fin d'après-midi.

Babé a le sourire aux lèvres et frétille d'impatience.

C'est qu'il est joli ce volcan avec son glacier sur le sommet !

Il va en tenter l'ascencion dès demain, même si on est plus bas que ce qu'on souhaitait. On comptait en effet arriver au refuge, à 4200m, mais... on n'est pas 4x4.

D'après Maps.me, il y a 9,5km jusqu'au refuge et encore 5km jusqu'au sommet. Ajouter à cela, plus de 2000m de dénivelé positif...

Babé se sent d'attaque et se prépare en testant ses crampons.

Le lendemain, après une nuit tranquille, il part à 6h30. Il fait encore nuit.

Après deux petites heures, il arrive au refuge.

Il y a déjà du monde. Des touristes habillés de fringues toutes neuves avec des guides locaux.

En discutant avec eux, les gars ne veulent pas croire qu'il va faire le sommet après avoir fait déjà deux heures de marche et 600m de dénivelé. Ils se prennent en photo avec lui pour garder le souvenir.

Babé va être sur un paquet de pages Facebook !

Il part donc vers 9h.

La partie rocheuse est relativement facile. Par contre, le glacier...

Plus Babé approche du sommet, plus la pente se raidit. Sur les derniers 300m, il fait dix pas et s'arrête une minute. Dix pas, une minute de pause...

Mais quel plaisir d'arriver tout seul au sommet !

Le ciel y est d'un bleu presque noir et il découvre sur le flanc sud le cratère du volcan Citlatépetl.

 

La descente dans l'après-midi est un peu plus sportive. Le glacier a fondu et il doit traverser de la neige fondue et des torrents de boue.

Mais il s'en sort comme un chef.

Les gars du refuge n'en reviennent pas qu'il ait fait le sommet aussi rapidement. Nouvelle séance photos !

Le voici qui revient comme une fleur vers 18h30 alors qu'au départ il ne pensait pas rentrer avant 20h30.

Babé est tout sourire, mais bien crevé. Il a "un peu" mal partout.

Pour ma part, je passe une journée tranquilloute. Un peu de circulation (et donc de poussière...) avec des locaux qui montent en "taxi local" ou en covoiturage à l'arrière d'un 4x4, et des touristes qui montent dans les 4x4 des guides. Il y a aussi quelques troupeaux de brebis que les bergers emmènent pâturer pour la journée.

Babé a discuté un petit peu avec les guides locaux. Les sommets se font en général d'octobre à avril, en dehors de la saison des pluies. Nous qui arrivons toujours comme des fleurs sans se renseigner au préalable avons du bol d'arriver à ce moment-là.

Il y a des touristes qui montent tous les jours. Le prix ?

Nous sommes bien dans un parc national. Il y a normalement un droit d'entrée à payer mais tout est fermé. On ne voit pas l'ombre d'un guardaparque, ni même de la police d'ailleurs. Et les cabañas sont à l'abandon depuis un bout de temps...

On passe les deux jours suivants à disfruter. Babé se remet de ses quelques courbatures et repart faire quelques photos de la forêt. Le coin est vraiment sympa !

 

Samedi 15 avril. Le jeudi et le vendredi saints étant passés, on se rend à Tlachichuca dans l'espoir de faire la lessive.

Tout commence bien. Il y a une lavanderia et même des cybers pas trop loin.

Mais il semble que les célébrations se poursuivent jusqu'au weekend. Je réussis à voir le dueño de la lavanderia pour lui demander s'il est possible de faire la lessive et combien ça coûte. Il dit que c'est possible pour 20pesos le kg. Toutefois, je ne le revois jamais en revenant avec le linge sale.

Quant aux cybers, ils n'ouvrent pas non plus.

En colère, je me résouds à retourner bivouaquer dans la montagne, au plus grand plaisir de Babé qui fera une balade le lendemain, malgré mes réticences à dormir au même endroit encore deux nuits de suite...

Je relis mon second roman des Chroniques des Protecteurs pour y apporter les dernières modifs. Toujours aussi bien !

 
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Lundi 17 avril. Lever de bonne heure. Nous arrivons à Ciudad Serdan vers 8h où nous trouvons notre bonheur, c'est à dire une lavanderia (18.987039,-97.451122), une agua purificada (18.985409,-97.451269) et un cyber en l'espace seulement de deux cuadras.

La lavanderia ouvre de 9h à 19h et c'est 14pesos/kg . J'y dépose nos 11kg le linge sale que l'on récupérera vers 18h.

La journée passe vite entre quelques courses, le plein d'eau (9pesos le garafon de 20L ) et Nenet.

Elle est rythmé au son des voitures de livraison de gaz qui circulent inlassablement avec, soit la musique du dessin animé Blanche Neige, soit une musique entêtante "Tu-tut, tututututututut, tut" "EL GAS !".

Il y a un gros marché en ville. J'ai déjà les mains bien pleines lorsque j'arrive vers les fruits et légumes. Dommage. J'aurais pu faire le plein de légumes...

Je comptais y retourner mais des orages éclatent dès le milieu de l'après-midi.

Nous comptions prendre ensuite la route. Mais il est tard. Nous nous dirigeons donc vers le sommet Alitzin, au sud du Pico Orizaba, toujours dans le Parc National du même nom.

La route est assez bonne jusqu'à Atzitzintla puis Texmalaquilla. Elle grimpe ensuite sévère.

Nous croisons la Policia Municipal qui nous dit qu'il n'y a pas de problème à camper le long de la piste. On se pose sur le premier bord de piste assez plat (18.956974,-97.28907).

Grosse fatigue. Il fait encore orage. Il pleut et neige même pas trop loin au-dessus de nous.

En dépis du brouillard, Babé part faire une grosse balade le lendemain.

Le temps s'éclaircit un peu puis redevient bouché.

Je classe quelques photos et disfrute au camion en voyant passer les paysans, les ouvriers qui travaillent au télescope, les touristes et les moutons.

Tous les champs sont travaillés à la main et à l'aide de charrues tirées par des chevaux. Des paysans viennent asperger d'insecticides le champ d'à côté à l'aide de pulvérisateurs portatifs... sans aucunes protections.

Babé découvre de son côté que la reforestation de la montagne a été subventionnnée par Bayer .

Comment s'acheter une bonne conscience...

Il aurait aimé monter jusqu'au sommet, mais le temps, la distance et la seule bouteille d'eau qu'il a l'en dissuadent. C'est qu'il y a un télescope, ou plutôt une grosse sorte d'antenne qui prend des mesures tout en haut. Il aimerait se renseigner sur les recherches qu'ils font.

Bah, ce n'est que partie remise. Le coin lui plaît tellement qu'il veut déjà y revenir lors de notre descente l'année prochaine.

En attendant, il disfrute le superbe paysage enneigé et coche même un oiseau.

Il papote aussi avec quelques touristes qui montent jusqu'à l'entrée de la piste. Nouvelle séance de photos avec une maman et sa fille qui sont tombée sous son charme.

Ma balade est écourtée par la pluie. Je Qi Gong agréablement. C'est vrai que le coin est sympa et plein d'énergie, comme à 3600m un peu plus haut.

Nous terminons la journée avec un délicieux gâteau au yaourt. Mium !

 
 
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Voici les oiseaux pris en photos lors de notre virée vers l'état de México.

Vous y trouverez, entre autres, les deux endémiques que Babé était venu chercher : le Sierra Madre Sparrow vu dans les champs du km 43.5 de la ruta 95 et le Black-Polled Yellowthroat trouvé sur la laguna Chiconahuapan.

 
 
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Mercredi 19 avril.

Nous nous levons avec un magnifique ciel bleu.

Babé est dégoûté car cela aurait été une journée idéale pour randonner...

Mais bon, il faut bien que l'on avance si on veut un jour faire le Yucatan avant que notre visa n'expire.

De toute façon, comme je l'ai déjà dit, on a prévu de repasser l'année prochaine.

Nous disons donc au-revoir aux volcans et à la rando pour nous tourner à nouveau vers les spots obs et les coches pour Babé.

Eh oui ! Nous entrons dans une zone du Mexique pleine de nouveaux oiseaux !

J'ai repéré une quinzaine de spots à oiseaux et aussi à mammifères. Cool !

Notre premier objectif est donc Amatlán, dans l'état de Veracruz, à moins de 150km de là.

Au lieu de prendre l'autoroute, nous passons par la nationale qui nous fait bifurquer vers le sud avant de remonter au nord et entrer dans l'état de Veracruz.

Nous traversons une plaine agricole pleine de serres, puis le paysage devient plus vallonné avec des cactus et des yucas. La route monte dans la montagne couverte de forêt sèche. Puis c'est la descente jusqu'à la forêt humide. Nous découvrons au passage une nouvelle façon de rouler dans les virages serrés : le changement de voie. Eh oui ! De droite on passe à gauche le temps du virage, puis on retrouve notre voie. Etrange...

Je m'émerveille encore de changer en si peu de temps d'environnement.

Après trois semaines passées dans les montagnes avec 5 à 10°C le matin et 25°C l'après-midi dans une atmosphère sèche et fraîche, cela fait bizarre de plonger dans une vallée chaude et humide où la végétation est abondante voire envahissante.

Les villages et villes se succèdent avec leurs lots de topes. Les camions chargés de canne à sucre bouchonnent un peu. Notre vitesse tombe drastiquement.

Arrêt ravitaillement chez Bodega Aurrera.

Les villes d'Orizaba, Nogales et Cordoba font toutes propettes avec leurs jolis trotoirs et leurs rangées de palmiers.

Walmart, MacDo et zones commerciales. C'est le passage dans une civilisation bien rangée ou rien ne dépasse. Les gens sont des copies conformes américaines.

Bof !

Nous arrivons à Amatlán, petit village au sud de Cordoba, vers 13h.

Je nous amène au spot obs du premier coup. Ça change !

Après avoir passé le petit centre-ville aux rues étroites, nous arrivons sur une piste bordée de plantations de canne à sucre, de café et de banane.

La chaleur est écrasante. 30°C. L'air sent l'humus, les fleurs et... le cramé. Des champs de canne à sucre brûlent juste à côté. Pas de doute, on est bien revenu en forêt tropicale humide !

Babé saute du camion pour aller se balader sur la piste.

C'est qu'on est dans un des seuls spots où l'on peut voir un piou-piou "very secretive" comme dit le bouquin : le Sumichrast's Wren. Endémique et très localisé, c'est un "lifer" comme disent les anglosaxons, le piou-piou d'une vie, vraiment pas facile à observer. Les birders y vont d'ailleurs souvent avec la repasse pour pouvoir l'entrevoir.

Mon Babé, lui, part juste avec son sac-à-dos et une bouteille d'eau. Le temps est à l'orage. Il reviendra 5 heures après, trempé par la pluie, sans le lifer, mais avec 6 coches !

Il est tard et la question du spot dodo se fait pressante.

Il y a des spots sur le bord de la piste. Babé a demandé aux locaux. C'est tranquille.

On se pose donc dans les champs de canne à sucre.

Sur la réserve, je suis rassurée une heure après par la police qui vient voir ce qu'on fait. Les deux policiers nous regardent comme si on étaient bizarres de vouloir dormir ici, mais nous disent aussi que c'est tranquille.

Babé est tout content de bivouaquer près de son spot obs.

On se couche bien crevés au son de la pluie et d'un oiseau nocturne qui chante au-dessus du camion et répète toujours la même note étrangement proche de celle de nos livreurs de gaz.

Babé-mon-philosophe relativise : "Au moins, il ne dit pas "El Gas !""

Il relativise beaucoup moins lorsque des moustiques viennent buzzer autour de nous...

J'installe la moustiquaire et nous passons une nuit ponctuée par le chant de l'oiseau et le sifflement du train qui passe pourtant beaucoup plus loin.

Lever le lendemain avec la tête dans le pâté, mais un magnifique ciel bleu avec une vue dégagée sur le Pico Orizaba.

Babé sort spoter toute la matinée. Pendant ce temps, je commence à taper mes articles.

Il revient à midi avec deux coches, mais toujours pas son lifer. Ce piou-piou est décidément vraiment "secretive" !

Il repart toute l'après-midi. Le temps s'est couvert et semble tourner à la pluie.

Je comate au camion sous les 32°C en commençant à relire les premiers chapitres que j'avais écrits du tome 3 des Chroniques des Protecteurs. Pas mal, pas mal du tout !

Vers 17h, j'entends quelqu'un chanter sur le chemin.

Tiens, c'est du français !

Mon intuition se confirme lorsque je voit Mon Babé rentrer tout sourire : il a coché son lifer !

Marchant dans la montagne, il a trouvé une zone propice au piou-piou : des rochers et une vieille plantation de café-bananier. Et là, son piou-piou se pose tout en silence sur le sommet d'un rocher pendant une dizaine de secondes avant de disparaître dans un trou.

Le wren ne reviendra pas, mais c'est tout de même "The Obs" de la journée !

On fête ça avec un bon gâteau poire-chocolat en dépit des 29°C qu'il fait encore dans le camion.

 
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Vendredi 21 avril.

Babé fait un dernier tour pour spoter son piou-piou. Il ne le reverra pas. Oh well, il l'a vu et bien vu hier, c'est le principal !

Nous déjeunons et prenons la route en début d'après-midi direction Camelia Roja, un petit pueblo dans le nord de l'état d'Oaxaca (qui se prononce "Oaraca" ).

La chaleur est toujours écrasante. Heureusement qu'il y a la clim !

Nous traversons des plantations de canne à sucre, de bananiers et parfois de maïs. Il y a des camions de canne à sucre partout. Dans les villages, les petites échoppes bordent la route. Ce doit être l'époque des ananas car les gens vendent des jus jusque sur les topes.

Après avoir fait le plein d'eau dans une agua purificada juste au bord de la route (18.199091,-96.108319) pour 7pesos le garafon, nous quittons l'état de Veracruz pour entrer dans celui d'Oaxaca.

Tuxtepec est une grosse ville mexicaine comme les autres avec ses petites boutiques qui se succèdent en bord de route et ses nouvelles zones commerciales aux grands parking propres et vides. On profite du wifi d'un MacDo, vide lui-aussi, pour prendre la météo. Ils annoncent 41°C...

Puis on se rend à Camelia Roja, à 10km de là.

On tourne un peu pour trouver un spot dodo. On finit dans un Balneario familial (18.030301,-96.219861) en bord de route et de rivière. Il n'est ouvert qu'en journée mais on peut y camper en consommant au resto. Je prends un plat de camarones (des crevettes) et me retrouve avec 150pesos de facture pour une minuscule portion.

On restera deux nuits pour ce prix-là en passant la journée de samedi à commater dans les 35°C du camion. Heureusement, il y a la rivière pour se baigner !

Il y a quelques pêcheurs et des gens qui viennent se baigner. C'est tranquille.

Bien sûr, Babé sort spoter et revient avec quelques coches.

La journée nuageuse et pluvieuse de dimanche se confirme.

Nous faisons un tour des pistes autour du village. Arrêt au lac du barrage. Certains gros arbres sont conservés en bord de route ou au milieu des champs. C'est toujours un plaisir de les admirer même si on regrette que tous les autres aient été coupés...

D'autres monocultures remplacent les champs de canne à sucre : les plantations d'hévéa. Chaque arbre planté en ligne a son écorce entaillée pour en tirer la précieuse gomme qui s'écoule goutte après goutte.

Au bout de la piste, un village s'est engagé à préservé près de 700 ha de forêt afin de conserver la biodiversité.

Babé aimerait y faire un tour mais je le pousse à reprendre la route. Le prochain spot obs après Valle Nacional est divisé en plusieurs arrêts. Il faut qu'on avance...

... et on n'atteint même pas Valle Nacional.

"Il y a une putain de jolie selva" (dixit Babé) à explorer avant. Cette expression ne va cesser de revenir les jours suivants...

Recherchant un spot dodo à proximité de la-dite "jolie selva", on trouve notre bonheur pour 60pesos/nuit dans un petit balneario en bord de route à l'entrée du pueblito Monte Flor (17.800775,-96.266914).

Tranquille (même s'il y a un peu le bruit de la route) et ombragé, c'est le spot idéal pour supporter la chaleur des jours suivants.

Eh oui ! Alors qu'on devait y rester une nuit, on finit par y revenir deux fois de suite...

Notre activité étant réduite au matin avant les grosses chaleurs, on ne progresse pas bien loin les deux jours suivants.

Nenet et courses à San Juan Bautista Valle Nacional, Valle Nacional pour faire plus court, le lundi.

L'activité de ce village tout en longueur se situe dans sa rue principale. On a l'impression d'être de retour au Pérou avec les tuc-tuc qui roulent et doublent n'importe comment.

Cela fait plusieurs fois que l'on voit des sortes de kébab, alors on décide de goûter. Eh bien, c'est pas du kébab. D'abord, ce n'est pas de l'agneau mais des morceaux divers de porc. Et puis, la viande n'est pas servie dans du pain mais dans des petites tortillas de maïs avec rien d'autre dedans. C'est donc pas mauvais mais super sec, car on n'a pas testé la sauce verte servie avec. D'expérience, elle est toujours hyper épicée !

Mardi, Maps.me ne marchant plus, je me plante de route pour le plus grand bonheur de Babé qui trouve une nouvelle "putain de jolie selva" à prospecter au nord de Valle Nacional.

De retour au balneario, il arrive encore à sortir pour spoter les alentours de Monte Flor. Je reste à comater dans le camion.

Mercredi, c'est décidé, on trouve la bonne route, on dépasse Valle Nacional et on part au km55 sur le premier arrêt obs !

Babé y passe la matinée. Pendant ce temps, je commence à taper les premières pages de mon manuscrit du troisième tome des Chroniques.

La chaleur nous assomme à nouveau. On décide d'aller comater l'après-midi dans un balneario un peu plus bas à San Mateo Yelta pour 50pesos/pers (17.7567,-96.31732). Sans ombre, le camion monte à 39°C !

Il y a bien une piscine d'eau de rivière mais les douches sont en panne. Pas cool !

Jeudi, on décolle tôt pour rejoindre l'arrêt suivant : le km75.

Il y a de beaux patches de "putain de jolie selva" tout le long. Très peu d'habitations. De la forêt, rien que de la forêt. Ça grimpe et grimpe encore.

Babé spote toute la journée.

On se pose sur un remblais en bord de route sur une sorte de col (17.637113,-96.339626).

Étant un peu plus en altitude, il ne fait plus que 32°C. Je profite de cette "relative fraîcheur" pour finir de taper les premiers chapitres du troisième tome des Chroniques. 30 pages au total. Cooooool !

Et ce ne sont que les 5 premiers chapitres !

Maintenant, y'a plus qu'à continuer !

Babé coche à nouveau.

On termine cette bonne journée en mangeant des crêpes avec 35°C dans le camion.

C'est qu'on est obligé de fermer à cause des moustiques. Ah oui ! Je n'ai pas parlé des moustiques !

Il ne sont pas nombreux mais il y a les petits noirs qui piquent-que-ça-fait-mal-pendant-deux-jours. Alors, on est obligé de fermer, même en journée. Il n'y a que la nuit qu'on peut aérer correctement.

Vendredi 28 avril. Passablement dormi à cause de la circulation.

Ça fait une semaine qu'on est en forêt tropicale alors qu'on aurait dû y passer moitié moins de temps. Il est vraiment temps d'avancer !

Babé spote encore autour du km75. Puis je le pousse à avancer (je prends le camion et je m'en vais en le récupérant sur la route ). Si je l'écoutais, on y resterait une semaine de plus !

Alors, on monte au km86, puis au km97 encore en belle forêt tropicale où il fait à nouveau de belles coches.

Dans l'après-midi, on grimpe encore plus haut pour entrer dans la forêt de pins d'altitude. Mais ça, c'est un autre milieu donc un autre article...

Au total, durant cette semaine passée en forêt tropicale, Babé a fait 29 coches !

 
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Bonjour !

Voici une partie des animaux que nous avons vus en forêt tropicale.

On commence avec un iguane : le Basiliscus vittatus.

Et on continue avec des oiseaux, un papillon et une belette.

Mais... il y a un intrus.

Celui ou celle qui le trouve en premier gagne un mois de voyage au Mexique avec nous

 

Alors, vous l'avez trouvé ?

Euh, en fait on déconne pour le voyage.

 
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