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Samedi 01 juillet. Nous retournons en bord de mer.

En chemin, on s'arrête au Walmart pour faire quelques achats. Chez Auto Zone, je trouve un ventilateur 15W/12V qui fait un bruit d'avion mais qui fait plus d'air que notre petit ventilo PC , et chez Home Depot, j'achète deux tubes de silicon 732 spécial joints pour voitures pour refaire les joints des lanterneaux lorsqu'il fera moins chaud et moins humide.

Plutôt que de retourner à Progreso, on décide d'aller sur Chelem. Son front de mer est blindé de maisons mais on trouve à se poser sur une allée publique d'accès à la mer entre un centre de vacances religieux et une maison abandonnée. Les voisins et la police nous disent qu'il n'y a aucun problème.

On passe un bon moment, même si les nuits sont un peu perturbées par les discussions dans le camp de vacances et les passages de la police qui parle fort à côté du camion.

Baignade lorsque les vagues ne sont pas trop fortes.

Et joli coucher de soleil le premier soir.

Lundi, on retourne à Progreso.

Je pense avoir déniché un parking tranquille mais payant (100pesos pour la journée et la nuit)(21.285826,-89.66199) avec tout ce qu'il faut. Or, on n'a finalement pas accès aux toilettes ni au wifi.

On passe une nuit presque tranquille avec le bruit de la ville.

Du coup, quitte à avoir le bruit de la ville, on se pose les jours suivants dans une rue perpendiculaire au front de mer (21.287998,-89.657922), gratuite et avec WC (5pesos) et douche gratuite sur la plage ou à 10pesos pas trop loin.

Les journées se passent à courir, nager et marcher pour Babé, marcher sur la plage et dans la ville, Nenet au cyber pour moi. Le plus difficile étant de supporter la chaleur de l'après-midi. 35°C en moyenne sans air. C'est trop dur !

Les colis internationaux n'arrivent que les lundis, mercredis et vendredis.

Mercredi, les colis ne sont pas arrivés.

Vendredi 07 juillet, Babé voit deux gros colis La Poste de l'autre côté du comptoir, mais la dame dit que c'est pour ici. Intrigués, on y retourne l'après-midi. Là, plutôt que de demander, on dit au gars que les deux colis sont pour nous. Après vérification, Bingo !, ce sont les nôtres. Trop dure la vie de postier mexicain.

Mais bon, on a récupéré nos colis !!! Trop cool !

Babé se plonge dans ses guides et cartes d'Amérique centrale, ses nouvelles chaussures de rando aux pieds. Je disfrute mes sudokus (ils ne savent pas ce que c'est que des sudokus difficiles ici !) et mes huiles essentielles, notamment celle de citronelle qui s'avère bien plus efficace que celle de lavande sur les piqûres des petites mouches noires-qui-piquent-que-ça-fait-mal-pendant-deux-jours.

Pour notre dernière après-midi, nous avons droit à un gros orage et ses pluies torrentielles qui inondent toutes les rues dont la nôtre. Une fois que la pluie s'arrête, la vie reprend son cours. L'eau sera pompée au cours de la nuit.

 
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Samedi 08 juillet. Après presque 3 semaines "d'immobilisme", nous reprenons le voyage direction Las Coloradas. Marie-Hélène et Daniel nous ont dit avoir vu des centaines de tortues venir pondre sur la plage. Je veux voir ça !

Arrêt courses à Mérida, puis on parcoure les 200km qui nous séparent des plages et des lagunes de cette réserve de biosphère. Pas grand-chose à dire niveau paysage sur la route, de la forêt bien endommagée avec des pâturages.

Nous sommes presque à sec niveau carburant et nous arrêtons à Rio Lagartos, à 50km de notre destination. Et là, pas de diesel ! Ce n'est qu'une station essence !

Alors là, c'est pas cool, pas cool du tout car il n'y a plus de station après. Il faut qu'on refasse 50km en arrière pour aller à Tizimin.

Oh crotte ! À 17h passées, il est trop tard.

On décide de se poser sur un spot dodo I-Overlander. C'est le parking d'un balneario réputé calme (21.59606,-88.14556).

Pour ce qui est du paysage, c'est super sympa, d'autant qu'on a droit à un magnifique coucher de soleil et lever de lune.

Par contre, côté dodo, on a droit à des voitures qui "cruise" toute la nuit. Très bof. Bonjour le spot dodo calme !

La tête dans le pâté, on s'en va faire le plein à Tizimin tôt le lendemain. Le temps d'arriver à l'entrée de Las Coloradas, il est déjà 9h.

On traverse à nouveau des zones de pâtures, puis on voit un bout de mangrove...

... avant d'arriver sur la mer.

D'un côté de la route, il y a la dune végétalisée, de l'autre les lagunes exploitées en salines.

On trouvait que les dunes de sel des Salins du Midi étaient grandes, celles-ci sont énormes ! Ça fait bizarre de tomber soudain sur une exploitation industrielle de cette ampleur au Mexique. Le sel est ensuite acheminé par tapis roulant sur des bateaux. Comme nous sommes dimanche, il n'y a personne. Tout est calme.

On traverse ensuite le village de Las Coloradas pour atteindre la réserve de biosphère. Ici, plus de civilisation. Seulement des lagunes à perte de vue côté terre et une superbe plage avec dune végétalisée côté mer.

On est un peu déçus de ne pas voir beaucoup de flamants. Mais les lagunes sont tellement grandes qu'il est normal qu'ils soient plus éparpillés, d'autant que ce n'est pas la saison pour les voir en masse.

Seul le début de la réserve est praticable et intéressant pour voir les lagunes et la plage. Ensuite, la route se rétrécit à rayer encore TiNéfant avec plein de trous et de tôle ondulée.

On revient sur nos pas et se pose sur une zone tassée en bord de lagune (21.559074,-87.833146 approximatif). Il y a un accès à la mer juste de l'autre côté de la piste.

Après avoir aidé deux petits jeunes de Tulum qui s'étaient tanqués avec leur voiture dans une partie beaucoup plus molle, on disfrute le coin en se disant qu'on a bien fait de faire les pleins avant de venir. Le paysage est superbe...

... et il y a plein de traces de nidification de tortues sur la plage !

C'est vraiment génial de voir une vraie plage sauvage à perte de vue AVEC des tortues !

Malheureusement, notre bonheur est de courte durée. Des guardaparques qui passent par là nous interdisent de rester bivouaquer la nuit.

GROSSE DECEPTION !

Tous les Overlanders qui sont passés par ici ont dormi tranquilles... l'hiver. Mais comme c'est la pleine lune et qu'on est en pleine période de nidification, je suppose que les Guardas sont un peu plus stricts.

Oh well. J'espère bien en voir plus loin. De toute façon, la période de nidification dure jusqu'en décembre...

Il est presque 18h. On pourrait rester pour spoter le début de la nuit et ensuite aller dormir ailleurs. Mais les mauvaises nuits passées me tombent dessus. Je préfère trouver un spot dodo tout de suite et me poser.

On retraverse donc la réserve et le village pour se poser sur une piste devant les salines.

On pensait être tranquille. Mais c'était sans compter la fête au village (à 2km de là !) qui nous tient éveillés toute la nuit !

 
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Lundi 10 juillet. Bien fatigués, nous prenons la route de bonne heure. Babé veut voir la barrière de corail au bord de la mer des caraïbes. Mari-Hélène et Daniel nous ont dit l'avoir vu à 500m du bord de la plage à Puerto Morelos. Nous parcourons donc les 300km qui nous en séparent et entrons dans l'état de Quintana Roo.

Toujours le même paysage en bord de route avec de nombreuses entrées pour voir des Cenotes. Les derniers 40km avant Puerto Morelos ne sont que parcs d'aventure et autres hôtels de luxe dans la "Jungla".

Puerto Morelos est un cran au-dessus de Progreso. Les hôtels et restaurants sont directement sur la plage avec plein de touristes qui se dorent au soleil. La boule de glace passe de 25 à 40pesos et l'heure d'Internet de 10 à 40pesos (aussi !).

Mais ! Il y a encore des accès publics à la plage. On se pose dans une allée entre deux hôtels.

La mer est encore plus claire qu'au Yucatan. Par contre elle est chargée d'algues. Je fais juste trampouillette. La visite de la barrière de corail ne se fait normalement qu'avec un guide, donc Babé part seul voir la barrière de corail en kayak au lever du jour.

Il y plongerait bien mais à peur de ne pas pouvoir remonter ensuite sur le kayak !

Pas de photos, on n'a pas le matéreil pour, mais il voit une raie, une tortue, du corail et plein de poissons colorés.

Ce spot dans la rue est vraiment tranquille. On y dort bien. C'est sympa de voir les gens venir se baigner et repartir.

Puerto Morelos étant trop huppé pour nous, on fait un saut à Villa Morelos à 3km de là près de l'autoroute pour faire la lessive et quelques courses.

On y trouve une laverie self service (20.855865,-86.898035) à 25pesos la machine et avec un wifi qui crache. Et les tacos à la viandes à 10pesos en face sont trop bons !

Puis c'est le retour dans notre allée pour disfruter encore une journée.

 
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Toutes les bonnes choses ont une fin : notre visa expire dans quelques jours. Il va falloir qu'on sorte du Mexique.

Comme il ne nous reste pas beaucoup de temps, on décide de ne pas se casser la tête pour les spots dodo et de choisir la facilité des spots I-Overlander.

Vendredi 14 juillet, nous quittons donc Puerto Morelos pour 80km de route longeant Resorts et restaurants. Pas une seule vue sur la mer, seulement de grands porches à accès contrôlés, des panneaux routiers indiquant la distance du prochain Resort et de grands panneaux publicitaires vantant les-dits Resorts principalement en anglais.

Et comme on est bien masos (ce doit être le soleil et la chaleur, ça finit par griller les neurones ! ), on choisit un accès libre à la plage entre deux Resorts Bahia Principe comme prochain spot dodo (20.36426,-87.33262).

On a juste la place de se garer !

On pensait être dans un coin huppé à Puerto Morelos... ici c'est du 5 étoiles ++. MAIS ! On a en effet accès gratuitement à la plage.

Euh, dans le genre sauvage, c'est... carrément moche. On a failli faire demi-tour.

Mais bon, on peut utiliser les douches froides et les WC du resort. Alors, pourquoi se priver ?

C'est une expérience comme une autre...

Les pours : l'accès à la mer et à la plage, une mer nettoyée de ses algues avec plein de poissons, la douche et les WC, et des tortues qui nichent sur la plage.

Les contres : Une plage artificialisée, le monde, le bruit (même la nuit avec la sécurité qui fait ses rondes) et le manque d'air dans le camion.

Le mieux, c'est de nager le matin avant 9h. Il ne fait pas trop chaud et il n'y a pas beaucoup de monde. On a vu beaucoup de poissons et c'est vraiment le gros avantage. Par contre, l'espace de nage autorisée est minuscule et très artificiel (beaucoup de béton sous l'eau).

Babé est allé au-delà jusqu'à la barrière de corail. Il s'est d'ailleurs fait rattrapé par un maître nageur qui voulait le ramener vers la plage. Mais en voyant qu'il ne faisait pas partie du Resort (il n'avait pas de bracelet au poignet), il lui a dit qu'il s'en moquait. Limite, il l'aurait laissé se noyer ! La barrière de corail, donc, est en train de mourir. D'après Babé, elle est plus belle et vivante à Puerto Morelos.

L'esprit "touristes de Resort", ce n'est pas notre truc. On a préféré les locaux qui viennent en famille et se posent à 6 sur un transat autour des glacières pleines de tacos et de poulets frits.

Quant aux tortues, je suis allée me balader un soir sur la plage pendant une heure. Je n'en ai pas vu, je ne suis pas restée assez longtemps. Mais il y en a car il y a quelques traces le matin et des nids sont identifiés et protégés de bois par des éco-quelque-choses qui patrouillent la plage durant la nuit.

On ressort mitigés de cette plage. Il y a certe des avantages mais je préfère une plage déserte avec vue sur la mer même remplie d'algues...

Lundi 17 juillet, on se rapproche de Tulum à 20km de là. On a besoin de faire une lessive (20.20873,-87.46582), 15pesos/kg, et du nenet, enfin... surtout moi !, pour mettre le site à jour et faire des recherches sur les spots obs au Guatemala.

Babé n'est pas encore chaud pour se remettre aux obs au Belize. Puisqu'on ne va y passer qu'un mois maximum, je prépare déjà les spots à voir au Guatemala. Là ça va douiller. La plupart des endroits sont privés. A ver...

Bref, on passe deux jours en ville. Bruit, chaleur. Bof. Tulum n'est vraiment pas une ville intéressante. Remplie de touristes, tout y est cher. 40pesos le jus d'orange et 65pesos la glace, c'est vraiment parce que j'ai besoin d'un wifi ! Et puis, un peu tard, on trouve enfin un cyber qui accepte la connexion au wifi, Internet Click Caraïbe (20.212689,-87.458697) à 13pesos l'heure et au débit en plus monstre.

Côté dodo, on se rabat sur un stationnement en bord de route et de plage, à la Playa Pez (20.172958,-87.44807)

300m de plage sans hôtel et resto, c'est la fête !

Enfin,... il y a tout de même de la circulation et, même s'il y a une petite brise (parfois sableuse), on y a chaud la nuit. Heureusement, les levers de soleil sont toujours aussi beaux sur la mer.

Au passage, il faisait tellement chaud que j'ai voulu utilisé le deuxième ventilateur que j'ai acheté et qui fait un bruit de moteur encore plus assourdissant que le premier. Contrairement à l'autre, les pales de celui-ci ne sont pas totalement protégées. En voulant le bouger, couic !, je me suis coupé le doigt. Bon, je n'ai pas pleuré. Mais ça fait mal !!!! Un bout de peau est partie juste avant l'ongle.

Babé a immortalisé mon premier bandage... un peu volumineux.

Je n'aurais pas été une bonne infirmière...

Nous passons la journée de mercredi sur la route pour rejoindre Chetumal.

"Che tout mal partout !"

Babé et son humour...

J'entends ça depuis deux mois, à chaque fois qu'on voit un panneau routier !!!

Après un arrêt eau à Bacalar (18.67884,-88.39097), 7pesos/garafon, qui s'éternise à cause d'une procession, on fait les pleins au Walmart de Chetumal.

On se rapproche de la sortie en allant sur le parking d'un centre commercial Chedraui, mais il est trop bruyant. On retourne se poser sur celui du Walmart bien plus calme. (18.514794,-88.280051)

Et voilou ! Le Mexique, c'est fini !

Quel bilan est-ce qu'on en fait ?

Eh bien que c'était vraiment cool et trop court !

6 mois ne sont vraiment pas suffisants pour découvrir ce pays aux multiples facettes. On en est tombé amoureux et on a hâte de revenir pour en découvrir davantage. On veut aussi retourner à peu près partout où on est déjà passé, explorer des endroits plus avant et définitivement passer plus de temps dans la partie sud des caraïbes pour trouver des endroits plus sauvages.

Maintenant, nous allons passer la frontière et entrer dans le seul pays anglophone de l'Amérique centrale : le Belize.

 
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Jeudi 20 juillet. Nous avons passé une nuit presque calme. Ça fait du bien.

On se prépare rapidement pour arriver au poste frontière mexicain à 8h, située à une quinzaine de km de la (18.492393,-88.395867). Enfin, c'est ce qu'on croyait...

Il y a bien un poste frontière, mais il n'est que pour les piétons. En fait, pour faire passer le véhicule, il faut prendre le Libramiento, la route qui contourne la petite ville frontière de Subteniente Lopez.

Il y a bien un passage frontière indiqué sur I-overlander, mais ce n'est que la douane de Belize.

Après un petit détour dans les rues de la ville, on revient donc sur la bonne route.

Le poste frontière mexicain se situe au début du Libramiento (18.503458,-88.388984).

Il y a très peu d'indications sur la sortie du Mexique sur I-Overlander. On y va donc en live.

Dès le début, on est arrêtés par une douanière qui vérifie les documents du véhicule. Elle jette un coup d'œil rapide au numéro du véhicule et à l'intérieur, et nous dirige vers la caseta de l'immigration qui ressemble à un poste de péage.

Là, une autre douanière prend nos passeports avec les papiers d'immigration. Rapides coups de tampons, elle ne demande même pas le ticket de paiement des visas. Heureusement parce qu'avec la chaleur il s'est complèment effacé. Sinon, il aurait fallu les repayer. Cool !

Elle commence à nous expliquer ce qu'il faut faire pour avoir à nouveau 180 jours de visa. On lui explique qu'on va vraiment au Belize pour le visiter, ensuite passer au Guatemala pour revenir plus tard au Mexique. Elle nous rend alors les passeports en nous disant d'aller dans l'autre caseta pour les papiers du véhicule. Comme on a un permis d'importation de 10 ans, elle nous dit finalement que ce n'est pas la peine et nous souhaite bonne route. Tout est bon.

Voilà, on a passé l'immigration mexicaine en 5 minutes. Espérons qu'on n'ait rien oublié de faire pour pouvoir à nouveau y entrer dans quelques mois !

On fait quelques km. Il y a un portique avec marqué "fumigation". J'ai lu qu'il fallait y passer et payer pour entrer dans le pays. Une voiture mexicaine passe tout droit juste à côté.

Babé hésite et s'engage finalement. Un liquide est projeté sur le camion.

Un gars sort de la caseta juste après et nous fait signe d'avancer. Souriant, il m'explique qu'il faut payer dans un anglais à l'accent difficile à comprendre. Il accepte les pesos, les dollars US et Belize.

En pesos ? C'est 110 pesos.

Je n'ai que 200. Il me rend un billet de 10 Belize dollars à l'éfigie de la Reine d'Angleterre et remplit un papier que l'on doit montrer ensuite aux douanes.

Et c'est reparti pour quelques km jusqu'aux douanes de Belize. Pas de panneau de bienvenue, pas de drapeaux, juste "Belize" écrit en gros avec des lettres de toutes les couleurs sur un rond point et auquel il manque le L. Je ne fais même pas la photo.

Arrivés au poste frontière, on ne sait pas trop quoi faire. Je n'ai pas lu d'infos précises là-dessus.

Un gars accourt vers nous et nous demande de nous garer. Il a un T-shirt avec écrit "Porter" dessus.

Babé lui dit machinalement "Hola, Buen dia !" et le gars répond "Good morning !" en disant avec un sourire qu'ici on ne parle plus espagnol mais anglais.

Eh oui, le Belize est le seul pays de langue anglophone de l'Amérique centrale ! Il va falloir s'y faire.

Il nous dirige vers le premier bureau situé à l'entrée du bâtiment. Là, un douanier nous demande de remplir les documents d'immigration : nom, prénom, vous restez combien de temps (le maximum : 30 jours), etc... et aussi notre première adresse de résidence dans le pays. Comme j'étais au courant de ce petit détail, on écrit le "Caribbean Village" à Corozal, là où je veux dormir ce soir.

Nos papiers remplis, le gars nous dit qu'il faut passer ensuite à l'immigration, la douane puis payer un droit d'entrée au gars au T-Shirt vert avant de terminer par l'assurance dans le bâtiment blanc.

Ok-ok. On commence par la "migration" qui se situe dans le bureau suivant.

Une petite note au passage : toujours pas de drapeaux. Il y a quelques pub. Les douaniers ont un uniforme mais ce pourrait être aussi bien des agents de sécurité. Le bâtiment semble vétuste ou plutôt laissé à l'abandon.

Arrivés devant le bureau, on assiste au changement de poste. Un gros black de 150kg laisse la place à une petite black toute peinturlurée jusqu'aux ongles qui prend bien son temps pour s'installer.

Je le prends "philosophe". Babé se demande si c'est une blague !

Ah oui, autre nouvelle impression : ici, tous les gens sont noirs. C'est un peu étonnant au début après avoir croisé des mexicains depuis 6 mois, mais finalement pas tant que ça puisqu'avant Bélize était une colonie anglaise avec des esclaves africains. Maintenant, c'est une monarchie constitutionnelle, avec pour reine Elizabeth II, qui fait partie du Common Wealth.

La petite douanière a un doute sur ce que Babé a écrit pour "Occupation". Forest quoi ? Il a pourtant une si belle écriture...

Ce petit malentendu éclairé, elle tamponne rapidement nos passeports, nous les rend et nous dirige vers la douane dans le bureau du fond. Là, le sketch !, c'est un douanier en formation qui nous reçoit, suppervisé par un autre douanier qui papote en même temps avec un troisième douanier tout en regardant souvent son téléphone.

Hmmff !

Moi, j'en rigole. Babé s'impatiente, d'autant que c'est la première fois qu'ils ont affaire à une carte grise française. "Fourgon" means "van" ?

On attend donc patiemment que le douanier ait tout rempli à la main et un peu à l'ordi.

Il y a trois insectes morts sur le comptoir. J'espère qu'ils ne vont pas tomber sur une des fourmis "vivante" qui circule dans la camion !

On doit ensuite l'accompagner pour qu'il inspecte TiNéfant. Rapide coup d'oeil derrière, dedans et on repart.

Il finit de faire son truc au bureau et nous rend nos papiers.

Ayé, on en a fini avec la douane !

Reste le gars au T-shirt vert à qui on doit payer un "road permit" de 30 Belize $. On peut payer en dollars US ce qui nous en coûte 15$ US.

On en a fini avec les douanes... ou presque.

Deux douaniers nous arrêtent à la barrière en sortant et nous demande de regarder dans le camion. Nouveau rapide coup d'œil, on est libre de passer.

Pour la énième fois, on nous rappelle qu'il faut prendre une assurance pour le véhicule dans le bâtiment blanc.

On en prend la direction quand, sifflet, le gars au T-Shirt "Porter" nous demande de nous arrêter. En fait, il veut un petit tip pour nous avoir guidé dans les douanes. Il accepte toutes les monnaies. N'ayant pas grand-chose à portée de main, on lui donne 10pesos mexicain. Désolés, gars, on n'est pas des américains !

500m plus loin, nous entrons dans le bureau sur-climatisé de l'assurance. Ne sachant pas combien de temps on va rester, on demande 30jours qui coûtent 30$US. Je donne 40, il me rend 20 Belize dollars.

Et voilou. Après plus d'heure, nous avons passé les douanes de Belize.

Toujours pas un panneau de bienvenue, pas de drapeaux, de panneaux indiquant les limites de vitesses et autres interdictions (drogues, alcool, armes à feu, les habituels quoi !), seulement un panneau de pub de bienvenue dans la zone Duty Free.

Un virage et on tombe sur un contrôle de police routière. Le gars demande à voir le permis de Babé et nous laisse passer.

Je suppose que si on n'a pas d'assurance, on doit aussitôt banquer.

On reprends la route au milieu des plantations de canne à sucre et de patches de forêt.

Direction Corozal à une dizaine de km de là en bord de mer caraïbe où je veux me poser quelques jours pour aller spoter les rivières à la recherche des lamantins.

Je m'attendais à une ville balnéaire. En fait, à première vue, on a plutôt l'impression que les gens vivent comme ils peuvent ici et que, parfois, il y a un truc qui ressemble à un hôtel.

On se gare près de la place. Je vais retirer 800 Belize $ (environ 400euros) à la Scotia Bank sans frais de distributeur ! Une première depuis un an !

Babé est à peine descendu qu'un gars en vélo avec des rasta enroulées sous un bonnet l'aborde pour lui demander de la marijuana.

Non mais ça fait pas 5 minutes qu'on est arrivés les gars !

Bref. Babé éconduit le gars qui semble bien déçu et va m'attendre à l'ombre des arbres pendant que je pars à la recherche d'une fruteria. Je n'ai pas racheté de fruits et légumes de peur qu'on me les prennent à la douane.

Magasins de fringues, de trocs, quelques restos entre des maisons fermées, une sorte de supermarché et quelques légumes vendus au bord de la rue. Pas de Fruteria à proprement parlé. Après avoir demandé, on m'oriente vers le "market".

En route, je passe devant le poste de police aux couleurs vert fluo. Dommage que je n'ai pas eu l'appareil photo. Cinq femmes bien en chair attendent en papotant gaiement sur le banc devant la façade. Pas un uniforme à l'horizon. Est-ce que c'est ça les forces de police de Corozal ?

Les quelques véhicules stationnés à côté ne sont pas en très bon état. Gros contraste avec les gros 4x4 tous neufs mexicains et leurs équipements de robocop...

Le market est constitué de trois allées parsemées d'échoppes à moitié fermées. Les quelques stands ouverts ne proposent pas grand-chose. Dans les "fruteria", il n'y a que quelques fruits et légumes qui ne sont pas toujours de grande fraîcheur.

Je demande le prix des pommes.

"1$ for one.", répond la dame.

Nouvelle reparque au passage : les gens sont super sympa ici. Souriant, ils sont très amicaux.

"1$ for one kilo ?", je demande.

Elle éclate de rire.

Un gars qui vient d'arriver pour acheter des oranges à moitié pourries lui demande pourquoi elle rit.

Elle répond que c'est parce que je pense que c'est 1$ (= 0.5€) le kilo de pomme. S'en suit l'explication que c'est 1$ LA pomme. Oui, c'est cher, mais mes deux compagnons m'expliquent que tous les fruits viennent du Mexique parce que ceux qui sont produits dans le pays partent tous à l'exportation. Quelques légumes sont produits et vendus localement.

Le gars, un enthousiaste qui veut faire grandir son pays, me dit sa foi en le changement, que son pays va s'émanciper. Comme c'est le seul pays anglophone, il pense que le pays va se développer en faisant venir des touristes américains et anglais et que, du coup, la production va finir par rester dans le pays et coûter moins cher.

J'achète une grosse mangue pas mure à 2$ la pièce (1€), remercie mes hôtes de leur charmant accueil et m'en vais acheter des tomates à 2$ le pound (1€ les 500g) et des courgettes à 1.75$ le pound.

Je crois qu'on va manger beaucoup de pâtes au beurre...

Je retrouve Babé sur la place. Une enceinte enfermée dans une boîte en fer diffuse de la musique popo anglaise.

On prend la route pour se rendre au Caribbean Village, une sorte de resort à bas coût qui fait aussi camping à 20 Belize $ la nuit (10euros).

J'avais lu sur I-Overlander que le gérant-pas-aimable jouait entre Belize dollars et US dollars pour faire monter les prix. Et ça ne manque pas avec moi. Il m'affirme que c'est bien 20 US $ la nuit même sans hookups.

Je sors aussitôt. Je n'aime pas être prise pour une cruche-banque-touriste et on se dirige vers un autre resort qui là, nous dit que c'est pas possible parce qu'on est trop long.

Mmpff !

les quelques jours de tranquilité semblent s'éloigner à grands pas...

On pourrait bivouaquer sur un des nombreux parking en bord de mer, mais... les derniers échos que j'ai de I-Overlander ne sont pas bons (des voyageurs sont morts), ce qui est confirmé par le jardinier mexicain avec qui Babé parle. No seguro.

Mmpff !

On déjeune de pâtes grillées au beurre (j'vous l'avais dit ! ), une sieste et on fait un tour du front de mer à la recherche d'un parking au nom de "Mence's" qu'on ne trouve bien évidemment pas. J'en profite au passage pour prendre quelques photos de la ville.

Je voudrais me diriger vers la rivière. Or, en dehors de la route pricipale, il n'y a que des pistes. Avec la pluie qu'ils annoncent, on n'a pas envie de galérer.

Adieu les lamantins ici. En attendant, on doit trouver où dormir. J'ai repéré un spot I-Overlander plus bas où on "pourrait" en voir sur un lac dans la réserve de Crooked Tree.

Ni l'un ni l'autre enthousiaste de faire 90km en pleine chaleur, on prend la route résignés.

Y'a des fois comme ça...

Au moins, ça nous donne l'occasion de découvrir un peu le pays. Enfin, ... bof, pour l'instant, le paysage n'est pas transcendant.

Des champs de canne à sucre, quelques forêts, pas mal de villages avec des topes appelés "Bump" (on découvre en même temps qu'on est revenus au système de mesure anglosaxon avec des yards et des miles... ). On voit enfin un panneau de limite de vitesse ! La route n'est qu'une large couche de bitume sans marquage au sol. Les gens roulent super vite et doublent n'importe comment.

Dans les villes/villages, les gazons sont nickels (pas étonnant si les anglais étaient là avant !). Des maisons en bon et mauvais états comme au Mexique. Beaucoup d'églises aussi et, fait étonnant, beaucoup d'écoles religieuses (methodist, Baptist, etc.).

les bus de transport en commun ont passé l'âge de rouler. Il y a quelque vendeurs en bord de route.

Fini la Tecate. Ici, les bières qui sponsorisent les bars sont, pour le peu qu'on en a vu pour l'instant, Belikin et El Presidente.

Les grosses entreprises sponsorisent aussi les arrêts de bus.

Pas de police, des camions de pompiers qui sont trop vieux pour rouler, pas d'école publique... Où est le gouvernement ?

On a l'impression que ce pays n'est dirigé que par des intérêts privés et religieux.

Passé Orange Walk, ville sans intérêt à première vue, on doit payer 1$ pour le pont.

Encore quelques km et on bifurque sur une piste en bon état qui nous mène à Crooked Tree.

Le Jacana Inn a de bons commentaires et est sensé être à 20 Belize $ la nuit. J'ai beau appeler, il n'y a personne.

Décidément...

Le coin a l'air tranquille et il y a des bancs et barbecue à côté. On se pose là au bord du lac.

Un gars du coin, qui ressemble au Père-Noël en quad et s'appelle Harold, vient nous souhaiter la bienvenue. Très sympa, il nous dit que les gens ici sont cool. Il nous parle de son pays et de lui et nous dit que si on a besoin de quoi que ce soit, on n'a qu'à aller le voir. Sympa !

Il nous dit aussi qu'il n'y a pas de lamantins dans le lac.

On disfrute le reste de l'après-midi au bord de l'eau. Ça fait bizarre de sentir l'eau douce et la vase plutôt que les embruns salés et les algues.

Nuit TRÈS calme. Tant mieux, on est crevés.

 
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Nous passons deux jours tranquilles au bord du lac. On apprécie son calme de jour comme de nuit.

 
Matin au bord du lac de Crooked Tree :
 

Puis, nous migrons 300m plus loin au Jacana Inn (17.782428,-88.531659), 10bzd/pers., afin de profiter de sa douche froide qui pisse pas fort et surtout de son wifi pour mettre à jour le blog et télécharger quelques émissions radio.

On continue de se reposer quelques jours et recharger nos nuits en sommeil. Babé fait une grande balade chaque matin mais il n'y a pas beaucoup d'oiseaux à cette période de l'année.

Les levers de soleil sont superbes. La brise dans la journée permet de supporter la chaleur (généralement 33 à 35°C avec un fort taux d'humidité).

Crooked Tree est un tout petit village. Je le parcours un matin pensant trouver une fruteria.

Il y a bien quelques maisons, des églises, un poste de police qui fait aussi office d'école gouvernementale (parce qu'il y a aussi beaucoup d'écoles religieuses dans ce pays...), une poste !, mais les deux mini-supérettes ne vendent pas de fruits.

Les béliziens ne semblent manger que des glaces, des chips et boire des sodas et des bières.

D'ailleurs, lorsque je demande à une dame où trouver des fruits, elle me regarde de travers et m'informe gentillement qu'un camion de fruits passe de temps en temps, mais pas aujourd'hui. . Les béliziens sont très sympathiques.

Ok, pas de fruits.

Mardi 25 juillet, nous prenons la direction d'Orange Walk, 3ème ville du pays, que nous avions traversé rapidement à l'aller.

On se pose près de la place principale et je vais me renseigner à l'office de tourisme (18.080181,-88.561142).

Babé en profite pour prendre quelques photos

Je trouve toutes les infos dont j'ai besoin avec, en prime, une carte gratuite du Belize.

Il y a un marché un peu plus haut. J'y trouve des poivrons à 2€/kg, des pommes toujours à 1€ la pièce, des carottes à 1,5€/kg, de la pastèque à 35 centimes le kg et du melon à 1€le kg. On va faire une cure de pastèques et de melons !

Il y a des vendeurs de tacos ! 1 Belize $ les 3. Mium ! Ils ne sont pas épais comme au Mexique mais très bons !

Cliff, un gars qui fait de la pub pour des resorts m'aborde. Bon, il n'arrive pas à vendre son truc, mais on papote bien. Ouaip, les béliziens sont très sympas.

J'enchaîne avec l'eau. La fabrique de glace du coin, Zeta Ice Factory (18.081424,-88.559481), distribue aussi de l'eau purifiée. 1,5 bzd (= Belize $) le garafon si on fait remplir le nôtre, 2,5 bzd pour le garafon déjà rempli.

On fait le plein et je termine mon tour avec le gros supermarché du coin qui n'est en fait qu'une superette.

Tout y est moitié voire deux fois plus cher qu'au Mexique. La prime au yaourt LALA d'1kg qui coûte 6,80bzd soit plus de 3€ !

Mais bon, il faut bien manger... et, note positive, je trouve des boîtes de conserves de qualité. Je fais le stock de petits pois, bien pratique pour manger un peu de verdure quand on n'a plus de légumes.

Il est midi passé lorsque nous prenons la route pour les ruines de Lamanai (17.66643,-88.651999). Situées à moins de 20km à l'ouest de Crooked Tree, il faut faire 90km de détour pour y aller. Il est dit qu'il y a une belle forêt avec des singes.

Beaucoup de champs de canne à sucre (ils produisent du sucre et du rhume !, ancienne terre de flibustier oblige ) et de pâturages en bord de route. Quelques villages aux maisons avec gazon bien coupé (on est chez des anglais !).

Les gens comatent doucement sous la chaleur. Chaque village possède son "Hurricane Shelter".

Les 27 derniers km de piste pleine de trous jusqu'à Indian Church (le village à côté de Lamanai) nous parraissent interminables.

Bien fatigués et trempés en dépit de la clim, on se dirige vers un point I-Overlander en bord de lac. Pas du tout accessible avec TiNéfant, on rebrousse chemin.

Aux ruines, je tombe sur un garde franchement antipathique. Hors de question de bivouaquer la nuit sur le parking et encore moins de stationner la journée à moins de payer l'entrée. Il y a l'art et la manière de le dire. Je comprends très bien que ce soit interdit, pas la peine d'être hautain et limite agressif !

On se replit sur le parking du resto Las Orchideas (17.755492,-88.658821). Ici, les dames sont sympas et la nourriture bonne et pas cher. 1bzd les trois empanadas de pollo. Il est de coutume de consommer lorsque qu'on bivouaque comme ça sur le parking d'un resto. À ce prix-là, pourquoi se priver ! Mium !

Petite remarque en passant, la discussion se fait rapidement en espagnol. Même si la langue officielle est l'anglais, beaucoup de gens parlent aussi espagnol. Ils communiquent d'ailleurs entre eux dans un créole qui mélange un peu toutes les langues. En les entendant parler, on comprend globalement la conversation.

On passe le reste de l'après-midi à comater dans le camion en regardant passer les Amish en calèche (pas de photos, désolés). Ils se sont installés ici il y a longtemps et produisent les fruits et légumes du pays. C'est à eux les grands champs et les troupeaux. Ça, pour tout défricher et ne pas laisser un bout de forêt, on peut compter sur les hommes de religion ! Mais bon, pour nous c'est pas vraiment des Amish car, même s'il y en a qui circulent en calèche avec salopettes, grandes robes et chapeaux de paille, ils ont aussi des 4x4, des tracteurs et boivent du Coca au resto du coin.

Nuit très tranquille avec quelques hurlements de Guatemala Black Howler.

Le lendemain, on se présente à 8h pour l'ouverture des ruines.

On croise le garde-pas-sympathique d'hier sur la piste qui nous fait sa tête de vraiment contrarié.

"The ruins open at 8. I told you that yesterday !" (Les ruines ouvrent à 8h. Je vous l'ai dit hier !)

Hein qu'il est charmant ce type ! Vous avez senti toute l'amabilité dans son ton ?

On regarde notre horloge : 8h10.

Et il nous montre son portable : 7h10.

Hein ? On a reculé l'heure d'une heure ?

Confus, on essaie de lui expliquer la méprise, qu'on vient d'arriver du Mexique, qu'on ne savait pas, mais le gars est trop con.

On fait demi-tour pour se poser devant l'entrée, de l'autre côté de la piste et là, c'est une dame qui nous dit qu'on ne peut pas stationner parce que c'est une propriété privée (la maison a un beau gazon mais a l'air abandonnée).

Ils font un concours ou quoi ?

On se gare un peu plus loin.

Ouai les béliziens sont sympas, dans l'ensemble. Mais il ne faut pas oublié qu'on est en terre anglosaxonne. "Not in my back yard" a tout son sens ici. Il n'est pas rare de voir un panneau "Private Property" ou "No trespassing", tout comme des panneaux "Community watch". Hummm...

On retarde nos montres d'une heure (c'est nul car il fait maintenant nuit très tôt ! Quant à voir les oiseaux le matin...) et rentre dans le parc à l'heure.

On tombe sur un garde sympa (ça existe !) et règle les 10bzd/pers d'entrée.

On a les ruines à nous tout seul.

Elles ne sont pas très étendues mais sont en effet dans une belle forêt. Babé monte sur les trois pyramides. On voit des singes hurleurs très haut dans les arbres et endormis. Oh well. On disfrute les lieux très tranquilles en s'épongeant régulièrement car il fait déjà une chaleur à crever.

 

Les femmes du village vendent leur artisanat. Je détourne les yeux pour éviter d'être tentée ! Oh la jolie couverture !

On fait un tour au musée aux panneaux explicatifs bien faits. Apparemment, ces ruines ne sont pas construites comme d'habitude.

 
 

Deux panneaux parlent des singes hurleurs.

On a même droit à une présentation des symboles nationaux du pays.

L'après-midi se passe à comater, devant un film pour moi, et à faire le tour des sentiers pour Babé... qui revient à nouveau en nage.

On termine la journée sur le parking de Las Orchideas.

Des singes hurlent tout proche sans qu'on puisse les voir.

 
Hurlement du Guatemala Black Howler à la lisière des ruines de Lamanai :
 

Pour le dîner, Babé s'en tient à des empanadas. Je goûte le "rice and beans" typique du Bélize accompagné de poulet grillé. Très bon, quoiqu'un peu bourratif pour le soir .

 
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Samedi 29 juillet. Nous quittons Crooked Tree pour un spot obs : Monkey Bay Sanctuary (17.318952,-8856793). On peut y voir des oiseaux (of course !), des singes et des fourmiliers. Le sanctuaire en lui-même coûte 10US$/pers pour dormir, mais il y a un spot I-Overlander gratuit au bout de la piste et en bord de rivière.

Nous découvrons un peu plus le Belize en confirmant ce qu'on en a déjà vu. Cette partie a été franchement exploitée. Il ne reste plus grand-chose des forêts dont on ne voit que des bribes par-ci par-là. La religion est omni-présente et s'affiche en grand. Les shopping centers ne sont en fait que des supérettes et les vendeurs de bières et autres boissons alcoolisées sont aussi nombreux que les églises.

On passe à côté de la prison. Ils ont pas l'air d'avoir la clim dans les cellules...

Arrivés à Monkey Bay, nous décidons d'aller d'abord voir le spot dodo. L'endroit est prometteur. Il y a de la forêt avec bambous. Mais la piste n'est pas très large et se rétrécit franchement en approchant du spot. À 150m de l'arrivée, plus possible de passer. La piste est trop boueuse, on va sûrement se tanquer.

Arghh ! Vraiment pas cool ! En plus Tinéfant en ressort avec de nouvelles rayures.

Pas possible de bivouaquer ailleurs sur la piste et hors de question de payer 20$US pour camper. On rebrousse chemin, dépités.

Oh well, parfois c'est pas possible, c'est comme ça.

Il est 10h. Nous prenons la direction de Gales Point (17.182112,-88.332135) à 50km de là. Situé sur le Southern Lagoon, c'est un spot à manatee.

Nous passons plus d'une heure sur la piste pleine de trous et de tôle ondulée.

Le paysage est sympa mais c'est une zone militaire.

On arrive crevés à Gales Point.

Le village s'étire tout en longueur sur une bande de terre qui s'allonge sur la lagune. Le coin est très joli quoique pauvre.

La piste s'arrête sur un lodge où je prends quelques infos.

Pas possible de bivouaquer sur le lodge, ça le fait pas vis à vis des autres touristes. . Il y aurait peut-être la possibilité d'un Inn près de l'école. Le proprio qui est là ne sait pas trop combien nous faire payer. Probablement 10US$ la nuit.

C'est 65US$ la balade en bateau pour voir les manatees. Le southern lagoon concentre une population de 70 individus qui sont localisés près d'une source. On peut en voir occasionnellement près du bord mais c'est pas très fréquent.

La chaleur nous assomme. On décide de se poser en bord de piste pour manger et réfléchir.

Le coin est sympa, mais il n'y a pas beaucoup de place pour bivouaquer. La lagune est grande et je ne me sens pas de partir toute seule en kayak. Pas question de payer 65US$ pour y aller en bateau. Et puis, IL FAIT TROP CHAUD !

C'est pas possible de vivre ici ! Tu ne bouges même pas et tu transpires ! Et le soleil est si brûlant qu'il te crame en 5min !

Je décide de laisser tomber l'obs des manatees et de repartir.

Hopkins est à 40km et un spot obs avec son marais et la mer.

On avale encore 20km de mauvaise piste avant de retrouver l'asphalte.

Arrêt gasoil à la station Shell. 8,81bzd/gallon (=1,05€/L). Glups ! Nos Belize Dollars partent très vite !

Une toute nouvelle route asphaltée arrive à Hopkins financée par l'Union Européenne .

J'ai plusieurs spots dodo sur place. Ceux en bord de plage et de resto sont occupés. On se rabat sur le backyard d'un pseudo camping à 10bzd/pers (16.848381,-88.27788) avec palapas et hamacs en bord de plage. Les WC et douches sont ceux des proprios mais ça nous va pour nous poser quelques jours.

Les 37°C dans le camion sont difficiles à supporter. La palapa et la mer sont un répit agréable, mais seulement un répit. On dort mal la nuit.

Babé se balade vers le marais et en ville. Tout le front de mer est vendu ou en passe de l'être. Des barrières avec "No trespassing" et "Private property" bloque l'accès à la plage. Il a l'impression d'être revenu à Kitty Hawk en Caroline du nord juste avant que tout soit bétoné. Dimanche, c'est la fête.

Lundi 31 juillet, c'est mon 'Niversaire.

Je vais en ville pour acheter quelques fruits, mais tout est deux fois plus cher.

Pas un vendeur de tacos, ni même un vendeur de glace. Les restos n'ouvrent que le soir. Après la fête, la ville est morte. Les gens comatent sous les arbres. Il fait super chaud.

J'en ai marre de la chaleur ! C'est pas une vie !

Il faut qu'on trouve un peu plus de fraîcheur sinon je vais péter un câble !

 
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