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Lundi 31 octobre, on déjeune chez Matt et Denise. Matt me propose de goûter du "sweet pickles", une sorte de gros cornichon doux.

Eh là, crac !

L'une de mes molaires en bas à gauche se casse sur le cornichon mou.

Je n'ai pas mal, seulement un gros trou sur le côté de la dent avec maintenant le plombage apparent.

Mpffff !

On ne tergiverse pas longtemps. Denise m'emmène immédiatement chez les dentistes qui sont au bout de la rue. Ils ont la réputation d'être chers, mais il me faut au moins un avis.

C'est 112$ (environ 100€) la consultation. Mais bon, il me faut bien un avis.

La secrétaire est super sympa, une amie de ma troisième famille d'accueil. Coup de chance, la dentiste peut me recevoir tout de suite.

Une assistante me prend en charge, m'assoie dans l'un des boxes et examine la dent sous toutes les coutures (palpations, tests de sensibilité des dents au froid, photos, rayons X localisés). C'est super high tech comme en France. Je suis vraiment rassurée. En plus, elle m'explique tout ce qu'elle fait.

La dentiste arrive. Super sympa, elle s'intéresse aussitôt à notre voyage. Puis, on rentre dans le vif du sujet.

J'ai trois options : un amalgam basic à 214$, un amalgam plus high tech à 272$, qui peuvent ne pas durer longtemps étant donné comment ma dent s'est cassée, et la couronne en porcelaine à 915$ montée sur l'amalgam plus high tech à 272$.

En poussant un peu le fabriquant, ils peuvent avoir la couronne la semaine prochaine. Je peux avoir un rendez-vous demain matin à 10h et l'autre mercredi prochain.

Je ne sais pas du tout quoi faire. Je règle la consultation avec notre carte MasterCard US dollars et je rentre en discuter avec Babé.

La rapidité de l'opération me convainc, le prix moins. Toutefois, si je devais rentrer en France, cela me coûterait au moins deux fois plus cher, sans parler du temps d'attente entre obtenir un rendez-vous (au moins un mois) et soigner la dent (trois semaines, car c'est le temps que cela avait pris pour Babé).

OK, c'est décidé, je vais mettre une couronne. Cela nous fait rester une semaine de plus que prévu, mais je ne veux pas avoir à retourner chez le dentiste dans un an quand l'amalgame aura cassé. C'est aussi deux fois plus cher qu'en France (Babé en avait eu pour 500€ après remboursement de la sécu) mais ça devrait être du solide et du long terme.

Rendez-vous est donc pris.

Le lendemain, mardi 01 novembre, je passe deux heures sur la chaise. Le plus douloureux pour moi, ce sont les deux piqûres pour endormir la gencive. Ensuite, je ne sens plus rien. Empreinte de dents, curetage de l'ancien plombage, pose de l'amalgame, re-empreintes de dents, pose d'une couronne temporaire, tout cela se fait tranquillou.

En plus, la dentiste m'annonce qu'elle me rembourse la consultation d'hier (elle aime vraiment beaucoup ce qu'on fait). Super Sympa.

Je vais donc pour payer le tout, soit 1075$ après déduction de la première consultation, et là, BUG. Ma carte MasterCard ne passe pas. Je donne alors la VISA. BUG. Elle ne fonctionne pas non plus.

Là, je ne comprends vraiment pas ce qui arrive. La MasterCard a fonctionné hier ! Et j'ai prévenu La Poste par mail vendredi que je rentrais au U.S.A.

Mais... je l'avais oublié, aujourd'hui c'est férié en France et les banques ont fait le pont. Donc, personne n'a reçu de messages.

Je me sens vraiment mal auprès de la secrétaire. Tout le monde a été tellement gentil avec moi !

Je pense alors à changer nos derniers euros en dollars. Mais après avoir appelé les banques de la ville, la secrétaire m'annonce qu'ils ne veulent pas faire de change, tout simplement.

Elle accepte sans peine que je vienne payer demain, comprenant que tout est fermé en France. Vraiment très sympa.

De retour chez Denise, j'envoie à nouveau des messages. Je tente d'appeler le numéro d'urgence de La Poste, sans résultat. Ils sont en maintenance !!!

Je contacte les parents de Babé en France via Skype. Denise, la maman de Babé, va se rendre à la CIC demain pour régler le problème de la MasterCard.

Dire qu'ils avaient dit qu'on n'aurait jamais de problèmes parce que c'est une Gold Mastercard !

Je ne peux rien faire de plus qu'attendre.

On se rend alors au déjeuner du Rotary Club qui a lieu tous les mardis midi. Je suis heureuse de retrouver ses membres. Je raconte ce que je suis devenue, notre périple, avec la mâchoire encore endormie. Babé est aussi sollicité.

Nous rentrons chez Denise. L'après-midi se passe à envoyer encore quelques messages et faire des gâteaux, un pour Denise et Matt, et un pour Deb et Brian afin de les remercier de leur accueil. Babé en profite pour taper son journal. Il a beaucoup de choses à raconter.

Le lendemain, mardi 02 novembre, je contacte les parents de Babé à 07h. Avec le décalage horaire, il est midi en France. Tout est rentré en ordre pour la MasterCard.

Je retourne chez le dentiste et règle sans problème les 1075$.

Ce n'est pas la somme qui posait problème, seulement le fait qu'on soit aux Etats-Unis. Ils pensaient que c'était une fraude et avait déjà envoyé un message de demande de confirmation en ce sens lors du premier paiement de lundi.

Il faut croire qu'ils ne lisent pas les réponses. Et, le jour férié aidant...

C'est aussi ce qu'il s'est passé avec la VISA. Pourtant, nous avions réglé sans problème tous nos achats au Canada et je les avais prévenus qu'on partait voyager en Amérique du nord et centrale pendant 3 ans.

On vient de découvrir qu'on est encore moins libres qu'avant.

Durant notre premier voyage, nous n'avons jamais eu de problèmes avec notre VISA.

Maintenant, il faut prévenir à l'avance de ce qu'on va faire et ou on va être.

 
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Mercredi 02, après avoir réglé le dentiste, nous prenons la direction de Sanford, afin d'aller voir Warren et Sandy, ma deuxième famille d'accueil.

Nous faisons un arrêt à Tobico Marsh et arrivons chez eux dans l'après-midi.

C'est un plaisir renouvelé que de les revoir.

Nous passons un très bon moment en leur compagnie à parler de nos vies, de voyages et de politique. Ils nous font visiter Midland et Saginaw. Ici, ce sont les entreprises chimiques qui emploient et subventionnent la ville.

Leur maison est située au bord d'un lac de barrage. Nous disfrutons le paysage qui nous entoure encore paré de belles couleurs. Babé fait de grande balades en vélo et à pieds dans les parcs environnants. Il voit ses premières dindes sauvages.

Nous avons énormément de chance avec le temps exceptionnellement ensoleillé et doux en ce début novembre. D'habitude, il neige déjà.

Dimanche, je les accompagne à l'office de leur église Methodiste. C'est beaucoup plus conventionnel que chez Brian. Sandy joue dans l'orchestre.

Lors d'un déjeuner, nous allons dans un resto japonnais. Babé mange ses premiers sushis dont il n'est pas très fan. Sandy nous régale de vrais fromages qui puent. Mium ! Le dernier soir, nous nous régalons encore d'une fondue savoyarde ET d'une fondue bourguignonne. Re-mium !

Nous quittons Warren et Sandy lundi pour retourner à Tobico Marsh, à Bay City. Nous y disfrutons encore une belle après-midi ensoleillée.

Nous dormons sur notre premier Walmart US.

Puis, nous revenons passer deux jours à Sebewaing. Nous y revoyons Matt et Denise, ainsi que Deb et Brian avec qui nous discutons encore beaucoup.

Mercredi 09 novembre, je suis heureuse de recevoir ma couronne. Ma dent temporaire m'a gênée toute la semaine. Elle est tellement sensible qu'il faut à nouveau m'endormir la gencive.

Finalement, ma toute nouvelle dent-couronnée est d'un super confort. Ça fait tout bizarre de pouvoir remanger dessus !

Jeudi 10 novembre, nous prenons la route en direction de la Pennsylvanie.

Il est temps pour nous de reprendre le voyage. Nous prenons donc la direction de l'est afin d'aller visiter New York. Mais, comme ce n'est pas la porte à côté, nous faisons étape à Meadville, en Pennsylvanie, chez Toni et John, la tante et l'oncle de Deb chez qui j'avais été il y a 22 ans.

 

Là encore, nous sommes très agréablement reçus et passons une bonne soirée en compagnie de nos hôtes, à qui nous disons au revoir le lendemain.

Ce sont "les derniers membres de la famille" que je souhaitais revoir.

Nous reprenons la route pour faire un saut de puce (2h de route) dans l'Allegheny National Forest. Nous pensions faire la route pour New-York, mais les 600 km de la veille nous ont crevés. En plus, on se rend compte qu'on a besoin de rattraper notre retard dans nos journaux et blog.

La Pennsylvanie est très différente du Michigan avec ses routes en lacets, ses forêts et ses pâturages.

 

Les National Forest sont des forêts à accès libre avec des aires de bivouacs sauvages autorisés et gratuits.

C'est Veterans Day, tout est fermé, mais on déniche une carte au centre d'accueil (la forêt est très grande) et on se pose sur le premier parking de sentier un peu éloigné de la route. Ça tombe bien, c'est aussi une aire de camping sauvage, notre premier bivouac nature aux USA.

 
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Je ne pouvais terminer cette parenthèse vers mes familles sans parler des élections présidentielles.

Autant dire que mes familles étaient divisées sur le sujet, mais ce qui les unissait toutes c'est leur dégoût des injures que l'un et l'autre des candidats s'envoyaient à la figure. Cette campagne n'était pas "clean".

Nous étions chez des pro-Trump ainsi que des déçus de la politique qui n'aimaient ni Trump ni Clinton.

Nous avons été frappés de voir beaucoup de drapeaux Pro-Trump dans les jardins des maisons du Thumb. Mais, c'est tout a fait logique car ce sont des fermiers pour la plupart blancs qui adhèrent au discours protectioniste ainsi qu'au démentèlement de l'Obama Care.

Même les petits patrons étaient pour lui à cause de l'Obama Care qui a fait grimper en flèche le prix des assurances santé.

Et puis, il y avait Hillary qui représente l'intellegentsia et les milieux d'affaires. Trump aussi, me direz-vous. Mais c'est un businessman, pas un politicien... (d'après eux)

Hillary était pourtant faite pour le job, mais les différentes affaires qui jalonnent son parcours ainsi que son nom l'ont rendue impopulaire.

Tous les médias étaient pour elle, prévoyant son succès tous les jours.

Ils n'ont pas vu la colère des petites gens gronder, le ras-le-bol général qu'ils ont des politiciens verreux, de ceux qui sont à Washington.

Je ne dis pas qu'ils ont raison. Entre la peste et le choléra, j'aurais choisi Clinton, ou plutôt Sanders s'il était passé.

Nous avons bien senti le mécontetement général de la campagne. Les gens ne s'intéressent pas à la politique étrangère. Ce sont des patriotes qui constatent que les usines ont fermé sous Obama, même si c'était la faute de Bush-fils. Pas de jobs, des immigrants prêts à travailler pour pas grand-chose, des déçus d'Obama, un racisme rampant et vous obtenez le vote Trump.

Ils ne regardent pas plus loin que le bout de leurs champs, comme en France d'ailleurs. C'est tellement facile de dire que c'est la faute des autres et de ne pas réfléchir.

Voici donc ce qu'on obtient.

Mais en y regardant bien, ils ont aussi élu Reagan et Bush-fils...

J'avais franchement la mort dans l'âme en découvrant les news mercredi matin.

Certains pro-Trump nous ont dit qu'en élisant Hillary, il y aurait une guerre civile aux U.S.A. Je pense la même chose de Trump. Il n'y a qu'à voir les protestations qu'il y a eu après son élection. Et je crains bien pire.

 
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Nous quittons la National Forest pour rejoindre la Highway 80 et commencer à faire la route en direction de New York.

Nous nous posons sur un Travel Center, une aire autoroutière pour les camions. On y trouve des restos, des WC, une laverie et des douches (13$ la douche, n'importe quoi ! )

Internet ne passant pas, nous continuons de nuit. Il y a plusieurs biches mortes sur et au bord de la route.

Nous dormons sur une Rest Area et reprenons la route de bonne heure le lendemain.

Nous traversons encore de la forêt et des zones agricoles. Il y a du monde sur la route.

Je me fie à Maps.me plus qu'au GPS pour nous rendre au Walmart de Secaucus, même s'il n'est pas très bavard sur les changements d'autoroute. Je donne les directions et Babé est surpris qu'on arrive du premier coup.

Le Walmart de Secaucus (40.792782,-74.040805) est un spot du LienAmNordCentrale. Il est proche de Manhattan que l'on peut rejoindre en prenant un bus au bout du parking. On n'est pas vraiment autorisés à y bivouaquer, mais c'est toléré. Et il est sensé être sécure. Enfin... regardez la vidéo.

Welcome to New Jersey !
 

Pas de panique ! Nous, on ne l'était pas.

On a surtout été embêtés parce qu'on n'a pas pu faire notre sieste.

Ce n'était qu'une alerte à la bombe. D'ailleurs, s'il y avait vraiment eu un quelconque danger, les policiers ne se seraient pas comportés de façon aussi cool. On a eu droit à plein de gyrophares, l'antenne médicale, les pompiers, mais tout s'est passé dans le calme. Les employés du Walmart faisaient des selfies, des badauds sont venus prendre des photos.

Une heure plus tard, tout était fini. Le parking s'est rempli de voitures, les gens sont venus faire leurs courses du dimanche.

Un dernier petit mot sur ce Walmart : on a l'impression d'être en Amérique du sud. . Ici tout le monde parle espagnol, employés comme clients, et les alarmes de voitures se déclenchent toutes les 2 minutes, comme au Chili.

Pour le reste, on est bien aux Etats-Unis. Les odeurs de frites du MacDo emplissent le parking. Les gens ont toujours à boire ou à manger dans la main, qu'ils soient à pieds ou en voiture (surtout en voiture !). On sent aussi la morosité ambiante. A part quelques personnes qui viennent au Walmart pour faire quelques économies, les gens y viennent par nécessité.

 
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Cela fait deux ans que je bassine Babé sur le fait d'aller à New York. (Doux euphémisme, il paraît... )

Enfin, quand je dis New York, j'entends Manhattan, ses tours, ses quartiers et Central Park.

Clarifions tout de suite les choses : je n'aime pas les villes. Babé non plus, d'ailleurs. On fait toujours tout pour éviter les gros centres urbains. Mais il se trouve que dans mes histoires (= les romans qui trottent dans ma tête), au moins trois d'entre elles se passent à Manhattan. Donc, il me fallait me rendre sur place pour "sentir" la ville.

Pour ce qui est de sentir, on a été servis avec les odeurs de pisse, de pollution et de nourriture qui imprégnent les rues à toute heure de la journée...

Mais bon, revenons-en à ma motivation première : sentir la ville et repérer de bons endroits pour mes romans. Et puis, quitte à visiter une ville, autant visiter New York, non ? On est aux Etats-Unis, alors autant en profiter.

Babé-mon-stoïque a suivi le mouvement. Il m'a même poussée à y aller les derniers jours car je commençais à vouloir faire l'impasse, par peur de son immensité.

Heureusement, nous y sommes allés...

Mais Manhattan, c'est grand. Il a fallu cibler les endroits à visiter.

La carte des bus de Manhattan est bien pratique car tous les lieux d'intérêt y sont représentés. Ajoutez à cela des lieux qu'on a vu dans des films ou qu'on a envie de voir et vous avez deux grosses journées de marche en perspective.

Le Walmart de Secaucus est un bon spot pour bivouaquer pas trop loin de Manhattan. Le bus 320 qui se rend sur l'île passe au bout du parking et, même si je suis un peu anxieuse à l'idée de laisser TiNéfant tout seul pendant la journée, il y a plein de caméras de surveillance et une voiture de sécurité qui patrouille en permanence.

Nous prenons donc celui de 6h20, principalement rempli par les employés et cadres qui vont travailler sur l'île. Il y a à peine 1/2 heure de trajet, qui empreinte le tunnel Lincoln, et cela coûte 4.25$/personne. Il faut avoir le change exact.

 

Nous arrivons au Port Authority Bus Terminal, grosse gare de bus où les gens pressés mangent et boivent avec une main et pianottent sur leurs smartphones de l'autre tout en marchant.

Nous sortons sur la 8ème Avenue.

C'est bruyant, agité dans tous les sens et ça sent pas bon. Surtout, il fait sombre.

La météo nous annonce une belle journée ensoleillée, mais le soleil matinal a du mal à se frayer un chemin entre les immenses buildings qui nous entourent.

On se sent petits au milieu de ces grands immeubles qui semblent se rejoindre au-dessus de nos têtes. En bas, dans la rue, les lumières des enseignes publicitaires et des véhicules agressent l'œil. Le murmure de la ville est amplifié par le bruit des moteurs, des klaxons et des sirènes. C'est comme dans les films, en live.

Pour cette première journée, nous avons décidé d'explorer le centre de Manhattan.

Nous commençons avec Time Square, juste à côté sur le 7ème Avenue.

Ici, c'est tout en très grand, très haut et lumineux. Je suis choquée par cette débauche d'énergie dépensée pour tant de futilité. Il y a tellement d'informations que je les zappe complètement, d'autant qu'il y a aussi beaucoup à voir dans la rue, les passants, vendeurs de toutes sortes, SDF, la chaussée en travaux, les bouches d'égout qui fument, les voitures, vélos, bus et camions, les flics qui font la circulation (ou pas), les gens qui parlent tout seul, au téléphone ou bidouillent leur smartphone.

 
 

Nous remontons l'avenue pour nous rendre au coin sud-ouest de Central Park. Là encore, nous levons la tête très haut afin de voir la totalité des immeubles.

On se croirait à Métropolis !
 

On y voit un peu plus clair dans le parc. Les immeubles s'éloignent tout en restant bien en vue au-dessus des arbres. Les gens courent, marchent, promènent chiens et enfants. On entend la ville. On la sent aussi. Il y a rarement du silence car il y a toujours des gens en activité ou les agents du parc qui coupent et broient les arbres. Mais c'est tout de même plus agréable que les rues.

 
 
 
Enfin un peu de calme !
 

Ensuite, nous arpentons les rues de l'Upper West Side. Je suis à la recherche de petits immeubles élégants et trouve mon bonheur dans ces rues étonnamment tranquilles.

Nous retournons manger dans Central Park en regardant jouer des retraités au tennis.

Puis, nous descendons la 5ème Avenue, avec ses musées (Gugenheim et Met), ses grands immeubles, dont l'une des tours Trump sous haute surveillance, ses églises et ses grands magasins chics.

Nous sommes en début d'après-midi et il y a beaucoup plus de monde, des touristes pour la plupart.

 
 
 
 

Vient ensuite le quartier des Nations Unies, austère avec encore plus de grands immeubles, de businessmen et businesswomen en costumes et tailleurs.

 
 

Mes pieds commencent à me faire souffrir. Je n'ai pas l'habitude de marcher aussi longtemps.

Il est possible de visiter l'immeuble des Nations Unies, mais ses gardes et l'ambiance générale guindée et sous surveillance nous font passer notre chemin. C'est sensé être l'immeuble de toutes les nations, pourtant, on ne s'y sent pas les bienvenus.

Nous remontons la 42ème Rue jusqu'à la 5ème Avenue pour entrer dans la New York Public Library.

Les bibliothèques publiques sont connues pour leur accès libre avec wifi gratuit. Celle-ci me tient à cœur car c'est un vieux bâtiment que l'on voit souvent dans des films, notamment dans "Le jour d'après". Je me pose dans la salle où les héros du film viennent chercher des livres juridiques à brûler et mets à jour le site. Babé fait le tour du bâtiment (enfin, des endroits accessibles au public) et ne trouve pas la cheminée. Ces salles sont privées.

A noter qu'on a dû ouvrir nos sacs pour y rentrer. C'est souvent le cas dans les bâtiments publics, mais c'est plus une formalité qu'une vraie fouille.

Les pieds un peu reposés, nous mangeons au MacDo puis descendons la 5ème Avenue jusqu'à l'Empire State Building.

Il est 17h30. La nuit tombe. Les immeubles s'illuminent.

Nous empruntons la 34ème Rue, encore une rue de shopping comme la 5ème Avenue, pour remonter vers Time Square.

Avec la nuit, les enseignes lumineuses éclairent l'avenue comme en plein jour. Il y a beaucoup de monde. Avec toutes ces pubs, c'en est presque suffoquant.

Me vient alors la chanson de Sting "Englishman in New York". Oh-oh, I'm an alien, I'm a legal alien...

 
 
 

Nous rentrons, assommés, vers le terminal de bus tout proche qui est bondé.

Il y a de longues files d'attente pour certains bus, heureusement pas pour le nôtre.

Nous nous rendons au Gate 213. On ne peut pas payer en cash directement au chauffeur comme ce matin. On demande l'aide d'un des employés pour retirer nos billets à la machine.

Le bus est bondé. Les hommes, pour la plupart, sont silencieux, les yeux rivés sur leurs écrans de téléphone.

Métro-boulot-dodo.

Nous, on est claqués. J'ai des ampoules aux pieds.

Nous retrouvons TiNéfant. Que c'est bon de se poser enfin sur la banquette !

Je termine cet article avec mes photos préférées, celles qui montrent des instants de la vie dans les rues de Manhattan. Aussi, quelques vidéos d'ambiances.

 
 
 
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Nous passons la journée de mardi à nous reposer dans Tinéfant et sous la pluie.

Mercredi 16, nous reprenons le bus 320 de 6h20 afin de découvrir le sud de Manhattan.

Nous descendons au gichet du métro pour acheter nos tickets de bus (3.25$/pers.).

Puis, nous rejoignons la 5ème Avenue.

Après avoir attendu 10 bonnes minutes à un arrêt de bus, je me rends compte que nous ne sommes pas au bon endroit et nous remontons devant la Public Library.

Le bus n°5 a 15min de retard. Babé s'impatiente.

Il arrive enfin et nous le prenons jusqu'à son terminus : la gare d'embarquement pour le Ferry de Staten Island. De là, nous pouvons voir le pont de Brooklyn ainsi que la Statue de la Liberté.

 

Nous sommes à l'extrême sud de Manhattan, à l'entrée du Financial District. Les grands immeubles qui la composent nous font de l'ombre. La journée est censée être douce, mais les rues étroites restent froides. Nous frissonnons. Serait-ce le quartier en lui-même qui ne procure aucune chaleur ?

En tout cas, certains restés dans la rue ont froid eux-aussi.

 
 

Nous faisons un crochet par Trinity Church sous le sol de laquelle se trouverait un trésor (c'est Benjamin Gates qui le trouve) . L'église paraît plus enclavée que dans le film.

Ensuite, nous nous rendons au mémorial du World Trade Center.

Nous sommes surpris de constater que toutes les tours autour portent le nom de World Trade Center. Elles ont même un numéro.

Le mémorial en lui-même ne m'inspire aucune émotion. Oui, il y a les noms de toutes les victimes, mais ces deux grands trous n'ont aucun sens au milieu de toutes ces tours.

Je n'aime pas qu'on me dise comment me comporter. Il y a des policiers ou des agents de sécurité tous les 10 mètres. Et le pire, c'est ce musée payant (24$ par personne !) avec cet édifice en forme de casque de Golgoth (dans Goldorak, pour ceux qui cherchent la référence ) toujours entouré de tours vitrées qui accentuent le manque de solennité des lieux.

Enfin, il faut payer 37$ minimum pour contempler New York du haut de la dernière tour construite.

Ecœurant.

 
 

Nous quittons le quartier des affaires. Il fait faim, alors Babé mange son premier "Dunkin Donuts" au chocolat. Pas transcendant, mais ça cale le 'stomac.

Nous poursuivons jusqu'à City Hall (autre lieu tiré du film "Benjamin Gates")

Nous voyons enfin le soleil !

Babé part voir le Pont de Brooklyn tout proche.

Je m'assoie au bord d'une place et regarde passer les passants.

 
 

Babé continue sa journée de découvertes culinaires avec son premier hot dog. Bof ! Pour 3$, ça remplit toujours pas le 'stomac.

Nous passons le Court District...

... et nous rendons à Chinatown.

Là, c'est vraiment dépaysant ! Les magasins, les passants, l'ambiance. On aime beaucoup.

 
 

Babé est presque tenté d'aller se faire faire un massage, mais... ceux de Coucoux sont bien meilleurs.

On déjeune dans un petit restaurant. C'est bon ! (les raviolis ne sont tout de même pas aussi bons que ceux de Mme Chen ! )

Nous cherchons Little Italy et ne trouvons que quelques rues bien propettes avec quelques commerces italiens.

Puis, nous passons SOHO (rien d'intéressant, que les commerces huppés) pour remonter vers Washington Square Park. La proximité de l'université de New York (NYU), donc de dangereux penseurs qui trouvent que Trump est un fasciste, fait que la place est entourée de policiers. Des gens débattent ici et là, mais l'endroit est avant tout une grande cantine en plein air et en musique, aussi parfait pour la sieste. Du coup, les policiers ne sont pas très stressés.

 
 
 

Nous prenons un cône de glace dans un camion glacier. Encore une expérience typique des US pour Babé et qui coûte cher (3$ le petit cône et 6$ le grand). Mais c'était bien bon !

Il est temps de remonter la 5ème Avenue.

Petit arrêt à Madison Square Park...

... et achat de Donuts (6.99$ les 6, c'est vraiment pas donné !).

Nous nous séparons au niveau de la 34ème Rue. Babé part découvrir BH Photos, LE magasin photos de référence sur New York. Pendant ce temps, je vais me poser à la Public Library pour faire quelques recherches sur l'histoire de Manhattan.

BH est vraiment un paradis pour tous les amateurs de photos et de vidéos. Chaque marque a ses vendeurs dédiés et il y a tous les modèles. Mais bon, avec le change, il vaut maintenant mieux faire ses achats au Canada.

Et puis, sur la route du retour, Babé fait quelques photos d'immeubles. Ça manquait !

Au cas où vous ne le sauriez pas, dans un mois, c'est Noël. Et ici, on ne manque pas de vous le rappeler. Armée du Salut déguisée à tous les coins de rue, décorations, vitrines et chants de Noël. Tout est fait pour vous pousser à dépenser vos petits sous-sous.

 
 

Et bien sûr, pour rester dans l'ambiance, il y a la patinoire avec son marché de Noël.

 
 

Nous traversons ces débauches de couleurs et de joies commerciales pour revenir au terminal de bus.

Le retour dans TiNéfant est un soulagement.

Il faut dire que cette journée a été très chargée.

Après la première journée de contact et de découverte de Manhattan, celle-ci nous a plongé encore plus dans la ville, avec ses endroits froids (Financial District, World Trade Center, SOHO et autres rues commerçantes) et un peu plus chauds (Chinatown et Washington Square). J'en ressors avec un sentiment encore plus tranché que le premier jour.

New York n'est pas une belle ville. En existe-t-il d'ailleurs ?

Ses immeubles, petits et grands, cachent la lumière du soleil. On est déconnecté de la Nature et Central Park n'est qu'une petite bulle d'air car la ville se rappelle toujours à vous par la vue ou par l'ouie.

Elle est cosmopolite, c'est vrai. Toutefois, les inégalités sont criantes. Elle a beau se parer de toutes les couleurs, de jour comme de nuit, le gris des trottoirs et des façades est tout aussi voyant.

Les gens courent ou attendent après quelque-chose qui ne semble pas les satisfaire.

Soit disant vivante et pleine d'activités, pour moi c'est une ville morte. Parfois je pense au film "idiocracy", parfois à des films de zombies. Je comprends qu'ils aient la cote ces derniers temps.

Pour finir, voici encore quelques photos...

 
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Au départ, je ne devais pas revenir à Manhattan. Babé devait y aller seul.

Et puis, je me suis dis que, quitte à visiter New York, il vallait mieux le faire jusqu'au bout, à savoir au moins visiter l'un de ses musées.

Mon choix s'est porté sur le Met (Metropolitan Museum) parce qu'on donne ce que l'on veut à l'entrée.

Allégée de 5$, j'ai donc parcouru ses allées : histoire égyptienne, grecque, Moyen Age, cultures d'Asie et d'Amériques, histoire contemporaine.

Je ne suis jamais allée dans un grand musée, seulement de petits musées de province. Et c'est très intéressant de retrouver une partie de l'Histoire Humaine réunie en un seul lieu. Cela donne une idée de ce qu'il y a ailleurs et je me dis que cela peut ouvrir les gens aux autres cultures du monde, présentes et passées.

Toutefois, il faudrait consacrer toute une journée, voire plus, à seulement une partie du musée, tellement chacune d'entre elles sont riches en informations. On n'appréhende pas l'histoire des peuples humains depuis 10 000 ans en seulement deux heures de temps.

Et puis, ce qu'il y a ici provient de là-bas. Même si cela permet de voir ce qu'il a et avait ailleurs, ne serait-il pas plus intéressant de se rendre sur place afin de découvrir l'histoire de ce qu'il s'est passé dans cet endroit du monde, de changer de perspective ?

Nous le ressentions déjà en France. La consommation imprègne nos sociétés et je la trouve encore plus prégnante en Amérique du nord.

Connaître l'histoire humaine est importante. Mais les musées, même s'ils ont un rôle éducationnel indéniable, me font penser ni plus ni moins à une nouvelle façon de consommer quelque-chose.

Donc, j'ai consommé le Met en bonne touriste que je suis. Mais j'en suis lasse.

J'ai vu ci et ça, ai senti et même goûté à New York. J'ai voulu le faire pour ma propre expérience. Mais je n'aime pas ça.

Tout n'est que futilité, assemblage précaire d'une société maintenue par du béton et du verre. On vous fait croire qu'en consommant vous serrez heureux.

Encore un exemple : l'Empire State Building.

On voulait prendre de la hauteur, voir la ville d'en haut. Mais il faut encore payer pour cela. 34$/pers. pour le premier balcon et 54$ tout en haut.

On a dit 'stop'. C'est complètement dément d'exiger de telles sommes !

Nous sommes donc rentrés plus tôt dans TiNéfant.

Babé dit que la ville, c'est excluant. Et je suis tout à fait d'accord avec lui.

Si tu ne rentres pas dans le moule, tu es exclu. Et même si tu fais tous les efforts pour rentrer dans le moule, tu es aussi exclu, de toi-même.

Si faire partie du moule était si fantastique, on aurait vu beaucoup plus de gens heureux.

Voici donc notre expérience New-Yorkaise terminée.

Elle aura laissé des traces indéniables. D'abord de fatigue. On a beaucoup marché, vu, ressenti. Et on en est tombé malade. Changements de rythmes et pollution nous ont donnés un bon petit rhume durant une semaine (soigné grâce à du Tea Tree et du repos).

Elle nous a aussi beaucoup laissé à réfléchir.

Depuis trois semaines, nous sommes DANS la culture américaine et il est temps pour nous de reprendre nos habitudes. Les espaces naturels nous manquent. On a besoin de voir un peu plus loin, plus d'animaux, moins d'Hommes. Et aussi de se poser.

Je termine donc cet article avec quelques dernières photos et vidéos de Manhattan.

Manhattan vu du bus au petit matin :
Dans le Met :
A Central Park :
 
 
 
Toujours à Central Park, de jeunes gens qui font un show pour gagner quelques dollars :
 
 
 
Des immeubles et encore des immeubles :
Et puis, des instants de la rue :

Il y a aussi un peu de nature derrière le Walmart de Secaucus, de l'autre côté de l'autoroute, une petite zone humide avec sentier.

On y voit quelques animaux, comme à Central Park.

 
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Nous quittons Secaucus le dimanche 20 et passons deux jours sur la route à descendre jusqu'en Caroline du Nord. Pour cela, nous empruntons l'autoroute qui passe plus à l'ouest afin d'éviter les autoroutes payantes ainsi que les grosses villes comme Baltimore et Washington DC. Forêts, champs et zones commerciales nous accompagnent. Puis, à l'approche du sud de la Virginie, la zone commence à devenir plus humide.

Babé veut se rapprocher de la mer. Nous dormons sur une Rest Area en bord d'autoroute (37.981341,-77.493311), puis sur une autre Rest Area (36.506392,-76.355267) idéalement placée en bord de la Dismal Swamp National Wild Reserve (NWR).

Les NWR ne sont généralement accessible que de jour et dans certaines parties. Celle qui s'étend au sud de la Virginie se prolonge en un State Park en Caroline du Nord. Par chance, il est gratuit et en plus, juste à côté de cette Rest Area avec WC, eau et centre d'information. Nous y passons la journée de mardi.

Bon, les Rest Area ne sont pas très tranquilles car il y a toujours quelques portes qui claquent la nuit, mais c'est un bon premier contact avec la Caroline du Nord. En plus, Babé voit 3 ours noirs en se promenant dans le State Park : une maman et son petit, et un individu seul.

Mercredi 23, nous reprenons la route pour atteindre les Outer Banks, près de 200 km de longues bandes de sable plus ou moins larges, végétalisées et urbanisées sur la côte atlantique de la Caroline du Nord.

On sent tout de suite que c'est la grosse zone balnéaire du coin avec ses hôtels, ses restaurants, surfeurs, pêcheurs et autres touristes.

Et ça se confirme avec tous les panneaux d'interdictions que l'on recontre sur la route, le plus emmerdant pour nous étant le "No Overnight Parking" sur tous les parking de la zone (Walmart, Rest Areas, Office de tourisme, plage, etc.), autant dire nos spots dodo habituels.

La Caroline du Nord est soudain moins friendly.

La zone, naturelle au départ, subit une pression foncière remarquable. C'est bien simple, il y a des constructions de résidences balnéaires, hôtels et restaurants jusqu'à la limite des zones naturelles encore protégées. Les bâtiments sont sur et dans la dune jusqu'au bord de l'eau. D'ailleurs, l'ouragan Andrew a fait pas mal de dégâts que l'on retrouve entassés en bord de route. S'installer dans ces zones-là a un prix.

Bien sûr, les touristes ne peuvent pas se cantonner à leur aire balnéaire pourrie. Ils doivent envahir les zones naturelles, c'est pourquoi il y a des panneaux indiquant là où on peut ("Day use only", "Parking", "Permit only") ou ne peut aller ("No Parking", "Area Closed to All Public", "Prohibited to go beyond this point"). Les vendeurs de panneaux doivent être milliardaires ici car il y en a un tout les 20m.

Du coup, même les zones naturelles ne sont pas friendly. . Pourtant, elle sont jolies et variées (plages de sables ou végétalisées, étangs, forêts). Mais toutes ces interdictions et obligations de faire ci et ça nous refroidissent.

Nous quittons les Banks via l'un des immenses ponts pour chercher un spot dodo plus dans les terres. Nous pensons qu'en changeant de county, on pourra trouver à bivouaquer plus facilement.

Mauvaise pioche. Nous passons plus de deux heures à longer les NWR pour rien.

"No Overnight Parking" !

Nous nous rabattons sur un multi-use area en bord de pont dans le nord des Outer Banks. (35.911882,-75.769387) C'est pas marqué "No Overnight Parking" !

Après avoir passé une nuit un peu bruyante, nous partons explorer le Pea Island NWR. C'est une réserve d'étangs qui abrite les oiseaux hivernants. Pas beaucoup de sentier pour l'observation (1/2 mile), mais c'est déjà ça et, de l'autre côté de la route, on "a le droit" d'aller sur la plage. Belle plage. C'est beau l'océan.

On est quand même franchement claqués. On a besoin de se reposer. En désespoir de cause, nous décidons de passer 4 jours au camping du PN de Cap Hatteras (35.234881,-75.534929). 20$/nuit pour seulement stationner avec WC et douche froide.

C'est excessif de notre point de vue, mais le moins cher du coin. Au moins ne sommes-nous pas emmerdés par les voisins. On doit être 5 à tout péter sur les 90 emplacements.

On dort, on tape journaux et blog. Un peu de balade aussi sur la plage déserte ou dans la forêt. Difficile tout de même d'éviter les pêcheurs...

Cap Hatteras côté touristes :
Cap Haterras côté nature :
 
 

Pour conclure cet article sur nos premiers pas de découverte des Etats-Unis, je dirais que notre avis est pour l'instant mitigé. On est parfois agacés.

Il y a des zones naturelles, certes, mais toutes les règles qui s'y appliquent et qu'on nous rabâche tout le temps nous portent sur le système. Difficile d'y bivouaquer. Quant aux villes, c'est bruyant et peu accessible.

A voir donc pour la suite. Tout le monde nous dit que c'est plus cool dans l'ouest.

En attendant, nous allons essayer d'explorer encore la zone avant de descendre sur la Floride.

 
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